Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:36


                           Que   peut    faire


                                 l’amour


Aimer c’est faire un contour au rien  pour dessiner le tout
 

Regarder droit devant soi, regarder droit derrière soit, regarder droit en haut de soi, regarder droit en bas de soi tout cela en même temps c’est être concentré dans l’amour.

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L’amour aime tout sans tabous, sans conditionnement, sans fioritures, sans mensonge, sans jalousie, sans colère, sans ignorance,  sans ego.
L’amour peut tout faire sans tabous, sans conditionnement, sans fioritures, sans mensonge, sans jalousie, sans colère, sans ignorance, sans ego.
L’amour est  dans  la planète, dans les pensées, dans les émotions,  dans les corps, dans les coeurs, dans les étoiles, dans les regards,  dans la souffrance.
Mais peut on dire que l’amour est dans la souffrance ? Bien sur que oui ; comme on peut dire que l’ego est dans le corps on peut dire que l’amour est dans la souffrance; de ce fait la souffrance peut être transformée aussi sûrement que l’ego peut être transformé, aussi sûrement que la graine est transformée par l’arbre qui est déjà en elle.
Pour transformer la souffrance des gens qui ont faim l’amour leur donne à manger, pour transformer la souffrance des gens privés de liberté l’amour les libères de leur prison, pour transformer la souffrance des gens qui n’ont pas de travail, l’amour leur donne un travail, pour transformer la souffrance de ceux qui subissent le pouvoir des autres l’amour change les règles de la société.
L’amour peut éradiquer toutes les souffrances de notre société en redéfinissant ses valeurs et en créant non pas une autre société mais un famille humaine qui transformerait l’humanité elle même.
Oui, l’amour peut nous transformer, nous émanciper, nous rendre notre liberté et nous donner la connaissance; l’amour amène avec lui le courage qui nous aidera à transformer notre ego; si le courage n’est pas présent alors l’amour n’est pas là lui non plus; l’amour entraîne le courage et le courage entraîne avec lui le mouvement c’est à dire l’action c’est à dire la liberté.
L’amour peut tout faire à la seule condition d’aller vers lui; il nous suffit de faire un pas vers lui et l’amour se chargera de faire tous les autres vers nous.
Le jour d’aimer est arrivé; laissons notre ego se transformer avec l’amour pour que la mutation de l’être humain en être de lumière s’accomplisse enfin.
L’amour peut arrêter d’acheter et de vendre, l’amour peut empêcher un être humain de dormir dehors et de tendre la main,  l’amour peut empêcher les pouvoirs, l’amour peut arrêter de dépouiller la planète, l’amour peut arrêter les fanatismes, les excès,  les pollutions; l’amour peut arrêter les larmes de ceux qui ont perdu la joie de vivre parce qu’ils ont perdu ce que la société leur avait donné; l’amour peut rétablir la confiance c’est à dire traverser une meute de loup sans peur car tous aurons mangé à leur faim.
Si nous ne pouvons pas vivre dans l’amour alors nous allons continuer à vivre dans nos jalousies, dans nos possessions, dans nos colères, dans nos pouvoirs, dans nos « je fais ce  que   je   veux », nous continuerons d’appréhender la vie sans aucunes certitudes ni sur le chemin, ni sur ce que nous sommes et nous allons continuer à voir l’autre comme un ennemi.
Les actes d’amour ne sont pas dans les premiers pas de l’être humain sur la lune, les actes d’amour ne sont pas dans l’élection  d’un  être  humain  à la tête d’un pays, les actes d’amour ne sont pas dans les victoires, les actes d’amour ne sont pas dans les défaites.
Vous savez si l’amour est dans vous quand vous avez non seulement la lumière, non seulement la joie, non seulement la volonté, non seulement la liberté, non seulement la sagesse, non seulement la connaissance, non seulement la compréhension, non seulement la compassion, non seulement l’éternité, non seulement l’immensité mais surtout quand la beauté est dans vous et tout autour de vous.
Mais vous savez aussi que l’amour est dans vous quand vous ne voulez plus de l’ego, de la colère, de la jalousie, de la peur, des rancoeurs; quand vous ne voulez plus du pouvoir du corps, des pensées, de la méchanceté, de la douleur; quand vous ne voulez plus la mort, quand vous ne voulez plus la vie, quand vous ne voulez plus les injustices, quand vous ne voulez que l’amour.
La beauté de l’amour c’est la connaissance de notre humanité.
La beauté de l’amour c’est de voir l’atome comme une possibilité de la vie.
La beauté de l’amour c’est l’humanité sculpté dans les entrailles de la matière et la matière vibrant dans les entrailles de l’amour.
La beauté de l’amour c’est de voir les impossibilités de l’être humain toujours inférieures à ses possibilités.
La beauté de l’amour c’est le changement réel et profond qui est déjà en mouvement dans chacun d’entre nous.
La beauté de l’amour c’est le dessus des nuages qui regarde l’immensité étoilé de son devenir futur et le dessous des nuages qui regarde les infinis possibilités de ce devenir se mettre en mouvement.
La beauté de l’amour c’est le chant de toute la végétation qui parle à notre coeur.
La beauté de l’amour c’est une fourmi qui grimpe le long de ta jambe, qui s’arrête au bout de ton doigt et qui te dis : je suis toi.
La beauté de l’amour se trouve dans la création, non dans les découvertes : on découvre à partir de quelque chose qui existe  tandis que l’amour crée à partir de lui même quelque chose qui n’existe pas.
La beauté de l’amour se trouve dans ses transformations car sans les transformations comment l’amour pourrait il s’exprimer ?
La beauté de l’amour se trouve dans la compréhension de la vie telle qu’elle est, dans la compréhension de la vie telle qu’elle devrait être et dans la compréhension de la vie dans les moyens mis par elle à notre disposition pour transformer la vie elle même à n’importe quel moment.
La beauté de l’amour est un maintenant incommensurable.
La beauté de l’amour est dans le travail car tout travail mis à la disposition de l’amour est un art.
La beauté de l’amour est dans l’arbre qui grandit doucement tout doucement et quand l’arbre aura finit de grandir enfin naîtra le fruit; le fruit meurt, l’arbre vit; vous êtes l’arbre non pas le fruit : ne croyez pas ce que vous êtes sachez qui vous êtes.
La beauté de l’amour donne à l’humanité les moyens de comprendre ses désirs c’est à dire de les transformer : si la graine ne se transformait pas il n’y aurait pas d’arbre.
La beauté de l’amour est un jardin ou chaque vibration d’amour donne naissance à une fleur aux couleurs inconnus, alors vibrons tous d’amour pour que naissent des bouquets de fleurs.
Laissez vous guider par la beauté de l’amour, elle vous montrera comment traverser votre ego, comment le transformer.
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L’amour va vers l’ego pour le transformer comme le soleil va vers la terre et la graine pour les transmuer .
L’ego est tout simplement une étape qu’il faut franchir pour continuer notre évolution et l’amour est le seul outil mis à notre disposition pour transformer cette étape.
Vivre dans l’amour c’est commencer à comprendre que les ténèbres de l’ignorance disparaîtront quand nous vivrons déjà dans l’amour et pas avant.
L’amour peut tout faire car il peut tout aimer, car il aime tout; un amour qui n’aime pas tout n’est pas de l’amour ni l’ombre de l’amour, un amour qui n’aime pas tout n’est tout simplement pas de l’amour.
L’amour ne vous fera jamais oublier ce que vous avez fait et même il vous fera penser à ce que vous n’avez pas fait; mais comme il peut tout faire, il fera lever le soleil de la connaissance sur le ciel de votre ignorance pour que vous agissiez.
Comme l’intelligence vous fait voir quel chemin prendre pour aller d’un endroit à un autre, l’amour vous fera voir non seulement les possibilités de changement mais aussi quel doit être le chemin.
L’amour peut ouvrir dans nous les lettres secrètes écrites par la vie et nous les expliquer; ensuite il nous faudra agir ou les lettres se refermeront.
La vie peut détruire la maison que vous avez eu tant de mal à construire, elle peut vous donner une maladie que l’on ne soigne pas, elle peut vous enlever un être cher, elle peut vous licencier de votre travail et vous trouver à la rue du jour au lendemain, elle peut vous laisser paralysé après un accident; sous l’emprise de la colère, de la jalousie, de l’ego, elle peut vous faire prendre de mauvaises décisions mais l’amour vous donnera toujours l’énergie nécessaire pour faire face à ces difficultés, les transformer, avancer et changer de chemin si nécessaire.
L’amour peut tout faire, alors avec l’amour dans vous vous ne craindrez rien, vous aurez peut être peur mais cette peur ne vous empêchera pas d’avancer, vous serez parfois triste mais vous saurez que derrière cette tristesse se trouve l’amour et vous le connaîtrez car vous le verrez aussi sûrement que vous avez vu ne serait ce qu’une fois une étoile filante : vous savez que ce phénomène existe car vous l’avez vu et vous savez que l’amour est là car vous l’avez déjà vécu.
Mais voir l’amour ne suffit plus, voir l’amour ne suffit pas, il faut maintenant s’en servir, l’utiliser en le mélangeant à tous nos actes,  à toutes nos pensées, à toutes nos décisions,  à tous ceux qui nous entourent.
L’amour peut changer nos comportements en nous faisant voir un chemin qui ne décortiquerait plus la planète mais qui ferait d’elle un nid et non une forge, où chacun pourrait vivre sans avoir faim, ni froid, ni chaud, et qui ferait de notre planète un atome de liberté, de connaissance et de joie.
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                                Il

                       veut     vous   dire


Créer c’est voir le vide sans limite se perdre dans l’amour

 

Vous êtes celui qui est dans votre corps et non pas votre corps : comme l’être humain est le véritable corps de la voiture il y a dans l’être humain quelque chose qui est le véritable conducteur du corps : l’amour est son contour.
Le IL de « il veut vous dire » est cette nouveauté que l’amour peut faire apparaître pour accéder enfin à autre chose que vous.

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Il veut vous dire : dans vous se trouve la beauté, dans vous se trouve la connaissance, dans vous se trouve la sagesse  dans vous se trouve la compréhension, dans vous se trouve la joie. Dans vous se trouve la beauté car vous êtes beauté, dans vous se trouve la connaissance car vous êtes connaissance, dans vous se trouve la sagesse car vous êtes sagesse, dans vous se trouve la compréhension car vous êtes compréhension, dans vous se trouve la joie car vous êtes joie.

Il veut vous dire : vous êtes amour, vous êtes le verbe aimer et une fois dans cet amour vous n’écrirez ni fin, ni commencement, ni à suivre car vous irez vers quelque chose de totalement neuf sans commencement ni fin comme une vibration que personne n’a jamais connue, n’a jamais sentie.

Il veut vous dire : tout le monde a l’amour dans lui, tout le monde voit des actes d’amour tout autour de lui et ces actes d’amour sont votre beauté, votre vérité, votre sagesse, votre compréhension  votre joie. Ouvrez l’amour sur votre vie et vous le trouverez là où vous êtes :  vous ne pouvez pas le manquer car il est dans toutes choses.

Il veut vous dire : l’amour est plus qu’une force, plus qu’une énergie, plus qu’une vibration, plus qu’un sourire : l’amour est ce qui dans vous et autour de vous amène la liberté.

Il veut vous dire : les pensées sont baignées dans l’amour mais elles ne sont pas amour, pourtant vous devez vous servir de l’amour comme vous vous servez des pensées mais jamais en pensant à l’amour.

Il veut vous dire : servez vous de l’amour et uniquement de l’amour car vous êtes seul a pouvoir vous servir de lui comme vous êtes seul à pouvoir digérer ce que vous manger, seul à expirer ce que vous inspirez.

Il veut vous dire : aimez la beauté qui est dans vous, aimez vous,  aimez la connaissance qui est dans vous, aimez la compréhension qui est dans vous, aimez la sagesse qui est dans vous, aimez la joie qui est dans vous et une fois que vous aurez aimé tout ce qui est dans vous, vous pourrez aimer tout ce qui est autour de vous. Ensuite, en aimant tout ce qui est autour de vous, vous n’aurez aucune difficulté a aimer ce qui est un peu plus loin que vous,  loin dans vous et loin hors de vous.

Il veut vous dire : en essayant d’aimer ainsi, vous aimerez la planète toute entière, en l’aimant vous aimerez tout ce qui la compose arrêtant par la même occasion le racisme, les discriminations, les religions, les politiques, l’argent et tout ce qui fait notre société actuelle; et la guerre aussi s’arrêtera stoppant à son tour les famines, les misères, les injustices, les mensonges  l’ego et l’ignorance. Ne doutez plus, aimez.

Il veut vous dire : en arrêtant les famines et la misère vous allumerez la joie.

Il veut vous dire : aimez pour voyager dans tous les univers, pour apporter aux peuples et civilisations nouvelles, amour, amour,  amour, un amour incommensurable, à la pointe de la création et sans limite.

Il veut vous dire : le bonheur vous pouvez le créer aujourd’hui sur terre grâce à l’amour car il est ici et maintenant, non demain et ailleurs; il est dans chaque être humain comme une rivière qui coule en permanence; plongez y et vous découvrirez un monde totalement différent du notre mais dans le notre : comme les continents découverts par le passé ont  toujours été là, l’amour est aussi toujours là.

Il veut vous dire : il ne faut pas du courage pour aimer mais il faut avant tout aimer pour avoir du courage.

Il veut vous dire : l’amour ne se sert pas du passé pour construire son présent et attendre le futur.
 
Il veut vous dire : tout parole d’amour n’est pas de l’amour; le seul amour possible ne peut être qu’un acte.

Il veut vous dire : les corps sont amour, les pensées sont amour, les sentiments sont amour, ce qui contient le corps est amour, ce qui contient les pensées est amour, ce qui contient les sentiments est amour et ce qui contient et ses contenants sont toujours de  l’amour.

Il veut vous dire : l’amour est plus beau qu’un soleil de joie sur le ciel de l’intelligence car l’amour est la lumière qui n’a pas fait naître l’intelligence mais qui fait naître l’intelligence.

Il veut vous dire : la mort est un costume que porte l’amour, son nom est corps.

Il veut vous dire : l’amour est la liberté, la liberté est le regard de l’amour.

Il veut vous dire : pour être totalement et parfaitement amour il suffit tout simplement de mourir à son je, de ne plus accepter toutes les visions qu’il peut bien nous donner de la vie; mais surtout n’oubliez jamais que l’amour n’est jamais dans les mots qui viennent d’être écrits ou dans les prochains, il est uniquement dans vous.

Il veut vous dire : la solitude n’existe pas dans l’amour puisque l’amour contient la solitude.

Il veut vous dire : on ne peut attendre l’amour car l’attente appartient toujours au temps et l’amour est en dehors du temps comme le soleil est en dehors de la terre; mais comme l’attente elle même est amour on peut de toute façon dire que l’attente du bonheur est encore de l’amour.

Il veut vous dire : dans ces quatre mots se trouve l’amour, dans l’ensemble de ces mots se trouve l’amour, dans la connaissance de ces mots se trouve l’amour, dans l’explication de ces mots se trouve l’amour, dans l’amour de ces mots se trouve l’amour, dans l’espace entre chacune de ces lettres se trouve l’amour et surtout c’est dans vous que vit l’amour, que se crée l’amour.

Il veut vous dire : le chemin parcouru par l’amour il y a des millions d’années jusqu’ à maintenant est une illusion car l’amour ne peut parcourir de chemin : comme le soleil et sa lumière sont un, l’amour et le chemin sont aussi un.

Il veut vous dire : l’amour ne se sert pas de l’intelligence, ne se sert pas des émotions, ne se sert pas du corps;  l’amour n’a pas besoin d’explication comme la lumière du soleil n’a pas besoin de preuve pour savoir ce qu’elle est : elle ne sait pas qu’elle est la lumière du soleil.

Il veut vous dire : l’amour peut transformer notre planète aussi sûrement que l’adolescence transforme le corps de l’enfant : aimons et la transformation sera.

Il veut vous dire : l’amour est une éponge qui absorbe tout et plus elle absorbe plus l’amour devient grand : commençons à presser l’éponge de l’amour pour noyer tout ce qui vit dans ses eaux.

Il veut vous dire : l’amour est comme le temps : il est devant,  il est derrière, il est ici, il est partout, alors tant que le passé sera devant, on ne pourra jamais vivre le présent du verbe aimer.

Il veut vous dire : l’amour est la balle ou le ballon dans un jeu mais jamais celle ou celui qui tape dans la balle : soyez une balle d’amour et rebondissez aux quatre coins de l’humanité.

Il veut vous dire : l’amour est un pour tous, tous pour un, rien pour moi et tout pour lui.

Il veut vous dire : si vous mettez de l’amour à l’intérieur de vos colères, si vous mettez de l’amour à l’intérieur de vos jalousies, si vous mettez de l’amour à l’intérieur de vos peurs, vos colères se transformeront en amour, vos jalousies se transformeront en amour, vos peurs se transformeront en amour, et tout cet amour fera grandir l’éponge.

Il veut vous dire : la vie est un vase d’amour rempli de terre d’amour ou poussent des fleurs d’amour qui ont le parfum de l’amour.

Il veut vous dire : le sans domicile fixe est amour, le milliardaire est amour, l’assassin est amour, le bourreau est amour, le radin est amour, la terre est amour et tout ce que contient la terre est amour et l’espace autour et dans la terre est amour, alors soyez et vivez l’amour.

Il veut vous dire : l’espace qu’il y a autour de la terre jusqu’à l’infini est le même espace qu’il y a autour du vase mais aussi dans le vase : vous vivez dans cet espace d’amour.

Il veut vous dire : la maladie est amour, la santé est amour, la naissance est amour, la mort est amour car tout ce qui vie est dans l’amour.

Il veut vous dire : en dehors de l’amour c’est encore de l’amour et en dehors d’en dehors également.

Il veut vous dire : le bien est amour, le mal est amour et tout les deux sont les rivages d’un fleuve aux profondeurs insondables qui s’appelle amour: vivons le.

Il veut vous dire : l’amour qu’il y a dans vous est  toujours beau et neuf.

Il veut vous dire : est ce l’instrument qui crée la musique ou la musique qui a crée l’instrument ?

Il veut vous dire : celle qui partage vos jours et vos nuits est amour comme au premier jour, les enfants sont amour comme au premier jour et pourtant chacun de ces amours est différent comme sont différentes chaque saisons, comme sont différentes les lettres que l’on reçoit : si l’amour a plusieurs couleurs ce n’est pas de l’amour car l’amour est une couleur qui est dans  toutes les couleurs.

Il veut vous dire : la haine baigne dans l’amour aussi sûrement que les mots baignent dans les pensées, aussi sûrement que le vent forme les vagues des océans, aussi sûrement que le soleil éclaire la lune.

Il veut vous dire : aimez encore et toujours et toujours encore car dans l’amour se trouve toutes les énergies c’est à dire toutes les possibilités.

Il veut vous dire : l’amour n’est pas une loi car l’amour est le point culminant de la liberté et l’être humain est libre c’est à dire amour, c’est à dire sans loi.

Il veut vous dire : parlez d’amour, riez d’amour, taisez vous d’amour, écoutez l’amour, caressez l’amour, sentez l’amour,  gouttez l’amour,  regardez l’amour.

Il veut vous dire : travaillez pour l’amour, soignez d’amour, vivez l’amour car de toute façon vous êtes amour puisque tout baigne dans l’amour.

Il veut vous dire : le soleil est amour, sa lumière est amour et l’obscurité est aussi amour.

Il veut vous dire : le soleil prend il la place de l’obscurité ou l’obscurité laisse t-elle sa place au soleil ? Le plein prend il le vide ou le vide laisse t-il sa place au plein ?

Il veut vous dire : nous sommes des bûches qui se consument dans l’amour, et je dirais plus : nous sommes un feu d’amour qui consume la vie.

Il veut vous dire : le poisson dans l’eau est eau, la vie dans l’amour est amour.

Il veut vous dire : le feu ne peut se brûler lui même mais l’amour peut s’aimer lui même : lui même c’est vous.

Il veut vous dire : en prenant tout simplement conscience que vous êtes amour vous découvrirez irrémédiablement que vous êtes amour.

Il veut vous dire : le verbe aimer conjugué à tous les temps contient toutes les formes de l’amour  mais l’amour étant toujours neuf inventez des conjugaisons nouvelles qui feront de vos actes des actes d’amour toujours neufs.

Il veut vous dire : tout ce qui est écrit dans ce livre n’est pas de l’amour : c’est important que vous le sachiez, que vous le ressentiez car l’amour ne peut être que dans vous car c’est vous qui êtes amour.

Il veut vous dire : la terre est un corps d’amour et comme tout corps il  donne naissance à quelque chose qui lui ressemble : un autre corps d’amour.

Il veut vous dire : tous les univers qui nous entourent de toutes parts sont tous amour; comme nous vivons dans un de ces univers nous sommes aussi amour : soyez donc toujours amour et n’ayez pas peur d’être amour car le voyage ne fait que commencer .

Il veut vous dire : l’amour a un parfum : liberté, n’hésitez pas à vous en servir sans modération.

Il veut vous dire : aimez les gens pour les rendre libre mais laissez vous faire : laissez les gens vous libérer.

Il veut vous dire : continuez à faire ce que vous faites dans l’amour pour  que  l’amour continue à faire ce que vous devez être ; mais ne croyez pas que l’amour vous fera aimer autre chose que l’amour.

Il veut vous dire : les pores de notre peau ne servent qu’à une chose : respirer l’amour et diffuser l’amour, respirer l’amour et diffuser l’amour, respirer l’amour et diffuser l’amour .

Il veut vous dire : laissez traverser le pouvoir par un seul des rayons du soleil de l’amour et le pouvoir deviendra amour, c’est à dire qu’il n’y aura plus de pouvoir : si les hommes politiques et les religieux aimaient ils ne seraient ni hommes politiques ni religieux.

Il veut vous dire : la couleur des yeux importe peu ce qui compte c’est le regard, la forme de votre corps importe peu ce qui compte c’est son regard, la couleur de votre peau importe peu ce qui compte c’est son regard,  le parfum de l’amour importe peu il n’a qu’un regard.

Il veut vous dire : les actes de celui qui vit dans la fortune et les actes de celui qui vit dans l’infortune tirent leur force d’un même et seul endroit : alors pourquoi celui qui est dans l’infortune devrait il avoir faim ?

Il veut vous dire : en tendant la main à ce qui vie vous tendez la main a ce qui dans vous aime et qui un jour vous montrera le chemin de votre éternité.

Il veut vous dire : la plus belle chose qui se trouve dans vous est la plus belle chose que l’on trouve chez tous.

Il veut vous dire : aimez, aimez vous, aimons nous, ensuite il faudrait inventer un nouveau pronom.

Il veut vous dire : inventez donc un nom nouveau ou prenez un nom qui vous convienne pour qu’il soit pour vous et pour vous seul le repère de l’amour; pour que l’amour rentre ou sorte de vous au travers de ce repère.

Il veut vous dire : souriez car l’amour dans vous est le même amour qui vit dans les autres et l’amour qui vit dans les autres est le même amour qui vit dans vous : laissez l’amour vous submerger par les deux  ils ne sont qu’un.

Il veut vous dire : il ne sert à rien de regarder l’autre sans amour  comme il ne sert à rien de manger quand on a pas faim.

Il veut vous dire : la lumière de l’amour coule inexorablement vers l’infini de l’amour.

Il veut vous dire : l’amour qui traverse l’atmosphère terrestre est toujours de l’amour et le fruit qui naît de l’arbre aussi.

Il veut vous dire : l’arbre n’est pas né pour que naisse le fruit et le fruit n’est pas né pour être mangé; l’arbre est né pour que naisse l’amour et le fruit est né pour que naisse l’amour : manger ou ne pas manger n’est pas la question puisque vous êtes , vous avez été et vous serez amour.

Il veut vous dire : le néant est aussi rond que notre chère planète.

Il veut vous dire : Il n’est pas facile d’aimer mais dés que vous aurez emprunté ce chemin vous avancerez malgré les difficultés,  malgré les crevasses, malgré les ouragans, malgré les larmes,  malgré votre ego.

Il veut vous dire : l’amour est le trésor qu’il vous faut découvrir pour que la vie se dénude en vous totalement; et lorsque vous verrez la vie entièrement nue vous vous apercevrez que la vie et l’amour ne sont qu’une seule et même chose comme la femme et la mère ne sont qu’une seule et même personne.

Il veut vous dire : l’amour est une lumière qui est déjà dans vous  comme l’estuaire d’un fleuve est déjà dans l’océan; laissez vous noyer dans son éternité.

Il veut vous dire : si vous trouvez étrange de voir l’amour dans le bonheur et dans le malheur pourquoi ne trouvez vous pas étrange de voir l’amour dans le masculin et le féminin ?

Il veut vous dire : il y a dans nous autant de choses qu’en dehors de nous et ces choses dans nous sont déjà hors de nous.

Il veut vous dire : le bourgeon est à l’intérieur de l’arbre mais c’est l’extérieur de la fleur ; la fleur est à l’intérieur du bourgeon mais c’est l’extérieur du fruit et le tout est à l’intérieur du noyau car le tout est à l’extérieur du noyau.

Il veut vous dire : il n’est pas toujours nécessaire de chercher pour trouver mais il est indispensable d’aimer pour trouver; qui cherche trouve d’accord, mais qui aime sait.

Il veut vous dire : si ceux qui cherchent cherchaient d’abord l’amour ils ne trouveraient pas indispensable de trouver ce qu’ils cherchent.

Il veut vous dire : il est indispensable d’aimer.

Il veut vous dire : l’amour peut vous transporter à l’autre bout du monde plus rapidement que n’importe quel avion supersonique car l’amour est plus que supersonique, il est hyperlumirique.

Il veut vous dire : plus on voyage dans l’amour plus l’amour voyage dans vous.

Il veut vous dire : l’amour est le plus beau mot de la création mais il était là avant le mot comme l’arbre était bien là avant sa naissance.

Il veut vous dire : les mots qui ramènent de l’amour sont les seuls mots valables.

Il veut vous dire : ce que nous vivons n’est pas entièrement le présent car il est trop lié aux connaissances passées; existe t-il un présent réel, un présent sans relations avec le passé donc sans relation avec le futur ? Oui .

Il veut vous dire : le futur sera amour quand nous vivrons réellement dans le présent et seul l’amour peut le permettre; pourtant quand nous vivrons réellement dans le présent quel besoin aura t-on du  futur ?

Il veut vous dire : la réelle connaissance des choses ne peut s’obtenir que par l’amour.

Il veut vous dire : en plongeant au fond de l’amour vous plongerez au fond d’une fontaine de connaissance éternelle qui vous fera connaître la vie qui vit après la lumière.

Il veut vous dire : éclatez votre amour dans une dilatation sans fin c’est à dire dans une dilatation toujours amoureuse.

Il veut vous dire : si les vibrations de l’amour viennent du dedans vers le dehors alors l’amour est entier et véritable; si les vibrations de l’amour viennent du dehors vers le dedans alors l’amour est entier et véritable.

Il veut vous dire : l’amour n’a pas de dedans ni de dehors, de commencement ni de fin, il n’a pas de départ et il n’a  pas d’arrivée : l’amour n’a aucune extrémité.

Il veut vous dire : n’oublions pas que les fleurs sont en dedans et les racines dehors.

Il veut vous dire : l’amour qui s’arrête n’est pas de l’amour : comment ce qui existe depuis toujours et à tout jamais pourrait il s’arrêter ?

Il veut vous dire : l’amour dévoile toujours la connaissance et l’ego la voile.

Il veut vous dire : il n’est pas grave de laisser filer l’amour et même de l’oublier la liberté est à ce prix; mais ne vaut il mieux pas donner un toit à tous ? Ne vaut il mieux pas donner à manger à tous ? Ne vaut il mieux pas aimer et savoir que de ne pas aimer et de ne pas savoir ? Ne vaut il mieux pas vivre dans la lumière que dans l’obscurité ? Oui. Alors ne laissez pas filer l’amour et ne l’oubliez pas,  la liberté est à ce prix .

Il veut vous dire : l’amour est toujours là et il vous donnera non seulement la lumière mais aussi l’énergie qui va avec la lumière.

Il veut vous dire  : la beauté d’un croissant de lune est due au soleil : enlevez le soleil et plus de beauté plus rien; enlevez l’amour et plus de soleil, plus de beauté, plus rien.

Il veut vous dire : l’amour est beau par nature car tout a la nature de l’amour.

Il veut vous dire : celui qui cherche l’amour doit arrêter de le chercher; celui qui cherche l’amour doit tout simplement agir en le vivant totalement dans l’action.

Il veut vous dire : il ne faut pas avoir peur de la souffrance que peut vous apporter l’amour car la souffrance n’est autre que la transformation de l’ego dans l’amour.

Il veut vous dire : le véritable amour vous donne le bonheur a côté de l’être aimé mais c’est amour il faut le transformer car nous sommes des milliards d’êtres aimés.

Il veut vous dire : l’amour est une entité au même titre que vous êtes une entité, au même titre que l’eau est une entité, au même titre que le feu est une entité même si le combustible qui lui donne naissance est tout le temps différent.

Il veut vous dire : l’instant passé à aimer est plus important que tout car chacun de ces instants vous donnent les moyens de faire de notre planète une terre d’amour.

Il veut vous dire : il est plus important de penser à l’amour que de parler d’amour mais il est plus important encore d’agir dans l’amour.

Il veut vous dire : agissons d’abord dans l’amour et ensuite parlons d’amour mais nous n’aurons pas besoin de parler d’amour si nous agissons dans l’amour, comme nous ne pensons pas à  la soif quand on a déjà bu.

Il veut vous dire : ne recherchez pas l’amour pour ses pouvoirs comme vous ne recherchez pas l’espace pour vous déplacer car vous risquez de vous enfermer.

Il veut vous dire : le soleil de l’amour éclaire le soleil aussi sûrement que le feu de la digestion alimente votre corps.

Il veut vous dire : les portes de l’amour sont aussi nombreuses que les étoiles, aussi multiples que tous les grains de sable de tous les déserts.

Il veut vous dire : aimer le corps de l’être aimé est une chose, aimer son coeur en est une autre et aimer son amour avec votre amour encore une autre.

Il veut vous dire : l’amour est plus qu’une baguette magique, il est la magie par excellence et plus que la magie elle même il est le magicien.

Il veut vous dire : l’amour n’est pas une soupe donnée à un sdf mais une maison avec piscine donnée à un sdf.

Il veut vous dire : l’entité amour n’a pas de frontière extérieure et pas de frontière intérieure et encore moins de frontière corporelle.

Il veut vous dire : une fois que les ailes de l’amour sont déployées allez où elles vous mènent; volez avec ou sans peur mais volez.

Il veut vous dire : l’amour vous fera rencontrer celui que vous n’aimez pas pour que vous l’aimiez.

Il veut vous dire : ce qui empêche l’amour est avant tout la peur de souffrir c’est à dire la peur de perdre son ego .

Il veut vous dire : n’ayez pas peur : comme la perte de la nuit fait apparaître le jour, la perte de l’ego fait apparaître l’amour.

Il veut vous dire : l’amour ne se perd pas comme le parfum de la fleur ne se perd pas et la manière de respirer non plus.

Il veut vous dire : ceux qui ont peur du changement n’avancerons pas sur le chemin de l’éternité, mais tout n’est pas perdu  la vie est immortelle.

Il veut vous dire : le foetus meurt au bébé, le bébé meurt à l’enfant, l’enfant meurt à l’adolescent, l’adolescent meurt à l’adulte, l’adulte meurt au vieillard, le vieillard meurt à la mort, la mort meurt à la naissance, la naissance ...transformation,  transformation, transformation, transformation.

Il veut vous dire : le temps est venu de ne plus avoir peur des changements car le changement c’est vous et comment pourriez vous avoir peur de vous même ?

Il veut vous dire : l’amour  est un chemin où l’on s’engage avec amour et avec amour vous vivrez ses transformations.

Il veut vous dire : la transformation est inévitable et l’on veut nous faire croire que le changement n’existe pas : oui la société peut être transformée, il n’est jamais trop tard,  jamais.

Il veut vous dire : l’immortalité n’est pas la conservation de quoi que ce soit dans sa forme originelle car rien n’a une forme originelle sauf la transformation.

Il veut vous dire : faire vouloir durer quelque chose dans sa conception première c’est ne rien comprendre à ce quelque chose même.

Il veut vous dire : sautez dans l’amour comme on saute dans le vide : peut être avec peur, toujours avec joie.

Il veut vous dire : laissez vous aller dans l’amour sans peur de perdre votre je car chaque je immergé dans l’amour se transforme en amour aussi sûrement que la décomposition du corps dans la terre se transforme en terre.

Il veut vous dire : vous n’arriverez pas à unir les différences planétaires tant que vous n’arriverez pas à fondre les différences dans l’amour et l’amour dans les différences.

Il veut vous dire : l’unité du corps physique est la preuve que nous pouvons unir les différences : le corps est un.

Il veut vous dire : la terre n’est pas inconsciente comme vous n’êtes pas inconscient; comme vous elle sait très bien ce qui se passe en elle, comme l’univers sait très bien ce qui se passe en lui.

Il veut vous dire : l’ensemble de tout ce qui circule dans le corps circulait auparavant hors du corps.

Il veut vous dire : si vous grattez l’amour vous verrez la connaissance.

Il veut vous dire : la plus grande liberté éprouvée par une feuille c’est quand elle tombe de l’arbre.

Il veut vous dire : toute chose ayant une aura le vide n’échappe pas à cette règle.

Il veut vous dire : feuille, arbre, terre, eau, éther, vide et ce qui englobe le vide est si grand qu’on ne le voit même pas. Son nom : amour.

Il veut vous dire : même l’oiseau voit l’amour, l’être humain serait il moins que l’oiseau ?

Il veut vous dire : vous êtes véritablement, complètement et totalement amour.

Il veut vous dire : l’amour ne va jamais à la recherche du bonheur car l’amour et le bonheur sont une seule et même chose.

Il veut vous dire : pourquoi cherchez  toujours quelque chose que vous n’êtes pas, partez de ce que vous êtes c’est à dire amour.

Il veut vous dire : l’amour est comme un fruit qui tombe de  l’arbre : entre le moment ou le fruit se décroche et le moment ou il touche le sol, dans cet espace ou le fruit tombe, où il n’est attaché à rien et où il ne touche rien, se trouve l’amour et dans cet amour se trouve la liberté, mais n’oubliez pas que cette liberté c’est le soleil qui la donne.

Il veut vous dire : décrochez vous de votre je et laissez vous tomber dans l’espace de l’amour, quand vous toucherez le sol votre vie et votre vision de la vie seront totalement transformées.

Il veut vous dire : laissez toujours souffler un petit vent d’amour et laissez le vous guider : où qu’il aille et quoiqu’il fasse c’est de l’amour qu’il donnera et qu’il vous fera voir.

Il veut vous dire : faites éclore la merveilleuse graine d’amour qui est dans vous.

Il veut vous dire : sentez le parfum que dégage l’amour et vous verrez ses couleurs.

Il veut vous dire : comme l’oiseau quitte le sol grâce à ses ailes quittez votre je grâce à l’amour.

Il veut vous dire : l’humanité doit dépasser les frontières de ses possibilités naturelles et arrêter de focaliser son esprit dans un égoïsme intrinsèquement limité.

Il veut vous dire : l’humanité doit commencer à abandonner son esprit technologique c’est à dire calculateur c’est à dire saccadé mais aussi son esprit rationnel et logique qu’il impose à toutes les facettes de la vie; il doit arrêter de cristalliser son esprit en un produit fini palpable mortel et arrêter d’empailler ses pensées avec son ego car il en fait des épouvantails.

Il veut vous dire : c’est dans la nuit que le soleil donne toute sa beauté à la lune : ce que l’on ne voit pas n’est il pas plus important que ce que l’on voit ?

Il veut vous dire : ne vous fiez pas toujours à ce que vous voyez au moment ou vous le voyez car ce moment là amène des certitudes qui demain ne seront plus.

Il veut vous dire : aujourd’hui on enferme la vie pour l’étudier mais l’étudier c’est arrêter son développement : disséquez la graine et vous n’aurez jamais d’arbre, disséquez la terre et vous ne comprendrez jamais le soleil.

Il veut vous dire : la seule chose non violente qui permet l’évolution de toute choses est l’amour.

Il veut vous dire : si nous enfermons un bourgeon pour l’étudier et que nous disséquions ses possibilités présentes nous lui interdisons à tout jamais de connaître ses possibilités futures : pourquoi donc la science et la religion enferment-elles notre bourgeon empêchant ainsi à notre fleur d’amour de se dilater ?

Il veut vous dire : le feu sous le chaudron ne se demande pas ce qu’il cuit et ce qui cuit ne se demande pas où il cuit et combien même, ces décisions ne leur appartiennent pas.

Il veut vous dire : les nouvelles technologies sont au centre de l’être humain pour se prouver à lui même qu’il n’est pas un animal et pour les pouvoirs que cette technologie lui donne; mais vu l’état de notre planète la seule technologie qu’il faudrait mettre en avant c’est la technologie de l’amour.

Il veut vous dire : l’amour n’a pas besoin de se prouver ou de prouver quoi que ce soit.

Il veut vous dire : l’ego à la possibilité de s’auto-détruire, l’amour n’a que la possibilité de construire; n’est-il pas à l’origine de  l’ego  ?

Il veut vous dire : l’amour n’inventera jamais un quelconque terminator, seul l’ego peut le faire, car il se projette toujours dans le futur pour se prouver qu’il existe aujourd’hui et il l’embellit pour nous faire accepter le présent.

Il veut vous dire : alterner la jambe droite puis la jambe gauche se dit marcher; se déplacer c’est aussi prendre le train, la voiture ou l’avion; quand à l’amour il contient tout cela car il ne se déplace pas dans le temps, il est le temps.

Il veut vous dire : l’ego c’est le mensonge des gens qui gouvernent sur les gens gouvernés car l’ego ne dira jamais tu mais je;  l’amour c’est l’abolition des décisions politico-financières pour faire lâcher prise l’ego.

Il veut vous dire : la liberté se trouve avant tout dans l’amour et dans l’harmonie des différences : qu’en serait il d’un arbre si ses branches poussaient toutes droites ?

Il veut vous dire : les vêtements que l’on porte ne nous rendent pas différent de ce que nous sommes.

Il veut vous dire : l’ego est toujours en relation avec la mort et le passé.

Il veut vous dire : croire que la lune brille d’elle même c’est croire que le coeur bat de lui même.

Il veut vous dire : ce qui vit dedans le corps est plus important que le corps lui même et ce qui vit dehors aussi.

Il veut vous dire : vous ne pouvez rien transformer par vous même mais vous pouvez vous laisser transformer par l’amour comme l’enfant se laisse transformer par l’adulte qui est déjà dans lui.

Il veut vous dire : le but de mère nature n’est pas d’arriver à l’immortalité de l’être humain car un but n’est jamais dans ce qui existe déjà.

Il veut vous dire : l’ego nage toujours dans le fini de ce qui existe et jamais dans l’infini de l’amour.

Il veut vous dire : Aimez tout le passé derrière vous jusqu’au commencement de la vie, aimez tout le futur devant vous jusqu’à la fin de toute vie, aimez le présent dans toutes les directions.

Il veut vous dire : aimez et vous ne trouverez jamais quelque chose qui ne peut être aimé. 

Il veut vous dire : l’amour est la seule matière qui traverse toutes les matières.

Il veut vous dire : il existe des lumières qui ne sont pas allumées un soleil.

      


L’amour ferme les portes du connu pour ouvrir celles de l'éternité




Fin du livre

Par Önajor - Publié dans : livre
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:32


    

                          La   vie

                    a  t-elle   un   sens
               


     Savoir c’est créer , créer c’est agir , agir c’est aimer                                                                 
 

Aujourd’hui il n’y a qu’une seule réponse à la question  la vie à t-elle un sens : c’est l’amour; mais comme tout ce qui vit cette réponse est temporaire car demain ce ne sera pas l’amour qui aura besoin d’une réponse mais ce que l’amour vous aura fait découvrir.

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La vie a t-elle un sens ? Non, la vie n’a pas un sens mais autant de sens que de créatures qui  la composent ; la vie n’a pas un  sens, une explication unique, la vie a des milliards d’explications; la vie n’ a pas un sens particulier, une direction définie; la vie n’a pas un sens scientifique, politique, religieux ou financier; La vie n’a pas un sens purement intellectuel ou émotionnel; la vie n’est vie que lorsque ses sens sont multiples et infinis dans l’amour.
Un sens de la vie c’est de voir l’être humain comme une partie du tout et non plus le tout; un sens de la vie, c’est de vivre dans l’amour c’est à dire dans la non exclusion, c’est à dire dans l’absence de pouvoir donc de politiques : dans l’amour il n’y a pas des régions ou des pays qui dépérissent donc pas de finances.
La vie à t-elle un sens ? La vie a un sens dans l’amour, l’amour donne un sens à la vie, l’amour donne un sens à la connaissance; arrêtons donc de discourir en oubliant l’amour car la connaissance a besoin d’amour comme  le mental a besoin des pensées.
Si nous ne voulons pas d’amour nous sommes sur le bon chemin mais arrêtons  de vouloir améliorer la situation des plus démunis sans lui car ce chemin est voué à l’échec : ne le vivons nous pas aujourd’hui en oubliant tous ceux qui vivent dans la misère ? La vérité est que notre société n’est pas basée sur l’amour et sûrement pas sur la connaissance; s’il y avait de l’amour il n’y aurait pas d’exclus ni peur de le devenir.
Pourtant nous pouvons dés maintenant agir au nom de l’amour; nous avons les matériaux pour faire de notre planète un havre de paix en offrant à tous d’abord de quoi manger, ensuite de pouvoir développer ses connaissances dans l’intelligence de l’amour. La vie a t-elle un sens ? La question est mal posée si elle ne contient pas l’amour nécessaire à sa réponse.
La vie a t-elle un sens ? Aujourd’hui ce sont les lois démocratiques mais elles ne sont pas imprégnées d’amour. Pourquoi ? Parce qu’une loi basée d’abord sur l’amour donne un plat, un toit et une occupation à tous; on a ôté à beaucoup d’être humain ce qu’il y a de plus précieux en eux : l’amour et la connaissance, car ce qui permet à ces deux joyaux d’exister  c’est le corps et on le laisse mourir de faim l’empêchant ainsi de se développer harmonieusement ; un sens de la vie aujourd’hui est faiblesse, impuissance; un sens de la vie c’est : Pilate II le retour .
Un sens de la vie c’est de dire que la seule unité possible pour l’ensemble de la création se trouve dans l’amour et non dans une solution politico-financière égoïste et ignorante; l’amour n’a pas crée l’être humain pour qu’il courbe le dos et ceux qui le pensent ont déjà perdu leur humanité, il est temps de la retrouver, il est temps d’aimer.
La liberté pour chaque être humain c’est de pouvoir se nourrir, se chauffer, d’avoir un abri. En maîtrisant le feu l’être humain a fait un des plus grand pas vers son émancipation; n’empêchons plus chaque être humain d’avoir son feu; la déclaration universelle des droits de l’homme dit : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits », cette déclaration a une infime erreur : il faudrait remplacer naissent par meurent car un être humain tendant la main dans la rue et dormant sur un carton est déjà mort dans son corps, dans ses libertés et dans ses droits. La préhistoire est encore au bout du chemin, la barbarie est trop souvent au coin de la rue.
Tout appartient à la vie mais l’amour et la connaissance sont ses plus belles enveloppes; arrêtons de construire un futur conforme à nos égoïsmes, bâtissons un futur à l’image de l’amour et des connaissances que nous apporte l’amour; élevons nous à partir de ce que nous sommes; gardons les connaissances du passé qui nous guident vers l’amour, vers la liberté; améliorons tout ce qui nous fait rester au contact de la terre, de sa nature et n’acceptons plus de la violer, ne prenons pas de force ce qu’elle ne veut pas donner.
La vie, la connaissance, l’amour, ne font qu’un et l’être humain n’est pas séparé de ce un. Pour donner un sens à la vie, pour essayer de comprendre on l’a décortiqué, dépecé, fragmenté; on divise pour comprendre mais on divise aussi pour aimer; arrêtons de diviser et commençons non pas à soustraire mais a multiplier les actes d’amour.
La vie a t-elle un sens ? Un sens que l’on peut donner à la vie est l’amour parce que l’amour efface le je pour que naisse le tu, il fait naître l’autre dans nous, il détruit les barrières égoïstes, il transforme notre mémoire en vie, il nous fait vivre non plus dans les pensées mais dans les actes en abattant les barrières que l’on croyait insurmontables, il nous donne la joie et l’envie de vivre. Pourquoi l’amour ? Parce que l’espérance qu’il nous donne s’accompagne de joie, qu’il est absent de la politique, du travail, de l’entreprise, de la religion, qu’il épouse la vie dans ses diversités et qu’il ressemble à la pluie : personne n’en veut et pourtant sans elle rien n’existe; car il nous fait garder le sourire devant la mort, l’espoir devant la maladie, le bonheur devant la misère, la non violence devant les injustices. L’amour est l’instrument universel qui se trouve à l’intérieur du pauvre et du riche, du bien portant et du malade; l’amour nous fait savoir et non pas croire; dans l’amour le voleur disparaît, l’assassin s’évanouit, la corruption n’existe pas, les clefs n’existent plus.
L’amour est une invisible pluie qui nettoie l’égoïsme pour que naisse la joie; l’amour c’est le plaisir que l’on transforme et l’être aimé que l’on libère; pourquoi l’amour ? Parce que c’est le seul qui puisse gérer le monde et qu’il n’a pas de contraire : la haine n’est pas le contraire de l’amour, la haine est tout simplement l’ego.
L’amour ne fractionne pas, ne décortique pas, ne sépare pas, ne polémique pas, ne parle pas; l’amour n’agis pas avec les membres de l’intelligence et même s’il est relié à lui par des émotions invisibles ce n’est pas l’intelligence qui nourrit l’amour mais l’amour qui nourrit l’intelligence. Alors nourrissons l’intelligence d’amour pour ne plus la vendre.
Pourquoi donc aimer ? Pour prendre les décisions  qui s’imposent  au bon moment  sans nuisance pour personne; pourquoi aimer ? Pour réaliser la plus grande révolution humaine de notre planète : la transformation de notre ego, sa métamorphose; parce que ce n’est pas la dernière étape de notre évolution mais une étape  comme le bébé est une étape, comme l’enfant est une étape,  comme l’adulte est une étape.
La difficulté de l’amour c’est qu’il ne peut pas être atteint par l’égoïsme; l’égoïsme est je et l’amour non pas nous mais tout;  je égale absence d’amour, amour égale absence de je; alors ne soyons plus le je qui reçoit le parfum, soyons la racine qui conçoit le parfum, son nom : éternité .
Notre réalité sociale peut se transformer en amour et notre je devenir un fantôme au même titre que l’homme préhistorique; qui aujourd’hui voudrait retourner à cette époque ? Qui demain voudra retourner à aujourd’hui ?
Les politiques dirigent l’être humain  vers une mondialisation à sens unique sans tenir compte de la multiplicité de la vie; l’amour quant à lui guide la vie de chacun d’entre nous en faisant de l’autre la priorité des priorités; l’amour est le seul lien possible à une compréhension universelle : des lois sont nécessaires à la matière pour exister, des lois sont indispensables à l’intelligence mais aucune loi n’est liée à l’amour. L’amour est en dehors des lois car il n’a pas besoin de support pour exister. L’égoïsme sépare aussi sûrement que le feu brûle, le feu brûle aussi sûrement que l’amour uni.
L’amour peut unir deux êtres humains mais jamais les représentations ou les habits égoïstes qu’ils portent. L’amour n’unira jamais le bien portant et le malade, le riche et le pauvre, le jour et la nuit, le vide et le plein, le bien et le mal; l’amour n’unira jamais ce qui ne peut être uni. L’amour n’unira jamais la paix et la guerre car la paix ne naîtra jamais dans la guerre mais après elle. Ce que peut unir l’amour c’est un être humain, deux êtres humains, des milliards d’êtres humains, des milliards d’univers.
L’amour ne va jamais unir un légume et un fruit mais l’amour unit l’amour du légume avec l’amour du fruit; l’amour unit l’amour du voleur avec l’amour du non voleur : faites disparaître le voleur, faîtes disparaître le non voleur et il ne reste que de l’amour : que chacun de nous se débarrasse de ce qu’il croît être pour qu’il ne reste que l’amour.
Ce que peut unir l’amour c’est l’amour et l’amour, alors laissons de côté les considérations, les discours, les manières d’aborder la vie et aimons.
Ne croyez pas que l’amour apporte la paix, la tranquillité, non  surtout ne le croyez pas; l’amour ne peut apporter la paix et la tranquillité à notre égoïsme car l’amour détruit notre égoïsme. Aimer c’est ne plus vendre, ne plus acheter, aimer c’est accueillir,  aimer c’est ne plus exister en tant que nom, en tant qu’être social,  qu’être défini. L’amour ne peut enfermer l’être humain dans un tiroir, dans un numéro de sécu ou de carte bancaire, dans une composition biologique, dans une idée politique; l’amour n’a aucun lien, aucune étiquette c’est pourquoi il est révolutionnaire. L’amour est le seul guide qui peut propulser  l’humanité hors de la conformité pour transformer ce que nous croyons être.
L’égoïsme quant à lui s’accroche à tout, ne donne rien; il emprisonne toutes les pensées, tous les sentiments; il veut posséder la vie et la mort, le bonheur et le malheur, lui même et l’autre; il prend tout peut importe les dégâts, peu importe les souffrances qu’il s’inflige et qu’il inflige; l’ego avale tout, digère tout : la fatigue, la maladie, la bonté, le pouvoir, tout il prend tout. Le propre de l’égoïsme est de garder, d’entasser, de mettre de côté  de  prévoir, d’organiser, d’étudier, de décortiquer, de vendre,  d’acheter, d’emprisonner; l’ego prend, donne, tue, laisse en vie,  décide tout pour tous; il pardonne, il assassine; il est un univers peuplé d’une seule chose : lui.  L’égoïsme a ses règles et en fait les règles, il invente ses lois et en fait les lois, il invente son dieu et en fait le dieu, il dit sa vérité et c’est la vérité. Mais nous sommes plusieurs égoïstes, nous sommes quelques milliards qui disent moi, je. Alors nous cherchons des compromis mais la situation devient tôt au tard explosive; notre société est faite pour le je, pour l’égoïsme; notre société et ses lois  sont faites pour des compromis entre tous ces je; comme l’oiseau vole dans le ciel et ne peut nager dans la mer, l’égoïsme vit dans les limites des lois qu’il a crée car là est son domaine. Arrêtons de contracter  l’univers dans le je et  dilatons le dans le tu. Quel est un sens de la vie aujourd’hui ? Attraper le bonheur en plein vol pour l’envoyer sur quelqu’un.
Aujourd’hui les décisions humaines ne prennent plus en compte l’être humain et la publicité c’est à dire l’économie a franchit le pas en affirmant : c’est à l’ordinateur de comprendre l’homme; on s’indigne quand on affiche un être humain entièrement nu et on ne dit rien  quand on met l’être humain en dessous de la machine qu’il a lui même créée; si des robots doivent gérer notre vie qu’on leurs greffe la fonction amour .
Comment aimer ? Comment agir dans l’amour ? Comment harmoniser notre planète ? Comment aimer dans cette société que nous avons construite sans détruire ? Comment faire une révolution humaine non violente ? En ayant une attitude totalement différente les uns envers les autres dans l’amour et en transplantant la société dans une autre terre. La terre ou pousse notre société est l’égoïsme et cette société, cette terre a besoin d’être régénéré non  par les pensées , non  par les désirs mais par l’amour. Oui mais comment ? Existe t-il aujourd’hui une possibilité de changement radical dans l’amour ? Bien  sur que oui mais il ne se fera pas avec notre manière de penser; la transformation s’effectuera dans notre manière d’aimer : tout doit prendre la forme de l’amour, toute décision prise sans amour doit être laissée de côté, abandonnée, éjectée.
L’amour ne s’explique pas, il n’y a pas une méthode de l’amour sinon hors du mental. Le mental divise l’amour et seul le mental divise l’amour; l’amour quant à lui ne peut se diviser. Dans son ensemble l’être humain est un, divisons le et il ne reste qu’un amas de chair; aimons et la vie redevient une.
Mais comment aimer ? Comment aimer en permanence, tout le temps, sans doutes ? Comment le faire briller à chaque instant ? Quel peut être le moyen pour aimer, tout aimer ? Le seul moyen d’aimer est de se débarrasser des méthodes et de le laisser régir notre vie; nous consentons facilement à nous laisser emporter par les désirs, les plaisirs, les jalousies, les colères et bien de la même manière laissons nous entraîner par l’amour; le hic c’est que l’égoïsme nous emporte très facilement mais qu’il nous faut faire des tonnes d’efforts pour nous inonder et inonder les autres d’amour.
Aimons et ne mettons plus notre ego au firmament de nos besoins car nous ferons de nos besoins le firmament de notre ego .
Il faut autant de courage à aimer qu’à se laisser aimer.
Un sens de la vie n’est pas de découvrir d’autres univers, un sens de la vie n’est pas de grandir puis de mourir, un sens de la vie n’est pas son propre bonheur, un sens de la vie n’est pas l’évolution car dit évolution dit départ donc fin et comment pourrait il y avoir une fin à quelque chose qui n’a pas de début ? Comment pourrait on expliquer avec ce petit outil qui s’appelle cerveau l’infiniment grand qui nous entoure ? Peut t-il englober à lui tout seul toutes les connaissances ? Non, le poisson ne sait pas qu’on dessus de lui se trouve une mer immense qui s’appelle ciel comme le mental de l’être humain ne sait pas encore que se cache dans la vie un ciel immense qui s’appelle amour. L’eau cache le ciel infini au poisson le je cache l’amour infini à l’humain; pour contempler le ciel le poisson doit sortir de la mer et devenir humain, pour contempler l’amour l’être humain doit sortir de son je et devenir éternel.
La connaissance se trouve dans la transformation perpétuelle des éléments, non dans la fixation éternelle d’une idée au firmament de notre conscience égoïste. Dire à une personne je t’aimerai toujours, c’est lui dire je t’aimerai dans tes transformations, dans ton évolution, dans tes changements et non je t’aimerai telle que tu es pour toujours. Nous sommes la preuve des changements de la vie mais nous voulons rendre perpétuel nos petits instants égoïstes; l’absurdité humaine c’est la non acceptation des changements et des différences.
Aujourd’hui on veut faire englober par le je toutes les facettes que nous offre la vie y compris sa dimension spirituelle. Nous prostituons la trajectoire spirituelle de la vie : nous essayons de donner à l’économie, à la mondialisation un sens spirituel et nous donnons à la spiritualité un sens commercial; nous avons misé tout notre bonheur, toute notre réussite humaine sur le corps physique et les biens matériels qui lui sont liés; mais l’amour est loin de toutes ces considérations : il est vrai que le fruit sur l’arbre est d’une grande importance pour l’être humain car c’est lui qui nous donne l’énergie nécessaire à notre survie, mais l’arbre est encore plus important et la terre plus importante que l’arbre et le soleil plus important que la terre car sans le soleil pas de fruit; nous vivons aujourd’hui comme si fruit était la chose la plus importante mais ce qui fait le fruit est plus important que le fruit lui même. Le sens que l’on donne aujourd’hui à la vie s’arrête au molécules, c’est à dire à la matière, c’est à dire à la composition de la matière  c’est à dire à notre stagnation.
La matière a peur de perdre, l’amour a peur d’avoir; transformons notre peur de perdre en peur d’avoir. Nos pensées, notre intelligence cherchent le bonheur, tout dans nous veut le bonheur mais tout le bonheur que l’on trouve est prélevé par notre je qui détruit ainsi le bonheur lui même : comme le feu change tous les éléments qu’il consume en sa nature propre l’ego transforme tous les éléments qu’il rencontre en je.
Nous avons avec notre mental et notre intelligence conquis toute la planète et nous pourrons bientôt reproduire ce que nous sommes, peut être même reproduire la vie, mais la reproduction est elle un sens de la vie ? La planète n’a plus de secret, les peuples ne sont plus à découvrir alors nous essayons de cristalliser notre intelligence, nous essayons de la rendre palpable, nous désirons toucher nos pensées avec nos mains, nous voulons nous posséder nous même : nous sommes à la veille de la plus grande victoire égoïste de tous les temps, à la veille de la plus grande défaite humaine de tous les temps : nous sommes aveuglés par les merveilles découvertes par notre ego; nous le voyons infini et sans limite alors qu’il est comme notre planète : limité et fini. Nous faisons de notre ego un  dieu qui va s’écrouler sur lui même : lui au début, lui au milieu et bien sur, lui à la fin.
Nous arrivons dés à présent à la mondialisation de l’ego mais aussi à sa fin, c’est à dire à sa mort et faute de l’avoir remplacé nous allons tout recommencer, nous allons encore une fois redoubler. Le corps est un pays pour l’intelligence mais l’intelligence n’est pas un pays pour l’amour.
Ce qui est essentiel à la vie est déjà dans nous. Un parti politique n’est pas indispensable, une religion, une entreprise ou une association non plus; ce qui est vital c’est d’abandonner toutes nos créations, toutes nos inventions inutiles. Arrêtons de jouer avec les choses du passé; l’enfant ne s’amuse pas aux cubes toute sa vie, pour suivre le cours de son évolution il doit un jour les oublier; il y a plus de deux mille ans que nous jouons à la finance et à la politique, le jeu a suffisamment duré. Quel est un sens de la vie ? Se débarrasser du passé et conduire l’amour sur les routes de notre esprit mais aussi enlever toutes les couches qui forment notre ego car sans couches pas d’ego.
La vie a t-elle un sens ? Seul l’être humain se pose cette question,  enlevons le et la vie oublie toutes les questions mais aussi l’attente d’une réponse.
Découvrons dans nous le sens que nous donnons à la vie sans utiliser notre intelligence mais uniquement l’amour et peut être verrons nous une pointe d’éclair du sens qu’a la vie, mais sans amour c’est impossible. Un sens de la vie ne se limite pas au sens de l’être humain dans la vie. Vouloir donner un seul sens à la vie c’est faire le clonage d’un seul être humain  la difficulté : lequel  choisir ?
Oui  la vie a un sens mais ce sens n’est pas dans le mot vie, dans le mot fraternité, dans le mot harmonie, car chacun de ces mots a été dénaturé  peint avec les couleurs du mensonge, bafoué par les êtres humains qui les ont utilisés à leur fin personnelle. Existe t-il aujourd’hui une vibration nouvelle, un nom qui fasse réveiller l’espoir, quelque chose qui n’a pas été dénaturé par l’argent ou le pouvoir ? Existe t-il une racine, un chemin, un coeur, une lumière nouvelle ? Existe t-il une mondialisation qui ne soit ni économique, ni politique, ni religieuse, ni humaine et quel est le mot qui peux l’exprimer : âme ? Eternité ? Dieu  ? Immortalité ? Non. Le seul mot qui peut donner un nouveau visage à l’humanité, à la vie, le seul mot qui peut apporter de l’espoir est le mot amour; les autres mots sonnent faux car ce ne sont justement que des mots, ils sont vides, ils n’ont pas d’âmes car l’âme d’un mot se trouve dans les actes qui l’accompagnent. Un mot sans actes est un rêve sans images.
Alors il ne reste que l’amour car c’est le mot le plus bafoué, le mot qu’on a mis à toutes les sauces et qui n’a jamais été mis en pratique ; il ne reste que l’amour car c’est le seul qui n’a pas été utilisé dans une dimension planétaire, le seul qui est encore pur et vierge. Pourquoi pur et vierge ? Car il n’existe qu’un seul amour et non une multitude .
On dit amour de la famille, amour de la patrie, amour pour sa femme, amour pour ses enfants, amour pour ses amis, amour pour ceci, amour pour cela, amour de son métier, amour de sa voiture,  amour de tout, amour de rien, amour, amour, toujours amour; mais tous ces amours ne sont pas des amours car l’amour ne peut avoir un sens particulier ou une signification particulière.
L’amour est comme le soleil, il ne se divise pas, il n’a pas d’ombre, il éclaire tout mais il n’est éclairé par rien : qui pourrait  éclairer le soleil, qui pourrait éclairer l’amour ? Le soleil est le soleil, l’amour est l’amour. Arrêtons de diviser l’amour, de dire qu’il y a plusieurs amours, amour de ceci, amour de cela, car il n’y a qu’un amour et surtout il n’y a qu’une seule façon d’aimer et non pas une façon particulière à chaque chose.
Aimer c’est créer, mais nous ne créons plus nous fabriquons et nous fermons ainsi les portes du bonheur; fermons plutôt les portes de notre ego.
Un sens de la vie aujourd’hui c’est de faire de sa propre vie une entité universelle non plus calquée sur les propositions des autres mais dessinée par ses propres décisions et par l’amour qui les auront inspirées. Un sens de la vie aujourd’hui c’est de prendre conscience que nous n’avons pas besoin des autres ou plutôt que nous ne voulons pas des lois des autres pour vivre.
Réveille toi être humain, arrête de prendre au sérieux ce qui se trouve dans toi et que tu prends pour toi, que tu  confonds  avec toi; retrouves ce paradis perdu que des symboles dessinent autour de toi et qui prennent comme forme cet arbre qui te donne son ombre ou cette fleur qui t’habille de son parfum. La vie est belle mais tu as oublié sa beauté; tu as colorié ta vision de la vie en oubliant l’autre et quand tu ne peux le repousser tu l’espionnes; tu as oublié que tes idées étaient parmi d’autres idées, que les êtres se transforment et que tu dois également métamorphoser tes idées; figer la société dans une idée c’est la faire mourir; la non évolution c’est la mort, l’évolution c’est la vie et les changements de costumes qu’elle nous impose, sa liberté. Nous avons fixé notre société autour de l’argent, évoluons  laissons le de côté, il y a autre chose à faire avec autre chose.
Les idées sont les symboles d’une potentialité cachée en l’être humain non une finalité dans la mise en action de ces mêmes idées; vivre c’est agir dans une compréhension totale et non partielle de tous les symboles qui nous entourent. Si l’arbre est une représentation il faut en découvrir la forme originelle pour comprendre ce qu’il est  Les symboles se trouvent dans la nature autant qu’en nous ; l’un d’eux s’appelle moi, je, et en découvrant ce qui se cache en lui nous arrêterons d’être aveuglé par cet emblème que l’on prend pour un soleil.
La vie a t-elle un sens ? Un sens possible c’est l’amour et c’est la mort. La mort fait parti de notre vie quotidienne : notre corps meurt, mais on meurt aussi à la faim en mangeant, on meurt à la soif en buvant, on meurt à l’expiration en inspirant, on meurt au rire en pleurant, on meurt au moi en aimant. Quand on meurt à quelque chose on naît à une autre : quand meurent les nuages naissent les pluies, quand meurt le départ naît l’arrivée, quand meurt la vie naît la mort. Alors laissons mourir la mort pour que naisse la vie, débarrassons nous du temps pour que naisse l’éternité et faisons mourir le je pour que naisse l’amour et sa  beauté.
L’être humain arrive à mondialiser une économie, c’est à dire quelque chose qui n’existe pas, en abolissant les frontières et il n’arrive pas à mondialiser la paix en abolissant ces mêmes frontières, pourquoi ? Car en abolissant les frontières économiques il élargit la puissance du je et en supprimant les frontières de tous les pays il détruit le je c’est à dire qu’il propulse l’amour au premier rang de l’humanité; nous privilégions le je qui n’existe pas au profit de ce qui existe : l’amour.
L’amour est la transformation du je en quelque chose de supérieur
et de différent, de plus grand et de merveilleux. Alors mourrons, mourrons au pouvoir, mourrons aux lois, mourrons à tout ce je responsable de tant d’abominations car les merveilles accomplies par notre je ne pourront jamais effacer les atrocités commises par ce même je; comme la graine en mourant est devenue arbre notre je en mourant deviendra amour.
Un sens de la vie c’est l’amour, la libération, la liberté. La vie c’est libéré de la matière en passant de son état végétal c’est à dire attaché à la terre à un état  corporel  libre de ses mouvements non attaché à la terre. N’est il pas incroyable, exceptionnel,  fantastique, miraculeux que la vie se soit détachée de la matière,  qu’elle ait put crée quelque chose libre d’elle même ? La vie va t-elle s’arrêter en si bon chemin ? Croyez vous vraiment que l’être humain est la dernière étape de la création ? La vie aurait elle utilisé la totalité de ses possibilités ? Si nous avons la foi nous dirons non et si nous avons un raisonnement logique nous dirons la même chose : la vie continue, l’évolution continue car l’amour contient la vie.
La vie qui fait la graine se transforme en la vie qui fait l’arbre et la vie qui fait l’être humain se transformera dans la vie qui fera autre chose que l’être humain. Un sens de la vie n’est pas uniquement dans nous ou hors de nous.
La vie a t-elle un sens ? Oui , l’amour est un sens de la vie et l’amour est éternel donc hors les lois. L’égoïsme ce sont les lois, les lois amènent la répression, la répression apporte la condamnation, la condamnation la mort, la mort la stagnation, la stagnation  la répétition.
Hier on tuait le voleur, aujourd’hui on l’emprisonne, maintenant il faut lui pardonner c’est à dire le libérer. La seule solution possible à l’émergence de l’amour c’est sa mise en pratique dans tous les actes de la vie quotidienne; il est la seule entité qui unit sans l’interférence de la pensée; la pensée étant au firmament de toutes les cultures et de toutes les races il est urgent de la laisser de côté : peut on continuer à vivre comme nous le faisons pendant que d’autres ont faim ou  vivent dehors dans le vent, la pluie, le froid  la boue ? Peut on rester insensibles à tous ces corps prisonniers d’autres corps ? Oui avec l’égoïsme  non avec  l’amour.
L’enfant grandit dans une famille puis s’envole; l’être humain évolue dans l’humanité mais il doit lui aussi s’en détacher pour accéder à l’amour et à l’éternité; vivre l’éternité ce n’est plus voir l’être humain comme une fin mais comme un moyen, un tremplin,  comme une expérience qui doit prendre fin et elle s’arrêtera que nous le voulions ou non dans la mort; la mort devient alors non pas une injustice mais la certitude que l’être humain n’est pas une fin en soi; le tourbillon de la vie humaine cessera aussi sûrement que l’enfant dans le ventre de sa mère; l’homme technologique doit céder sa place à l’homme éternel; comme l’adolescent se dilue dans l’adulte puis dans le vieillard, l’égoïsme doit se transformer dans l’éternité donc dans l’amour. Car l’amour est une puissance de vie qui est dans tout et tous, tout le monde peut aimer, participer à la création en arrêtant de vivre sur les terres arides de la colère, de la jalousie et des rancoeurs.
En définitive peut on comprendre la vie sans égoïsme ? En mettant l’ego de côté peut on arriver à saisir toutes les facettes de la vie ? L’amour peut il nous donner plus et mieux que notre   égoïsme ? L’amour est il vraiment le germe qui pourra nous donner l’éternité ? L’amour et l’éternité sont ils en définitive une seule et même chose ? Bien sur que oui mais l’intelligence demande des preuves évidentes, indiscutables comme la souffrance qu’il sent dans son corps quand elle se présente. Comme la naissance d’un enfant se fait sous certaines conditions  la conception de l’éternité également : dans les deux cas il faut aimer et pour cela laisser de côté son ego. Aimez et les preuves viendront vers vous comme l’été après le printemps, comme la soif dans le désert.
La vie a t-elle un sens ? Le scientifique et le religieux ont choisi de le découvrir  mais dans leurs découvertes des erreurs se sont glissées et paradoxalement ce sont les mêmes : ils ont donné à leur égoïsme tous les pouvoirs; mais l’ego est incapable d’appréhender la vérité car il ne sait pas abandonner les vérités d’hier; une mère qui s’occupe de  son enfant jusqu’à trente ans  n’est pas une bonne mère; elle reste sur une même idée faisant ainsi stagner son propre enfant, sa propre vie; la vie quant à elle n’est pas statique,  ni immobile, ni fixe.
Quel est un sens de la vie ? L’amour toujours l’amour.
Aimer ce n’est pas amener l’autre dans son royaume, aimer ce n’est pas aller dans le royaume de l’autre, aimer c’est vivre l’éternité dans l’amour. Si nous ne pouvons faire autrement que de regarder la vie avec notre égoïsme laissons de temps en temps l’éternité regarder notre égoïsme.
Il est temps, oui il est temps, il est temps d’abolir les frontières, de transformer notre technologie, d’apprivoiser les univers; il est temps de ne plus avoir peur, il est temps de ne plus exiger, il est temps de ne plus légiférer, il est temps de transformer les désirs, il est temps de cultiver l’humanité dans les champs de l’amour, il est temps de sublimer, il est temps d’intolérer les indifférences, il est temps de ne plus fabriquer des déchets, il est temps de ne plus accuser, il est temps de ne plus rendre responsable; il est temps de souffrir, il est temps de n’utiliser qu’un seul verdict celui de l’acquittement; il est temps de ne plus être divisé ni religieusement, ni politiquement, ni émotionellement; il est temps d’aimer, il est urgent d’aimer, d’aimer, d’aimer.
Nous avons un passé palpable, très proche, microscopique; ce passé nous dit qu’après deux milles ans de recherche intellectuelle l’être humain a autant de barbarie, autant d’atrocité dans lui et l’ombre destructrice de son ego plane plus que jamais sur la planète. La technologie n’a pas rendu l’être humain meilleur, les frontières de ses atrocités n’ont pas reculées. Arrêtons de nous dire que nous serons meilleur demain, il faut aimer maintenant.
La planète se meurt et l’être humain est à l’agonie de sa non humanité; franchissons des à présent le pas qui va nous faire découvrir l’amour; arrêtons de construire le futur de la peur et bâtissons le présent de l’amour, de la fraternité, de notre complicité, de notre harmonie, le présent d’un bonheur pour tous . Acquittons, pardonnons, nettoyons ,détruisons, lavons, arrachons notre ego et plantons un coeur nouveau dans notre poitrine; inspirons l’amour de la vie et expirons la joie qu’elle nous donne; évaporons notre égoïsme sous le feu de l’amour et qu’il soit le nouveau soleil de l’univers. Que notre corps ne soit plus l’huître qui renferme la perle mais la perle elle même, qu’il ne soit plus le bourgeon qui contient la fleur mais la fleur, qu’il ne soit plus le corps qui fait vivre l’amour mais l’amour qui fait vivre le corps.
Un sens de la vie est réconciliation des opposés dans l’amour,  union des contradictions dans l’amour, métamorphose de cet atome qu’est la vie non plus dans une vibration égoïste mais dans un amour éternel c’est à dire impermanent.
La vie a t-elle un sens ? La vie n’est pas une route, il n’y a pas des panneaux qui nous guident, qui nous autorisent ou qui nous empêchent; pourtant c’est un peu l’image de notre société. Nous allons bientôt goudronner nos routes de microprocesseurs qui prendront en main notre véhicule comme notre ego prend en main toutes les facettes de la vie nous obligeant à le suivre. Mais dans cette construction l’amour est complètement absent car dans  l’amour il n’y a pas de cloisonnement, de route à sens unique, de panneaux d’interdictions, de policier pour sanctionner; un sens de la vie aujourd’hui : aimer sans étiquettes, sans codes barres, sans fragmentations.
Est ce que l’amour qui est un sens de la vie peut devenir le sens de la vie ? Non, car l’amour est sans cloisonnement; donner un sens à l’amour c’est tuer l’amour; on ne peut donner de sens à l’amour comme on ne peut donner de sens au vide qui nous entoure; trouver ce qui fait l’amour appréhender son fonctionnement c’est uniquement découvrir comment il fonctionne mais ce n’est pas savoir pourquoi il fonctionne; et même si on savait pourquoi il fonctionne cela ne nous serait d’aucune utilité. L’amour est un sens, non le sens.
L’amour est hors des fonctionnements, l’amour c’est l’entité qui englobe tout comme le ciel englobe tout; l’amour c’est la connaissance directe de tout ce qui vit; l’amour n’est pas différent de la création; l’amour c’est la lucidité créatrice de la vie; l’amour c’est être non pas dans la création de la terre, non pas dans la création de l’espace  mais dans la création de la création même.
Le chemin emprunté pendant des millénaires touche à sa fin,  quelque chose de nouveau doit maintenant naître, l’amour doit s’activer dans chaque être humain; pour aller dans ce sens il faut sacrifier nos vies comme l’enfant sacrifie sa vie à une autre vie : celle de l’adulte.
La transformation par chaque être humain de son ego, peut changer la face de notre planète, lui rendre sa pureté en faisant de l’être humain lui même non plus une entité séparé d’elle mais unie à elle dans l’amour. Nous avons découverts la plupart des secrets planétaires, il nous manque aujourd’hui à découvrir tout son amour, à unir tout nos amours. Nous faisons parti de sa composition et non pas le contraire; effaçons notre savoir dans son savoir, effaçons notre amour dans son amour, effaçons notre vie dans sa vie.
Notre société nous fait croire que la vie nous appartient, c’est comme si nous disions que le bébé est né pour nous; non le bébé est né pour qu’il vive dans l’amour et la liberté et sûrement pas pour qu’il vive au détriment de nos désirs, de nos envies, de nos possessions; il n’est pas né pour subir nos lois de désirs liées à l’argent. Une vie peu importe la vie n’est pas née pour dépendre de quelqu’un ou de quelque chose; la planète ne possède aucun être humain et l’être humain ne possède pas la planète.
Tout ce qui existe sur la terre ne donne t-il pas à sa manière un sens à la vie ? Et la planète elle même ne donne t-elle pas mieux que l’être humain un sens à la vie ? Dire non c’est confiner l’être humain dans les limites de son égoïsme. La terre est la preuve vivante d’une vie non égoïste.
Apprenons à laisser de côté les différents sens de la vie qui nous aident à la traverser dés que la progression vers autre chose se fait sentir; il ne faut plus voir la vie dans l’existence d’un dieu créateur humanisé, ce n’est pas le chemin de la vie, ce fut un sens  ce sens est mort. Il est temps que l’être humain laisse tomber les différents sens accumulés durant des millénaires. Un sens qui nous appelle aujourd’hui est l’amour, alors dépêchons nous, l’éternité est son cadeau et le voyage ne fait que commencer.
L’amour c’est la nudité dans la pureté; c’est l’absence de corps,  c’est l’espace tout entier, c’est l’être humain qui ouvre les yeux sur l’éternité non pas avec ses yeux de chair mais avec son coeur immense.
Est il inéluctable que nous soyons divisé ? Est ce pour cela que nous avons divisé la planète ? Serait il impossible à l’être humain de se libérer de son ego et la barbarie qui inonde notre planète est elle un chemin obligatoire ? Non, nous pouvons toujours nous libérer de nos frontières physiques ou morales et détruire ainsi une partie de la barbarie qui est en nous; car la violence est toujours liée à des territoires c’est à dire à des possessions, c’est à dire à des espaces auxquels on appose l’étiquette je. Les divisions ne sont pas un fait mais un moyen; il faut dés à présent laisser de côté les moyens car l’amour est sans moyens. La division c’est la fragmentation et fragmenter c’est donner à l’ego les moyens de tout conquérir. La défragmentation est un moyen pour ne plus permettre à l’ego de posséder. L’ego ne peut avoir que des petites choses c’est pourquoi il divise.
Pour ne plus être soumis à l’attraction terrestre le corps doit sortir de la planète et l’ego doit sortir de sa terre je pour aller dans l’espace amour.
Ne pas utiliser l’amour, rejeter l’amour c’est se comporter comme des petits enfants qui ont peur d’aller à l’école et qui s’accrochent à leur mère pour ne pas y aller; arrêtons de nous accrocher à notre égoïsme et allons vers l’amour, n’ayons pas peur de nous en servir; il va changer nos vies comme l’école change la vie des petits êtres humains; l’école ne tue pas l’enfant mais le transforme et l’amour ne tuera pas l’ego il le transformera.
Allons vers l’amour même si nous en avons peur car il a en lui la force de changer et d’améliorer nos vies; il est une lumière qui fait peur comme le feu faisait peur à l’homme préhistorique; c’est en allant vers le feu qu’il a su l’apprivoiser et c’est en vivant l’amour que nous serons éternel.
La vie a t-elle un sens ? Le but d’une société n’est pas de gouverner la majorité des êtres humains qui la composent par des décrets et des lois; car si l’on pense que ces décrets et ces lois sont bien pour l’ensemble de l’humanité ce ne sont que des décrets et des lois c’est à dire qu’ils ont en eux la puissance créatrice de notre ego et l’ego ne doit il pas être transformé par l’amour ? Le chemin des décrets et des lois n’est plus le bon.
La société doit suivre la vie comme l’ombre suit le corps dont elle est issue, non pas son esquisse mais la vie elle même; la société et la vie ne doivent être qu’un seul et même chemin : il n’y a pas l’humanité et la vie, il n’y a pas la société et la vie, et surtout il n’y a pas l’ego de l’humanité et la vie; il y a l’amour et la vie,  l’amour et l’amour.
Les lois régissent le monde mais le but de l’être humain est la liberté, non les lois; les lois appartiennent à l’égoïsme, la liberté appartient à l’amour. Toute loi humaine est une entrave à la liberté; tout objet qu’on lance retombe, telle est la loi et l’être humain est né libre tel est la loi; que chaque être humain se débarrasse de ses lois égoïstes et la société telle qu’elle est n’aura plus besoin d’être.
La vie a t-elle un sens ? L’être humain est une concentration de liberté individuelle dans un amour universel et s’il veut vivre cette liberté il doit vivre dans l’amour pour le diffuser partout; arrêtons de planter les graines de l’esclavage et de l’égoïsme c’est à dire les graines du passé, de la nostalgie car aimer ne veut pas dire je mais absence de je.
Arrêtons de jouer au jeu société, mettons le dans sa boîte et rangeons le il ne nous servira plus; après avoir joué à extraire, à décortiquer, à mettre la planète sans dessus dessous, après avoir appris à compter, à cultiver, à diviser, à torturer, après avoir goutté à tous les plaisirs, aux désirs, aux poisons, à la souffrance,  à la maladie, à la satisfaction, à la jouissance, à l’égoïsme, nous allons maintenant aimer, après avoir tant joué nous allons maintenant vivre l’amour.
Les règles de l’amour c’est l’absence de règles puisque nous les avons rangés avec la société. Grâce à l’amour nous avons les moyens d’unifier la planète et tout ce qui la compose, de la transformer en un rayonnement jamais atteint par aucune civilisation, d’accomplir la plus grande révolution non violente de l’histoire de l’humanité à l’échelle planétaire, nous avons les moyens de donner à chaque être humain, à chaque créature, la possibilité de vivre humainement, c’est à dire d’avoir un corps sain lui permettant de développer harmonieusement l’amour et la connaissance; nous avons les moyens de vivre dans la luminosités, dans la surbrillance, dans la clarté, dans l’échange émotionnel des différences, nous avons les moyens de stopper, de continuer, de faire une pause, nous avons le temps de nous donner le temps.
Réveillons nous : le jour se couche t-il ou se lève t-il sur notre humanité ? Il est parfois difficile quand le soleil est caché de voir à quel moment précis de la journée nous sommes; si nous rentrons dans la nuit de notre humanité alors notre civilisation a échoué comme les autres; si nous rentrons dans le jour de notre humanité alors nous sommes dans l’instant de la plus grande victoire humaine de tous les temps; c’est à chacun d’entre nous de choisir  car cette journée, cette humanité ne dépend pas des circonstances liées aux lois naturelles de l’être humain mais de circonstances déterminées par l’être humain lui même et ce début de journée sera si ce début de journée est amour.
Aujourd’hui nous avons de la vie une vision globale et une vision particulière, nous sommes à la fois fourmi et aigle, nous sommes à la naissance d’une autre manière d’aborder la vie. L’être humain a effectué le travail qui devait être accompli : par son travail de fourmi il est allé partout et il a tout découvert, par sa vision d’aigle il a découvert où il était; maintenant, avec la vision de l’amour  il lui faut trouver pourquoi il est, comment se fait il qu’il est.
Alors aimons pour vivre ce que nous sentons, pour goûter ce que nous appréhendons, pour vibrer à ce qui bientôt va naître grâce à l’amour : notre éternité.
Les mots peuvent expliquer une partie de la vie mais non toutes ses facettes; les mots sont les arbres invisibles de notre forêt intérieure mais l’amour c’est le soleil qui éclaire la forêt.
Notre corps c’est la déracination de la nature, sa liberté mise en mouvement et l’amour la raison de cela; l’amour est la seule représentation aujourd’hui existante permettant de donner un sens à la nature pour une transformation totale de l’être humain en autre chose que lui même dans une évolution intégré à la totalité de la vie et non une évolution dans un tout que l’on voudrait particulier ou dans un particulier que l’on voudrait global.
L’évolution de la vie doit elle être lié à la rapidité ? Aller plus vite nous rapproche t-il de la réalité ? A t-on avancé en sagesse parce que nous nous déplaçons plus rapidement ou parce que nous travaillons plus vite ? Le sens de la vie se résumerait il en un maximum d’acte en un minimum de temps ? Cette vision appartient encore à l’ego non à l’amour, et comme il est impossible d’être en même temps à Paris et à Pékin, il est impossible d’aimer et d’être égoïste. Arrêtons de fragmenter le temps, arrêtons de fragmenter l’amour, ne soyons plus égoïste. L’ego est lié au temps, à la limitation et l’amour est lié à l’éternité,  à l’illimité; le je a besoin d’un port d’attache, d’un but,  d’une liberté dans ses propres frontières; l’ego cherche toujours à se découvrir, toujours plus loin mais toujours lui même, toujours la satisfaction de lui même et quand il trouve le repos il le trouve toujours dans lui même. L’ego cherche l’infini mais il ne peut trouver que l’horizon de ses propres limites.
L’amour est le véhicule à notre disposition qui nous permet de dépasser notre ego comme l’ego a été la monture qui a permis à l’humanité de quitter la préhistoire.
La vie a t-elle un sens ? Ce n’est pas de rendre une fleur ou le je éternel, ce n’est pas de creuser des tunnels qui traverseraient toute la planète pour aller plus vite d’un point à un autre ou de séparer le temps qui nous sépare de la mort en espace temps qui nous éloigne d’elle; ce n’est pas non plus de convaincre l’humanité d’adopter telle ou telle idée, de croire en telle ou telle religion, d’avancer dans tel ou tel sens, d’adopter telle ou telle particularité; ce n’est pas non plus l’individu  l’universel; ce n’est pas la vie, ce n’est pas la mort, c’est uniquement l’amour, c’est l’amour.
L’amour, car c’est le seul qui fait de la liberté un acte créatif toujours neuf ; l’amour parce qu’il ne s’apprend pas mais qu’il se vit.
L’amour ne se définit pas, il ne s’enferme pas, il est une vibration qui n’a jamais vibré; il est dans tout et ne dénature rien; il donne à toutes choses la possibilité de naître à  autre  chose; il est dans  l’oiseau, dans la branche et dans l’oiseau posé sur la branche.
L’amour ne se contente pas de l’harmonie de petits moments égoïstes clôturés dans le je mais d’aimer et d’agir dans l’amour, de faire de l’amour le tremplin de l’éternité, de faire avec l’amour le contour de notre nouveau corps.
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Par Önajor - Publié dans : livre
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:29


   

                      Un    amour


               qui   change l’histoire

 

La liberté,  la vie et l’éternité sont les ombres de l’amour

 

 

 

Il est aussi difficile aujourd’hui comme hier de bousculer les traditions et les idées car nous aimons toujours dans le passé.
Le  texte  qui  suit  n’est  pas  un chemin, tout au plus une lueur qui s’évanouira quand apparaîtrons les soleils de votre propre chemin.


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Assis derrière la mer Judas réfléchissait à une révolte qui permettrait à toute l’humanité de s’éveiller; il aspirait depuis toujours à une justice éclatante de vérité qui mettrait à nu toutes les injustices, tous les mensonges; il espérait que la conscience humaine atteindrait un jour les hauteurs de la conscience universelle.
Judas était persuadé qu’il partageait avec Jésus la même façon d’appréhender la vie, qu’ils suivaient le même chemin, qu’ils étaient unis dans un ciel d’idées nouvelles, mais il réalisait que ce n’était pas le cas; Judas se sentait abandonné, déçu, trompé, trahit par les actes de Jésus car ils ne correspondaient plus à son   attente; il ne comprenait pas, du moins pas encore, que Jésus ne voulait pas une révolte mais une naissance.

La nuit finissait de peindre le jour et l’horizon mélangeait si bien  les couleurs du ciel et de la mer qu’il était impossible de les différencier; pourtant, quand l’aurore enfanta le soleil, la ligne d’horizon se démarqua parfaitement séparant la mer du ciel, l’eau de l’air, l’amant de l’aimée, Jésus de Judas.
Judas restait là à regarder le soleil, à le fixer jusqu’à l’aveuglement, jusqu’à la souffrance, mais il baissa vite les yeux, vaincu; les grains de sables lui apparurent comme des milliards de Jésus qui l’aveuglaient; il ne remarqua pas que le maître s’approchait :
- Alors Judas, qu’as tu ? Tu es déçu ?
Judas se leva .
- Oui  Jésus .
- Tu ne m’aimes plus ?
- Non, pas du tout; c’est que  je ne comprends pas ta façon d’agir,  ta motivation.
- Mon action n’a qu’un motif : créer à partir de l’amour et de sa vérité une autre couleur, un autre sens à la vie.
- Désolé Jésus, mais je ne crois pas que l’amour et la vérité changeront quelque chose; ils ne créeront jamais une révolte qui seule permettra à l’humanité d’évoluer, d’avancer, d’être plus en harmonie avec la vie et surtout plus juste.
- Détrompes toi Judas, l’amour et sa vérité peuvent transformer l’ancien, faire naître quelque chose de nouveau, amener à la surface de chaque être humain le meilleur de lui même et générer un sens nouveau à la vie; la transformation, Judas, est reliée au passé, la création appartient à l’éternité.
Ce ne sont que des mots, Jésus, tes mots; tu as parlé dans les temples, tu as dispersé les marchands, tu as exhorté les prêtres et tout cela n’a servi à rien, personne ne s’est réveillé, tes mots ne se sont pas modelés, matérialisés en actes, ils restent comme des planètes mortes, sans vie, car aucun soleil ne les éclaire; tes mots n’existent que pour toi, ta révolte est individuelle; tu me fais penser à une mante religieuse qui à la fin de sa danse amoureuse se mangerait elle même. Pourquoi, Jésus, n’entraînes tu pas le peuple avec toi dans une révolte qui seule peut changer  les  choses ?
- Pour quelle raison penses tu que mes actes soient liés à une révolte ? Si tu le vois ainsi, alors la naissance du bourgeon au bout de chaque branche en est une, la naissance de la fleur également et aussi celle du fruit; ces révoltes sont individuelles et ne vont pas contre l’arbre mais avec et si mon action est une révolte elle n’est pas contre tout mais avec tout. L’humanité est une, la planète est une et l’arbre aussi est un; les différences, la ségrégation, sont dans les pensées jamais dans l’amour.
- Peut être, Jésus,  peut être, répéta Judas, je vais y réfléchir.
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Judas marcha jusqu’au désert; il pouvait dans cette solitude,  dans ce silence, entendre ses pensées presque les rendre palpables et voir ainsi ce qui semblait juste humain; Judas était persuadé que Jésus se trompait. Il se répéta les paroles du maître : «Le bourgeon doit éclore, naître individuellement » ; cette idée n’épousait pas ce qu’il pensait Judas y vit même quelque chose de malsain : « Comment peut il affirmer cela ? Le pays est en guerre, occupé, les pauvres sont de plus en plus pauvres, les riches se cachent derrière leurs biens et les religieux derrière leurs lois; quelle place peut bien avoir une révolte individuelle dans ce chaos, au milieu de toutes ces injustices ? Aucune. Seul Jésus bourgeonne et il le fait comme un dieu ». Judas vit mourir Jésus tout en fleur laissant derrière lui un fruit que personne ne mangerait. Il était convaincu que le chemin du maître n’était pas le bon; il retourna auprès de lui pour le faire changer d’avis et surtout pour le convaincre de prendre une autre route; la lumière de ses pensées illuminèrent celles de Jésus. Il retrouva le maître :
- Tu dois être le guide, la voix qui annonce un nouvel âge; les gens t’aiment, ils t’écoutent, ils te suivront; amènes les avec toi sur un chemin plus humain, aides les, ne les abandonnes pas, ne fleuris pas, tu peux les conduire vers une vie différente; unis ta révolte à la leur pour qu’il n’en reste qu’une, choisis leur vie,  places y la tienne et avançons tous ensemble vers un monde ou l’injustice sera effacé de nos mémoires .
- Je ne suis pas général, Judas, ni chef, ni prêtre, ni maître; tu veux que je sois le guide, que j’entraîne le peuple vers une rébellion qui tôt ou tard amènera la violence, le sang, la souffrance, les injustices que tu condamnes tant ? Veux tu Judas que je prenne le pouvoir, que je devienne roi ?
- Oui, car c’est le seul moyen pour tout changer et repartir sur des nouvelles bases en faisant naître une nouvelle fleur de vie; tu dois, Jésus, donner un coup de pied dans la fourmilière, tu dois la détruire.
- Détruire n’a jamais rien changé; une révolte en est suivie d’une autre à plus ou moins long terme; mettre dans une pile de plats celui de dessus dessous ne change rien quant à son utilisation. Je veux une révolte dans l’amour c’est à dire une révolte  individuelle; non pas un coup de pied dans la fourmilière mais un coup de pied à chaque fourmi; quand le peuple à faim il faut nourrir chaque être humain; de la même manière chaque bourgeon donne sa fleur et de la même manière l’amour transformera à lui tout seul la condition de ceux qui veulent autre chose que leur vie.
- Il est vrai que le bourgeon fait apparaître la fleur, oui Jésus, mais n’es tu pas la sève qui fait naître le bourgeon ?
Judas regarda Jésus dans l’attente d’une réponse qui pourrait le délivrer de ses incertitudes; le maître s’empara du regard et l’attira tout au fond de son coeur.
- Non, Judas, je ne suis pas la sève.
- Jésus, Jésus, tu déchires mon coeur.
- Alors, Judas, regarde à travers cette déchirure et dis moi ce que tu vois ?
Mais Judas n’osa pas et il ne regarda pas non plus le maître.
Encore une fois il retourna avec le désert, avec son désert, avec sa solitude, avec tous ces grains de sable qui lui ressemblaient et que le souffle du vent emportait parfois à l’autre bout du monde; il voulut être un de ces grains pour s’éloigner de Jésus et de son propre écoeurement. L’incompréhension que Judas avait dans son coeur s’unissait à la réalité physique du désert. « Mais pourquoi Jésus veut-il donner un coup de pied à chaque fourmi, les transformer une à une s’interrogea Judas ? » Et il devint fourmi dans l’immensité désertique de sa solitude; il vit le maître lui marcher dessus, l’écraser, puis passer à une autre fourmi et ensuite une autre et encore une autre; Jésus l’empêchait de s’exprimer, de parler, de penser. «Si je suis le bourgeon et s’il n’est pas la sève qui est il donc ? Sa révolte individuelle est comme un orage dans le désert, un mirage, une utopie, car si je me rebelle ici, maintenant, à quoi cela pourrait il bien servir ? La rébellion doit être générale, globale et universelle et si je dois être le commencement il sera la fin; de toute façon qu’il aille au diable lui et sa révolte individuelle ».
Pourtant Judas ne doutait pas de l’humanité de Jésus pour ses semblables, mais son action pour les éveiller ne coïncidait pas avec les siennes; il avait suivi Jésus il était prêt à le quitter; Judas ne se doutait pas que Jésus avait commencé sa révolution individuelle avec lui.
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Judas se lassa du désert, de ses pensées, du maître; il rentra dans la ville, il rejoignit la fourmilière.
En arrivant prés du temple il se rappela le maître chassant les marchands. «Cela n’a servi à rien, pensa Judas, ils sont aussi nombreux; le changement que veux Jésus est égoïste, passager,  impermanent; le mien sera permanent ». Un prêtre s’approcha de lui :
- Ne serais tu pas un fidèle de Jésus ?
- Peut être, répondit Judas, et toi de qui es tu le fidèle ?
- Je suis le fidèle de dieu.
- Et que fait le fidèle de dieu pour éviter la pauvreté à tous ses fidèles ? Que fait le fidèle de dieu pour chasser l’ennemi ?
- J’implore notre seigneur, je le prie, je le supplie, je le pleure, je l’adore.
- Prier n’a jamais donné à manger aux affamés, prier n’a jamais évité la prison aux innocents, prier n’a jamais rendu l’humanité plus humaine; ne penses tu pas qu’une révolte est la seule possibilité qu’a l’être humain pour retrouver sa dignité ?
- Je ne sais pas; de toute façon je n’ai rien à faire avec tout ça,  mais alors rien; je suis le représentant de la loi et la révolte ne fait pas parti de la loi car une loi n’a pas de révolte et ne peut en   avoir : comment une goutte de pluie pourrait elle se révolter ? La goutte tombe, la loi est; révoltes toi mais ne touches pas à la loi ...
- Mais la loi se change, coupa Judas.
- La loi ne se change pas, affirma le prêtre, et surtout pas la loi de dieu; dieu est immuable comme le ciel, fixe comme les  étoiles; s’il y a des nuages ils cachent le soleil, si le vent souffle il chasse les nuages, telle est la loi, tel est ordre, tel est dieu. Pour les hommes, dieu a mis la loi dans le devoir, dans la justice; le prêtre est le gardien de ces lois éternelles et je suis son représentant; tu peux soulever le peuple, l’amener à une révolte, mais ne touche pas à dieu, ne touche pas à sa loi.
- Et la loi de l’amour, répliqua Judas en pensant au maître ?
- L’amour n’est pas une loi car la haine n’est pas une loi; la seule loi c’est la vie et la seule loi de la vie c’est la loi de dieu; la loi c’est la cohésion, l’harmonie, la loi fait tout, crée tout, elle est éternelle comme l’air qu’on respire; révoltes toi si tu veux mais ne touches pas à la loi et je serais avec toi et si je suis avec toi dieu sera avec toi.
Judas quitta le prêtre; son discours n’allait pas dans son sens mais il n’allait pas contre ; «D’abord la rébellion, pensa Judas, on verra ensuite pour la loi du prêtre; Jésus se trompe, je ne suis pas une fourmi », et l’égoïsme de Judas couvrit l’immensité de la ville. Pour la troisième fois il retourna dans le désert.
Perdu dans ses pensées Judas n’avait pas entendu arriver le maître; Jésus était juste derrière lui :
- Alors Judas, tu es prêt à me quitter ?
- Oui Jésus, car nous ne suivons pas le même chemin; les paroles du prêtre dans le temple m’ont ouvert les yeux sur la réalité présente : ta révolution dans l’amour ne touche pas la réalité; l’amour et la vérité que tu prônes vont dans un seul sens : contre la loi des prêtres; le monde est prêt à te suivre et tu ne t’occupes que de la loi, révoltons nous  tu  changeras la loi ensuite. Dis moi pourquoi ton non vouloir, explique moi ta solitude, ton chemin ? Continueras tu ta route solitaire jusqu’à l’obstination ?
- Tu te perds dans les labyrinthes de tes raisonnements; crois tu Judas que la vie ai besoin de tes réflexions, des miennes ou de celles du prêtre ? Crois tu que l’amour et la connaissance aient besoin de lois pour s’exprimer ? Peut être oui, mais cette loi est unique : elle s’appelle liberté et la liberté ne s’enferme pas dans des réflexions, des dogmes, des axiomes; la liberté trouve sa joie dans l’amour et l’amour trouve sa joie dans la liberté; commence par donner un sens à ta liberté et ensuite tu verras; quel est donc le sens de ta liberté, quel est le sens de ta vie ?
- Je ne sais pas et ça m’est égal; ma vie est une goutte d’eau, peu importe qu’elle existe ou pas, elle n’empêchera pas la pluie de tomber; mais toutes les autres comptent plus que tout car se sont elles qui font la pluie; oublies la loi Jésus, laisses là de côté, ne t’occupes pas d’elle ni de leur représentant; occupes toi de l’humanité, des autres et révoltons nous ensemble pour le bien de tous.
Jésus ne répondit pas.
Ils marchèrent jusqu’à la mer et s’assirent sur le sable pour regarder le soleil éclairer une dernière fois l’horizon qui mélangeait à nouveau les couleurs du ciel et de la mer, Jésus et Judas; la nuit les enveloppa dans son sommeil jusqu’au petit matin.
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- Crois tu, Judas, que je sois le fils de dieu ?
- Non, mais tu peux être le soleil qui apporte la rosée à tous.
- Crois tu que je ressuscite les morts ?
- Non Jésus; je ne crois pas en tes miracles, comment pourrai je croire en quelque chose que je vois ? Ce que je vois je ne le crois pas je le sais; je ne crois que ce que j’imagine et je sais ce que je vis, ce que je vois : je ne crois pas qu’il y a le soleil,  je sais qu’il y a le soleil; ne pas donner d’explication n’empêche pas l’existence de ce qui existe et tes miracles sont comme le soleil, ils existent; non je ne crois pas : j’ai vu, je sais et je n’ai pas d’explication.
- Tu as raison, Judas; on ne peut pas tout expliquer et puis pourquoi devrions nous toujours tout démontrer ? On n’explique pas l’amour, on vit l’amour. L’amour et la vérité sont les deux côtés d’une lame de rasoir : en affûtant les deux côtés le fil de la vie devient tranchant et on peut découvrir toutes ses facettes. Tu veux Judas que j’aide les gens à se révolter pour rendre leur vie meilleure, mais pour cela je ne dois pas affûter un coté plus que l’autre; l’amour et la vérité sont les arômes de la vie et on ne doit pas les cacher derrière des lois; on a fait de la loi une vérité mais la vérité n’a pas de loi, l’amour n’a pas de loi, tous les deux sont hors la loi; tu vois Judas, au sommet de cette lame qu’est la vie,  l’amour et la vérité ne font plus qu’un; n’écoutes pas le prêtre,  l’amour dont je parle n’est pas le contraire de la haine car au sommet d’une lame de rasoir il n’y a plus ni côté droit ni côté gauche. Je vais te dire autre chose Judas : penses à ton corps,  imagines le et déshabilles le, ensuite sépares le en plusieurs   parties : dans la première tu y mets les cheveux, les poils et la peau; dans la seconde la tête et la troisième le coeur; dans la quatrième le sang, la cinquième la chair; dans la sixième et dernière les os. Dis moi Judas, dans ces six parties où vas tu mettre les pensées et les sentiments ? Penses tu qu’ils soient dans une de ces parties ? Crois tu que les pensées se trouvent dans la tête et les sentiments dans le coeur ? Non Judas, tout au plus peuvent ils se trouver dans leur union comme l’ivresse se trouve dans le mélange de ce qui est bu et de celui qui boit; et crois tu que les sentiments et les pensées continuent à vivre après la dissolution du corps ? Non, car l’ivresse disparaît dés qu’il n’y a plus de vin; pourtant, Judas, comme l’ivresse fait naître l’euphorie  quelque chose de nouveau peut être crée à partir de l’amour.
Judas écouta Jésus; c’était peut être la première fois qu’il l’écoutait sans l’interrompre; il ne comprenait plus Jésus et surtout il ne se comprenait plus. Judas était entrain de mourir au maître, de mourir à la vie, de mourir à lui même; il se croyait aux portes de la surhumanité et maintenant il se voyait plus petit qu’une fourmi; il voulut partir dans le désert mais il s’y trouvait déjà, alors il s’écroula au sol et ses larmes soulagèrent le désert mais éteignirent tout l’amour qu’il avait pour Jésus; le rasoir venait d’ouvrir son coeur en deux : d’un côté la vie, de l’autre la mort et au milieu aucune trace de lui; pourtant dans toute cette souffrance, dans tout ce dégoût, dans toute cette incompréhension  une certitude se leva : s’il n’avait pas compris tout le discours de Jésus quelque chose l’unissait à lui comme l’amour à la connaissance : il ne croyait pas.
Jésus le releva :
- Il est temps Judas, d’aborder un autre sens de la vie dans des actes qui se passent d’explication et pour agir je vais t’aider à te servir de l’amour; pour cela il faut mourir, il faut souffrir et il  faut se taire ; viens Judas, suis moi.
Judas regarda le maître s’éloigner; enfin Jésus allait lui donner des explications sur son cheminement, sur son action; l’espoir renaissait et il était là devant lui mais aussi dans lui; Judas sentait que celui qui partait dans le désert pouvait l’aider, alors il se vit à la place de Jésus, il se vit ressusciter les morts, il se vit aimer le monde entier, il se vit roi, maître, il se vit l’affûteur de dieu, mais ce qu’il ne voyait pas c’est qu’il aiguisait toujours sa vérité et c’est encore dans sa lumière qu’il rattrapa Jésus.
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Au puits de Ramousa, dernière halte rafraîchissante avant l’enfer du désert, ils rencontrèrent un berger et sa fille; Judas voulut leur acheter quelques provisions avant de commencer leur marche :
- Non Judas, nous allons dans le désert les mains vides, ne t’inquiètes pas il ne nous arrivera rien; allons, il est temps pour toi d’ouvrir la porte.
Avec regret mais confiance Judas suivit le maître.
Ils passèrent devant le berger qui surveillait sa fille puiser de  l’eau; Judas se retourna sur la bergère; sa beauté illumina son coeur ouvrant un abîme de passion qu’il avait cru comblé depuis sa rencontre avec Jésus. Le berger les interpella tout en se dirigeant vers eux; il les salua et leur dit :
- Allons nous désaltérer tous ensemble et nous parlerons; j’ai une fille à marier et tu n’es pas indifférent à sa beauté, dit il en s’adressant à Judas qui regardait toujours la jeune fille.
- D’accord, répondit Judas; viens Jésus, écoutons cet homme et buvons une dernière fois.
- Jésus ? Reprit le berger, ne serais tu pas le nazaréen dont tout le monde parle ?
- Je le suis.
- Alors tu n’es pas le bienvenu, quant à toi, dit il en regardant Judas, tu ne devrais pas t’associer avec des faux prophètes mais tu peux venir, je te présenterai ma fille.
Encore une fois le doute s’empara de Judas, encore une fois il devait faire un choix; il avait décidé de suivre Jésus mais la fille du berger allumait dans lui des désirs à faire fondre le sable du désert  :
- Je viendrais si mon maître vient avec moi et ...
Un hurlement se fit entendre, s’étouffant petit à petit dans les entrailles du puits. La jeune fille venait de tomber.
Aidé de Judas, le père réussit à dégager la bergère du puits; un filet de sang coulait de sa tête et le père prit le corps sans vie de sa fille dans ses bras :
- Malheur à toi, Jésus le nazaréen et malheur à moi d’avoir croisé ta route; vas t’en avant que la folie ne m’atteigne et que je ne te jette moi aussi au fond du puits, malheur à toi, malheur à toi,  malheur à toi , ...
Et le berger tout en pleurs s’agenouilla en tenant toujours sa fille morte dans ses bras.
Jésus s’approcha de la douleur, de cette souffrance, de cette amertume dans le coeur du berger qui releva la tête quand l’ombre de Jésus fut sur lui. Il était prêt à lui cracher dessus quand son regard croisa celui du maître. Comment pourrait il souiller le visage de cet homme qui par son seul regard lui ôtait toute trace de souffrance ?
Jésus s’abaissa, caressa la chevelure de la bergère et l’embrassa sur le front :
- Les yeux qui voient l’amour ne peuvent pas mourir, dit il en regardant le père.
Jésus se releva; il se dirigea vers le désert et Judas  s’empressa de le suivre. La fille du berger ouvrit les yeux et les regarda s’éloigner .
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Trois jours qu’ils marchaient dans le désert, trois jours sans  boire, sans manger, sans parler. Jésus était devant, Judas le suivait à quelques pas derrière le regard fixé sur le maître; trois jours qu’ils marchaient du lever au coucher du soleil, et lorsque la nuit tombait ils s’arrêtaient là où ils se trouvaient s’endormant à même le sol comme des foetus que le désert aurait enfanté; le matin du cinquième jour la chaleur devint tout à coup insupportable, comme pour faire pâlir les flammes de l’enfer, comme un avertissement de la nature à arrêter cette marche insensée vers quelque chose qu’elle n’arrivait pas à saisir et que Judas  commençait  lui  aussi à trouver absurde. « Mais pourquoi donc le maître a t il choisi le désert, se demanda Judas ? Quand va t-il s’arrêter pour m’enseigner, quand va t- il m’expliquer ? Combien de temps encore ? Et pourquoi a t il dit mourir, souffrir, se taire ? Ne serait il pas logique de dire se taire, souffrir et mourir ? ».
Judas en avait assez du silence et des mystères du maître; il n’était pas mort mais il souffrait comme jamais. Alors son esprit s’attacha à trouver des questions sans réponses qui lui permettraient sans regret d’abandonner sa quête, de quitter Jésus pour ne plus souffrir de cette chaleur inhumaine; mais Jésus était il humain ? Qu’elle humanité pouvait il bien avoir ?
Chaque pas était pour Judas un véritable supplice, une torture, il lui semblait que chacun de ses pieds écrasaient un sol parsemé d’épines de fer rougies par le soleil; devant cette souffrance et avec la montée en puissance de la soif, Judas commença à désespérer; face à la soif l’insupportable devenait infranchissable et la haine le seul remède que Judas trouva pour rester encore avec le maître; et cette soif prit irrémédiablement le dessus sur Judas; la soif rongea inexorablement ses forces, sa volonté et quand elle rentra dans son coeur elle prit toutes les formes, tous les désirs, toutes les haines, toutes les peurs; et les peurs se transformèrent en une peur, en la peur et elle était là devant lui qui marchait tête baissée à l’affût de celui qui marchait derrière elle; et il reconnu cette peur devant lui, elle s’appelait la mort : Jésus était la mort, Judas était le mort.
Alors Judas se mit à prier, il pria la mort d’arrêter, de stopper, de faire une pause, juste une petite halte mais pas pour boire non, surtout pas, mais pour se reposer,  juste pour reprendre son souffle; mais la mort n’écoutait pas, la mort continuait inexorablement son chemin attendant la chute de Judas; alors quand Judas tomberait, elle se retournerait pour l’aspirer par les fils de peur qu’elle tissait en marchant; et Judas pria de plus belle,  il implora même la mort d’arrêter et plus il implorait, plus il avait soif; pour résister il but la sueur de son corps et lorsqu’il n’eut plus de sueur il commença à boire son sang; mais la soif était toujours là; alors il pria encore plus fort, il pria encore et encore et le lendemain il pria et pendant la nuit il continua de prier; le matin suivant il continua encore  puis il supplia et finalement il s’arrêta.
Il laissa filer la mort. Alors une fontaine de joie se mit à couler dans son coeur qui fit disparaître l’image même du maître. Judas reprenait ses esprits; il suivit Jésus du regard jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le voir et fit demi tour; la mort s’était enfin éloigné, le fou venait de disparaître; car pour Judas il n’y avait plus de doute,  Jésus était fou. Ne fallait il pas être fou pour marcher dans le désert pendant des jours et des jours sans manger, sans boire, sans parler ? Il accéléra le pas pour s’éloigner au plus vite de la mort, de la folie; il s’en retournait soleil couchant, Jésus continuait soleil levant.
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Judas arriva prés du fleuve quand le jour se levait; il était fatigué, harassé, rompu, assoiffé, mort à la vie, mort à Jésus, mort à ses certitudes, mort à sa haine, mort à ses peurs, mort à tout ce que la vie lui avait appris. Il s’agenouilla au bord de l’eau, sans désirs,  sans envies, sans soif, sans enthousiasme, sans bonheur; il plongea la main dans l’eau libératrice comme si la vie l’obligeait encore à vivre, à ne pas mourir; il recueillit un peu d’eau dans sa paume et la porta à ses lèvres quand le visage de Jésus lui apparut au creux de la main; surpris par l’image qu’il venait d’apercevoir il là rejeta aussitôt dans le fleuve.
Judas resta là, agenouillé, égaré, perdu, seul; le visage de Jésus avait disparu, sa haine avait disparu; il n’y avait dans lui plus aucune trace de lui; Judas enfin se taisait et la trilogie du maître : mourir, souffrir, se taire lui devînt claire, simple, évidente. Mourir, et il était mort dans le désert; souffrir et il avait aussi souffert, mais le désert ne lui avait pas appris à se taire; et là,  après la vision du maître Judas se taisait; il se taisait dans son corps, il se taisait dans ses pensées, il se taisait dans ses émotions et il se tût même plusieurs jours : la soif l’avait entraîné loin de Jésus, la soif le ramenait vers lui.
Judas ne comprenait rien au chemin emprunté par Jésus mais il commençait à aimer sa folie; il plongea dans le fleuve il plongea dans Jésus.
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Judas se rendit auprès de ses amis qu’il n’avait pas vu depuis quelque temps déjà. «Tiens, pensa Judas, avec le maître nous sommes treize, quelqu’un serait il en trop ? »; cette pensée le fit sourire : «Comment pourrait il y avoir quelque chose en plus ou quelque chose en moins ? », se dit il.
En s’approchant d’eux il chercha Jésus du regard mais ne le voyant pas il s’affola, il était peut être toujours dans le désert,  peut être était il mort. La voix tremblante il demanda :
- Où est le maître ?
- Il s’est rendu au temple.
- Vous ne l’avez pas accompagné ? questionna Judas soulagé que Jésus soit toujours vivant .
- Non Judas, il voulait s’y rendre seul.
- Il allait bien ?
Tous le regardèrent ébahis; demander à quelqu’un qui ressuscite les morts s’il allait bien n’était pas une question à poser, d’ailleurs personne ne répondit et chacun vaqua à ses occupations; Judas alla retrouver Jésus.
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Dans un coin du temple le maître parlait à la foule :
- ... soyez ce que vous êtes et non ce que vous paraissez être, car ce que vous paraissez être n’est pas ce que vous êtes :
Etes vous marchand ? Si oui vous paraissez l’être mais vous ne l’êtes pas.
Etes vous prêtre ? Si oui vous paraissez l’être mais vous ne l’êtes pas.
Etes vous soldat ? Si oui vous paraissez l’être mais vous ne l’êtes pas.
Etes vous un ami ? Si oui vous paraissez l’être mais vous ne l’êtes pas.
Etes vous un ennemi ? Si oui vous paraissez l’être mais vous ne l’êtes pas.
Alors êtes vous quelqu’un ? Si oui vous paraissez l’être mais vous ne l’êtes pas.
Etes vous donc quelque chose ? Si oui vous paraissez toujours l’être mais vous ne l’êtes pas.
Et qui donc êtes vous vraiment ?
Et bien vous êtes amour, vous êtes le verbe aimer, voilà ce que vous êtes vraiment et ce que vous avez toujours été.
Vous êtes amour et cette lumière on vous l’a faite recouvrir d’un épais voile de mensonge.
N’écoutez pas, n’écoutez plus ce qui vient du dehors et qui cache ce que vous avez dedans; écoutez plutôt ce que vous avez dedans et qui éclaire ce qu’il y a dehors car ce qui éclaire c’est une lumière d’amour, c’est votre amour.
Faites comme une mère car une mère ne fais pas toujours ce que veut le fils; elle écoute plutôt à l’intérieur d’elle ce qui est bon pour le fils et n’est ce pas l’amour qu’elle écoute au fond d’elle et qui est bon pour le fils ? Et cet amour ne lui dit il pas qu’elle doit aimer et pardonner ? Soyez comme cette mère, écoutez l’amour tout au fond de vous pour le projetez  autour de vous car tous sont vos enfants; il y a plus d’amour, de vérité dans une mère que dans tous les temples de la terre, que dans tous les juges, que dans tous les prêtres; il est temps de rejeter tous les temples, d’abandonner le passé; il est temps de donner à l’extérieur tout l’amour que vous avez à l’intérieur.
Vous êtes amour, vous êtes le verbe aimer et ce que vous êtes n’est pas ce que vous semblez être. Car vous êtes semblable à une fleur mais vous n’êtes pas la fleur, vous êtes plus que la fleur, et n’est ce pas le parfum qui est plus que la fleur ? Alors vous êtes semblable à ce parfum.
Mais si vous êtes semblable au parfum vous êtes aussi plus que le parfum, et n’est ce pas l’espace où se diffuse le parfum qui est plus que le parfum ? Alors vous êtes semblable à cet espace.
Mais là aussi, si vous êtes semblable à l’espace vous êtes aussi plus que l’espace et n’est ce pas l’amour où se diffuse l’espace qui est plus que l’espace ? Alors vous êtes semblable à cet amour et il est la porte s’ouvrant sur l’éternité ...
- Et l’ennemi ? L’ennemi est il amour, lança quelqu’un dans la foule ? Le soldat qui torture, qui viole, qui tue, est il amour ? Est il lui aussi le verbe aimer ?
- Le soldat qui torture, qui viole est aussi amour, mais s’il ne le sait pas amenez le vers l’amour, et si la mort est le seul moyen pour l’amener vers l’amour alors mourrez car je vous ai montré l’éternité dans vous, je vous ai prouvé que la mort n’est pas une finalité,  j’ai ramené ...
Mais la foule révolté par les dernières paroles du maître se saisit de lui pour le lapider  :
- Tu vas nous montrer comment on ne meurt pas, tu vas nous montrer comment on devient éternel.
A peine sortirent ils du temple qu’un jet de pierres vola sur Jésus comme une pluie de météores. Jésus s’écroula.

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Judas n’avait pas bougé du temple; il était abasourdi, paralysé  par la peur, impuissant à toute réaction.
Il voulait que Jésus amène le peuple à la révolte et le peuple s’était révolté contre lui; il venait de donner un coup de pied à chaque fourmi à l’intérieur même de la fourmilière; mais quel besoin avait il eu de leur parler ainsi ? N’y avait il pas une autre méthode pour amener les gens à se révolter ? Le maître n’avait il pas dit que le changement devait se faire avec et non contre ? Et maintenant il se passe tout le contraire; ne fallait il pas changer de méthode et accepter des compromis ?
« Non ! » hurla Judas dans le temple, et il s’élança vers le terrain du massacre.

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Judas arriva devant un mur de femmes protégeant Jésus; la foule avait cessé de lancer les pierres, elle n’en voulait  pas à  ses  mères . «Amène le avant qu’ils ne changent d’avis, vite ».
Jésus était étourdi  mais vivant; Judas le releva et ils quittèrent les abords du temple sous les jets de pierres.

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Judas amena Jésus à leurs amis et retourna au temple, il voulait parler au prêtre qu’il ne trouvait pas innocent de ce qui était  arrivé :
- Pourquoi ? Demanda t il au prêtre.
- Parce que ton ami a remis en question notre loi c’est à dire dieu ; tant que ton ami a parlé d’amour tout allait bien car personne ne peut être contre l’amour, mais ensuite il a touché à la loi en se prenant pour dieu; comment un être humain pourrait il vivre éternellement ? Seul dieu est éternel; ton ami fait de dieu son instrument, sa chose; il met le créateur au même niveau que les choses qu’il a créées; dieu est au dessus de toutes choses visibles ou invisibles; ton maître se révolte contre dieu, ton maître se révolte contre les lois immuables de l’éternité et leur représentant ; ne penses tu pas que ton maître engendre une révolte plus qu’individuelle : personnelle ?
Le doute s’empara à nouveau de Judas; il quitta le prêtre sans discuter; il devait savoir une fois pour toute ce que voulait Jésus, quels étaient ses motifs, son but, son chemin; Judas en avait assez d’être tiraillé dans son for intérieur, il devait parler à Jésus maintenant .
Il traversait la ville à toute allure quand une vieille femme l’arrêta en le prenant par le bras :
- Ton maître est il sain et sauf ?
- Oui il l’est; mais pourquoi lui avoir sauvé la vie en risquant la votre ?
- Parce que nous savons de quoi il parle, nous savons que l’amour peut tout pardonner car comme il l’a dit  nous pardonnons tout à nos enfants; mais son pardon est encore plus grand, son pardon est immense, si fort que la mort elle même s’incline devant lui et la mort est la plus grande faute que dieu à mise en nous; ton ami a changé cette loi, il  pardonne notre faute, il pardonne notre mort et nous rend éternel; c’est la plus grande preuve d’amour qu’un être humain ai donné à toute l’humanité ».
Cette simple femme, cette mère venait de faire comprendre à Judas que la révolte du maître ne pouvait pas être personnelle ni même individuelle; elle ne pouvait être qu’universelle, c’est à dire, comme le lui avait dit l’ancienne : éternelle. Le prêtre se trompait comme il s’était trompé; le regard de cette femme prit la forme de l’amour dans le coeur de Judas. Il retourna auprès de Jésus.
Ses amis lui dirent qu’il était allé se promener au bord du fleuve aux faubourgs de la ville; il ne lui demandèrent pas ce qui s’était passé au temple, ne lui posèrent aucune question; le cheminement était différent pour chacun d’eux et ils le savaient .
Judas rattrapa Jésus prés du fleuve :
- Attends Jésus ! Attends moi, il faut qu’on parle.
- Viens Judas, allons boire quelque chose dans cette taverne, nous parlerons.
Judas commanda à boire et ils s’assirent :
- Je n’ai pas bougé Jésus, ils t’ont amené et je n’ai rien dit, rien fait, je n’ai pas réagis.
- Tu es venu me chercher Judas et puis tout ça n’a aucune importance, aucune; quel besoin la voie de l’amour pourrait elle avoir sinon celle d’aimer ? Les raisons n’appartiennent pas à l’amour ...
- Tu vois coupa Judas, tu viens de donner un coup de pied dans la fourmilière et que s’est il passé ? Ils ont essayé de te tuer, que dis je essayé, ils voulaient t’assassiner; je crois que tu ne dois pas agir ainsi, il faut que tu changes ta façon ...
- Comprends une fois pour toute Judas que je n’ai pas de méthode, car l’amour n’a pas de méthode; saches aussi que je ne veux rien changer mais ajouter à la vie un maillon  supplémentaire; l’amour est le seul lien qui peut l’accrocher pour enfin entraîner chaque être humain vers une autre ...
- Jésus Jésus ... une voix qui venait du fond de la taverne appelait le maître; Jésus se leva :
- Attends, dit Judas en retenant le maître par le bras, je passe devant, on ne sait jamais.
Caché dans la pénombre  un homme était assis à une table et posé sur celle ci une bourse d’argent qui semblait bien remplie; ils s’assirent face à l’inconnu.
- J’ai assisté à la scène à la sortie du temple; je crois Jésus que tu te trompes d’assemblée et surtout de cible. Le seul coupable à notre tragédie c’est César.
Et il posa sur la table une bourse bien plus grosse que la première.
Le coeur de Judas battait si fort qu’il lui semblait que sa cage thoracique allait éclater; il donnait totalement , complètement raison à l’inconnu : en se débarrassant de César on éliminait tous les obstacles se dressant sur le chemin de la révolte, de la liberté. Cet homme venait de mettre à jour ce que Judas, dans ses réflexions les plus absolues n’avait pas trouvé; il était maintenant évident que la solution de l’inconnu était la meilleure possible  qu’il ne pouvait en avoir d’autres. L’inconnu poursuivit :
- Cet argent paiera le voyage et nous permettra d’attendre le moment propice qui changera l’histoire de l’humanité.
- Tu as raison, renchérit Judas, c’est la seule solution; il faut couper le maillon pour que la chaîne soit rompue, pour qu’il n’y ai plus de continuité, pour que le malheur, la souffrance et la misère cessent; nous allons enfin rendre à l’humanité la liberté qu’elle à le droit d’avoir.
Jésus se leva pour quitter la table quand l’inconnu le pris par la main :
- Veux tu être celui qui va remettre l’humanité sur les rails de sa liberté ?
Jésus se rassit  mais ne lâcha pas la main de l’inconnu :
- N’est il pas préférable d’ajouter un maillon que de l’enlever ? N’est il pas préférable de sortir l’être humain des rails de son ignorance et de lui montrer le chemin de l’amour ? La liberté que tu prônes n’est elle pas liée au pouvoir c’est à dire aux deux bourses d’argent que tu as déposés sur cette table ? Prends ces deux bourses Judas cet homme n’en a pas besoin, les miséreux et les lépreux en ont plus besoin que lui.
L’inconnu lâcha la main de Jésus et se leva tout en se saisissant du couteau qu’il portait à la ceinture; il l’appuya sur la gorge du maître.
- Ne touches pas à ces bourses ou je tranche la gorge de ton ami .
- Ecoute moi Judas : prends l’argent, beaucoup trop de gens ont faim et tu pourras en nourrir des milliers pendant des mois; prends, ma vie est moins que cet argent car il contient le bonheur de ceux qui ont faim.
Encore une fois Judas devait choisir et là, devant l’urgence de la réponse à donner tout lui devint logique : s’il devait encore choisir c’est justement qu’il n’avait pas encore choisit; mais maintenant un choix s’imposait à lui comme une fontaine de vérité coulant directement sur son coeur:
- Gardes ton argent ou distribues le aux gens qui en ont besoin  mais l’action de mon maître n’a rien à voir avec les tiennes; viens Jésus, ne dois tu pas me montrer un chemin ? Mon chemin ?
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Jésus et Judas quittèrent la taverne; ils se dirigeaient vers le fleuve quand une jeune fille s’arrêta devant eux leur barrant le passage; elle regarda Jésus droit dans les yeux et le gifla. C’était la bergère.
- Pourquoi m’as tu ramenée, pourquoi m’as tu ramenée ?
- Attends moi un peu plus loin Judas, il faut que je parle à cette jeune fille.
- Mais Jésus ...
Judas compris avec le seul regard du maître qu’il ne devait pas insister, il s’éloigna .
 - Est ce toi que j’ai ramenée vers cette vie ou ton père qui a su autre chose que ce qu’il croyait ? Quand un jeune homme et une jeune fille s’aiment ils deviennent mari et femme mais ils sont toujours les mêmes; quand ce mari et cette femme ont des enfants ils deviennent père et mère mais ils restent toujours les mêmes et quand le père et la mère vieillissent ils deviennent grand père et grand mère mais ils demeurent toujours les mêmes et quand les corps retournent à la terre ils sont encore et toujours les mêmes. Ce qui reste identique c’est l’amour qui se cache dans leur transformation, dans leur changement, dans leur métamorphose,  dans leur évolution, dans leur révolution; la vie est cet amour qui se donne totalement à l’humanité en toute liberté. N’es tu pas amour ici où là bas ?
- Non, car je ne suis pas la même ici où là bas.
- Tu te trompes car là bas tu es la même qu’ici; que tes brebis soient la haut sur la colline ou en bas dans la plaine elles restent toujours identiques à elles mêmes; qu’elles soient ici où la bas, la bas où ici  ne change rien; et pourquoi sont elles les mêmes ici où la bas ? Parce que tu es toujours avec elles. Et maintenant va retrouver ton père il faut que je parle à mon ami.

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Jésus retrouva Judas prés du fleuve. Il lui donna une grande tape dans le dos :
- Cherchons quelqu’un qui pourrait nous prêter une barque et promenons nous sur le fleuve, nous parlerons.
Ils trouvèrent un passeur qui accepta; ils montèrent sur l’embarcation et se laissèrent glisser par le courant. La nuit n’allait pas tarder à tomber et il faisait bon vivre; au bout d’une heure qu’ils glissaient sur le fleuve Judas rompit le silence :
- Maître, je voudrais que tu me dises, je voudrais que tu m’expliques, je voudrais que tu me rassures, je voudrais enfin savoir.
- Penses tu Judas que l’amour soit la seule chose importante et qu’il ouvre la porte sur un autre sens de la vie ?
- Ton amour Jésus est une porte ouverte, mais nous n’avons pas tous cet amour dans nous; tu m’as donné une lueur de cet amour mais je ne sais s’il est la porte qu’il faut franchir.
- Oui Judas, l’amour est la porte comme l’enfance est la porte de l’adolescence; le passage à l’adolescence passe par l’enfance et le passage à l’éternité passe par l’amour; mais ce n’est pas une finalité comme l’adolescence n’est pas une fin mais juste un passage, un lien, une ouverture vers quelque chose de totalement diffèrent et qui dépasse même tes pensées les plus secrètes.  Aimes, Judas, pour que demain ne soit plus un mirage, pour que demain n’ai plus de lien avec le passé, pour que ton souhait de justice et de paix universelle  ne s’enlise pas dans une utopie de philosophes en quête de mots mais devienne une réalité aussi vivante que l’amour que tu as maintenant dans ton coeur; observes cet amour Judas, regardes le, abandonnes toi, renonces toi et laisses le inventer, créer, aimer.
Seul cet amour compte Judas et  il va te faire connaître le principe qui donne naissance à tous les éléments; ce principe, Judas, cette substance, n’est pas à découvrir mais à mettre en mouvement comme l’intelligence c’est un jour mise en mouvement; laisses l’amour changer ta vie et transformer tes désirs, tes pensées, tout ce que tu crois, tout ce que tu sais; qu’il guide ta vie sur des chemins que personne n’a parcourus; regardes l’amour dans ton coeur, Judas, qu’il embrase toutes tes particules, laisses la moindre partie de ta vie s’imbiber d’amour, mourir d’amour, car devant cet amour se trouve la merveille des merveilles, la joie des joies, le bonheur des bonheurs, la connaissance des connaissances, le secret des secrets; devant l’amour se trouve ton immortalité c’est à dire un chemin infini : infinité des  formes, infinité des substances, infinité des directions, infinité des moyens  infinité des dimensions, infinité des univers, infinité des espaces,  infinité des lumières; il est temps que tu franchisses la porte en vivant le nouveau sens de la vie et enfin inonder d’amour  l’éternité pour apercevoir les premières lueurs de ses infinis possibilités.
Et l’amour éclata dans le coeur de Judas; tout son corps, toutes ses pensées, tous ses sentiments  vibrèrent à l’unisson de  l’amour; cet amour se diffusa dans lui mais aussi hors de lui,  dedans et dehors, à l’extérieur et à l’intérieur, autour et au pourtour, dans ses lumières et dans ses obscurités. Judas était une vibration sans contours, sans espace, sans vide, sans plein. Mais était il vraiment une vibration ? Une vibration pouvait elle ne pas avoir de limites ? Il n’y avait pas lui et l’espace sans limite ou l’espace et lui sans limite car il n’y avait plus la moindre notion de lui.
Alors Judas se retrouva sur la rive avec Jésus et en apercevant la barque glisser toujours au milieu du fleuve il comprit qu’il avait franchi la porte : Jésus, la barque, le fleuve, l’espace, le vide,  l’amour étaient une seule substance; en regardant le ciel il ressentit ce même élément dans les étoiles et quand il sentit que Jésus le retenait par le bras pour qu’il ne s’envole, il sut qu’un élément nouveau venait de se mettre en mouvement.
Judas venait de franchir la porte; il savait maintenant  que Jésus n’était pas ce que lui voulait qu’il soit et qu’il n’était pas non plus ce qu’il avait pensé qu’il était; tout ce qu’il croyait, tout ce qu’il savait, s’effaçait dans un amour universel, dans une harmonie totale; il entrait maintenant dans la dilatation. Et Judas se dilata dans l’univers, dans l’espace, dans la matière, dans l’invisible; il se dilata dedans et dehors, dans les limites et hors des limites,  dans les ombres de la vie et dans les lumières de la mort, dans le fini et dans l’infini; il se dilata dans le présent, dans le futur, dans le passé; il se dilata dans toutes les directions, il se dilata dans l’amour, il se dilata dans la dilatation, il se dilata comme le vide dans l’espace.
Et une joie immense s’empara de Judas.
Cette joie lui fit comprendre que le maître avait raison : le mental ne pouvait appréhender l’amour et la vérité, le mental ne pouvait comprendre que la forme de ses propres contours.
La joie avait arrêté la dilatation de Judas; combien de temps était il resté ainsi ? Quelques heures, quelques secondes, quelques semaines ? Mais Jésus n’était plus à ses côtés; il partit donc à sa recherche, il alla retrouver celui qui avait la même chose que lui dans le coeur. Il chercha longtemps mais ne le trouva pas; peut être était il au temple entrain de parler à la foule mais il n’y rencontra que le prêtre qui lui dit :
- Ton maître n’a rien voulu écouter, il va être crucifié .
- Non mon ami  répondit Judas, ton dieu va être crucifié, et il ajouta : viens avec moi.
- Non, car tu seras pendu aux lois éternelles de dieu.
- Peut être, mais vivant dans son amour infini, et il partit retrouver Jésus .

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Judas trouva le maître crucifié non pas à son amour pour l’humanité mais à l’amour dans l’humanité; tout était silencieux mais un silence sans pitié,  sans souffrance, sans mort; un silence rempli d’amour et de vérité, un moment d’humanité habillé d’éternité. Jésus crucifié était dans la foule et la foule était crucifié; il y avait là un pur moment de liberté, comme une certitude se levant après des millions d’années de doutes; l’amour prenait enfin racine sur terre et Jésus venait de montrer un chemin qui ouvrirait un autre sens à l’humanité.
Jésus était une fleur et une foule de bourgeons  fleurissait  avec  lui; le maître venait d’actionner une autre dimension de l’humanité; comme le poisson avait émergé de l’eau pour marcher sur la terre ferme, l’être humain par la force de l’amour venait d’ouvrir une autre porte. Judas réalisait que ce moment privilégié,  cette nouvelle naissance pouvait être vécue par chaque être humain; tout le monde pouvait répandre l’amour dans son coeur pour ouvrir la porte de la surhumanité.
Ce n’était pas Jésus qui était crucifié, c’était chaque être humain qui voulait quitter son humanité pour accéder enfin à son immortalité; Judas comprenait que Jésus ne s’était pas crucifié car la résignation n’est pas un acte d’amour; il n’avait pas non plus accompli ce qui devait être accompli car l’amour dépasse les  actes : aimer ce n’est pas agir, ce n’est pas faire, ce n’est pas connaître, ce n’est pas réfléchir, ce n’est pas chercher, ce n’est pas trouver, ce n’est pas guider, ce n’est pas vivre. Aimer c’est tout simplement se dilater sans interférence d’aucune sorte dans l’amour et dans cette dilatation le regard du futur envahit Judas.
Il vit le mensonge, la calomnie, l’imposture, la perfidie de l’humanité  anéantir ce sublime moment; il se vit pendu, trahit, il vit cet amour surhumain rendu humain devenir inhumain; il vit les paroles d’amour du maître ensanglantées d’égoïsme; il vit l’être humain descendre dans le gouffre de son animalité, il vit les enfants renier leur parent et les parents renier leur enfant; il vit l’humanité tuer la planète et la planète mourir d’amour pour elle; il vit l’hédonisme comme un soleil éclairant l’humanité mais ce n’était pas un soleil juste une lueur égoïste; il vit l’être humain courir après le temps et ne jamais le rattraper, il le vit multiplier sa propre image à l’infini, il le vit trembler devant la mort et s’enfermer dans un cercueil technologique pour ne plus la voir; il le vit aussi se figer devant des images mouvantes et se prosterner devant leurs formes humaines; il vit les portes des temples fermées et les gens mourir de froid à ses pieds; il vit l’être humain chercher le bonheur hors de lui et l’oublier dans lui ; il le vit encore muni d’une bourse d’argent pour acheter ses désirs et ne jamais pardonner; il le vit conquérir la nature et l’enfermer dans le cachot de son égoïsme au lieu de se marier avec elle; il vit l’humanité descendre de l’arbre où elle était et cacher son animalité dans les entrailles de son ego; il vit le courage déserter le coeur de l’être humain; il vit les idées n’être que des mots posés sur des désirs; il vit la terre pleurer la fin de l’humanité alors qu’elle n’en était qu’à son balbutiement; il vit que tout était fini avant d’avoir commencé.
Mais pourquoi donc cette vision de fin de l’humanité puisque la porte de l’éternité avait été poussée grâce à l’amour ? Et Judas compris que tout était toujours à faire, que chaque être humain pouvait construire son immortalité grâce à l’amour; la vision de Judas annonçait la fin de son mental mais la vérité se trouvait derrière tout cela ou plutôt la vérité se trouvait là devant lui et elle s’appelait Jésus c’est à dire amour.
La porte avait eu du mal à s’ouvrir mais maintenant elle l’était et Judas apercevait au loin les lumières de son septième sens; Jésus lui montrerait comment s’en servir ...


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Par Önajor - Publié dans : livre
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:25


                         
                     A p h o r i s m e s

 

          Connaître l’amour c’est toucher le vide


Vous allez remarquer dans les aphorismes suivant qu’il est écrit lamour et non l’amour car beaucoup trop de mots composant notre langage ont été dénaturés, corrompus ; ils ont perdu non pas toute signification mais toute résonance intérieure, toute vibration intérieure et l’amour en fait parti.
On ne demande jamais si on sait l’amour mais si on croit à l’amour mais l’amour ne se croit pas, l’amour se sait parce que l’amour se vit.
Oui l’amour est présent dans vous et autour de vous ; l’amour existe comme vous existez.
Mais pour que tout au long de ces aphorismes cette résonance de l’amour, cette vibration de l’amour soit en vous ce ne sera plus l’amour mais lamour faisant de l’article et du nom un seul et même mot : lamour.
Qu’il vous ouvre les portes de votre chemin  car c’est le seul que vous allez vivre réellement tout au long de votre vie.

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L’égoïsme étant dans nous l’égoïsme est dans les autres.
La peur étant dans nous la peur est dans les autres.
Lamour étant dans nous lamour est dans les autres.
*
Détruisons les frontières lamour est sans pays.
*
A force de transformer le vital en désir on oublie la vie.
*
La vie n’a pas de limites sinon des forces qu’il nous faut apprivoiser dans lamour.
*
N’apprivoisons pas les animaux sauvages comprenons les.
*
Il n’y a pas une vérité, il y a des vérités et toutes sont uniques.
*
Un corps sans lamour c’est une fleur sans parfum.
*
Le monde devient de plus en plus petit et notre je devient de plus en plus grand alors que le monde devrait devenir de plus en plus grand et notre je de plus en plus petit.
*
Quand nous marchons sur la terre de la compréhension n’oublions pas de lever les yeux vers le ciel de lamour.
*
Toute naissance étant douloureuse la sagesse n’échappe pas à cette règle.
*
Surfons sur une vague de lamour allant de la terre au soleil et d’un humain à un autre.
*
Si lamour était facile l’ego serait difficile.
*
On ne peut couper ce qui nous rattache à la vie : on est la vie.
*
Chaque brin d’herbe est amoureux de la vie et la vie est amoureuse de chaque brin d’herbe.
*
Il n’y a pas de racines qui s’enfoncent jusqu’au centre de la terre.
*
La poupée russe est le meilleur exemple sur la connaissance l’amour et la vie.
*
Notre capacité a vouloir gonfler notre ignorance est incommensurable.
*
Il est temps de construire non une maison mais lamour.
*
L’égoïsme c’est recevoir, la sagesse c’est donner, nous avons passé des millénaires à recevoir passons dés à présent quelques temps à donner.
*
Prends lamour dans ton coeur, fait le tourner dans l’univers et disparaît.
*
Nous avons tort de ne pas donner le pouvoir à ce qui ne le veulent pas.
*
Vite déplions les ailes de lamour.
*
Vendez votre ego vous n’aurez pas besoin d’acheter l’éternité.
*
La vie n’est pas la seule évolution.
*
La vie était nue dans les coeurs, belle comme le bonheur, mais on a voulu la rendre plus belle encore en l’habillant d’ego et  on l’a enlaidie.
*
L’écran est un supplice qui tue lamour et l’amour.
*
La vie n’est pas un disque dur ou toutes les données stockées seraient immuables ; si on vous le fait croire formatez.
*
Ne jamais croire que la terre est faite pour l’homme.
*
Le mystère  c’est lamour et la connaissance sur une pièce à une face.
*
L’être humain agit sur la matière grâce à son mental, qu’il agisse sur son mental grâce à la sagesse.
*
Arrêtons de donner à notre ego le pouvoir de notre propre destruction.
*
Si on s’occupait de lamour comme on s’occupe de notre physique le monde serait différent.
*
Le mystère c’est le soleil immobile suspendu dans le vide et la terre qui se déplace suspendue dans le vide.
*
Sans les différences que reste t-il sinon l’indifférence.
*
Religion, politique, la connaissance est une.
*
Le problème n’est pas que l’on ne pense pas à l’autre mais que l’on regarde l’autre toujours avec le même objet.
*
L’humanité comme un bouquet de bien dans un vase d’amour.
*
L’humanité a besoin d’un grand lavage dans les eaux de lamour.
*
La politique est devenu un repas que l’on ne garde que pour soi.
*
Vouloir enfermer la vie dans une équation c’est empêcher un enfant de grandir.
*
La découverte planétaire est achevée passons à autre chose.
*
Avoir lamour dans son coeur est une chose, le propulser à l’extérieur une autre et voler dessus encore une autre.
*
Les chandeliers de Jean Valjean n’ont jamais été volé et surtout ils n’ont jamais été donnés.
*
Les idées doivent céder leur place comme les rois ont laissé la leur.
*
Nous devons abandonner les idées liées à ce que nous croyons et mettre en place les idées liées à ce que nous savons.
*
Une goutte de pluie qui se pose en hiver sur une feuille s’appelle un flocon : il attend que le soleil de lamour le transforme.
*
Les feuilles des arbres ne bougent pas par elles mêmes et les pensées non plus.
*
Nous avons tous la télé mais le choix des émissions nous appartient ; nous avons tous des pensées et c’est aussi nous qui choisissons  : pourquoi nous faire croire le contraire ?
*
Sans électricité pas d’image, sans antenne pas d’image, sans ego  pas d’électricité et pas d’image.
*
Seul lamour connaît le mystère de la vie : perdez vous dans son univers.
*
Le plaisir enflamme la terre, le plaisir enflamme le corps, le plaisir enflamme l’esprit mais sans lamour pas de flamme.
*
La rosée du matin c’est le nectar de la vie en concentré.
*
Le rideau cache l’intérieur quand on regarde de l’extérieur, l’ego cache l’extérieur quand on regarde de l’intérieur.
*
Si lamour ne remplace pas la passion alors la passion détruira lamour.
*
Comme les autres sont le reflet de nous même il suffit d’aimer pour changer le monde.
*
Lamour peint notre chemin et décore tout ce qu’il rencontre avec le pinceau de la nouveauté.
*
Dans chaque rayon de soleil lamour chante.
*
Scientifiquement Adam n’a pu être ni blanc, ni jaune, ni rouge, ni noir car nous sommes tous Adam.
*
La vie est un jeu seulement pour ceux qui mangent à leur faim.
*
Arrêtons de mettre au dessus de nous le soleil de notre intelligence car  il n’est pas le seul à éclairer le monde : il existe d’autres soleils.
*
La gomme du temps efface l’extérieur avec un côté mais polit l’intérieur avec l’autre : arrêtons de prendre la gomme du mauvais côté.
*
Si vous êtes heureux il est difficile d’être malheureux, si vous êtes malheureux il est difficile d’être heureux : il est plus facile d’accompagner que de contrer c’est pourquoi le changement social est difficile.
*
Au dessus des nuages tout est gratuit.
*
Lamour apparaît quand on laisse de côté ce qui appartient à l’égoïsme, mais tout appartient à l’ego sauf lamour.
*
Chaque univers est un atome qui a dans lui toutes les connaissances.
*
Enlevez un pied à une table et elle devient bancale, mais si vous enlevez tous les pieds ce n’est plus une table, sauf si vous n’avez pas de chaise.
*
Croire que la vie naît du désir c’est croire que lamour naît du plaisir et que de la feuille naît l’arbre.
*
Nous croyons que ce que nous croyons nous le savons  et nous ne savons pas que ce que nous croyons nous le croyons.
*
Toutes les mélodies sont déjà dans l’instrument il suffit de les découvrir.
*
Notre planète fuit comme un robinet et on cherche un plombier alors que nous sommes tous des plombiers.
*
On peut aujourd’hui effacer toutes les injustices et redonner à la vie son sourire.
*
Lamour ne s’impose pas à nous comme l’égoïsme s’impose à nous car un lamour qui s’impose est un égoïsme déguisé.
*
Le voiture ne fait pas le conducteur et le conducteur ne fait pas la voiture. 
*
Décorer c’est caché l’authenticité.
*
On mondialise l’économie, on mondialise la société, on mondialise le je et plus on mondialise le je moins on mondialise la sagesse.
*
Fermez les yeux et soyez conscient de les avoir fermés, ensuite aimez.
*
Ouvrez les yeux et soyez conscient de les avoir ouverts, ensuite aimez.
*
Dans une famille chacun a son lit.
*
La nuit toutes les feuilles des arbres s’envolent vers le soleil et elles reviennent remplies de lamour.
*
Lamour ne force jamais une porte pour rentrer c’est pourquoi il ne faut jamais fermer les portes.
*
Si vous voulez recueillir le jus d’un fruit il faut le presser; compressez tous les fruits dans vous le jus s’appelle lamour.
*
Lamour est comme le soleil : sans ombre.
*
La connaissance est primordiale, lamour est vital.
*
La télé c’est le plaisir des yeux, la musique celui des oreilles, le frigo celui du goût, le parfum celui du nez, le fauteuil celui du corps, le mental celui des mots : quelle place pour lamour.
*
La violence peut se trouver au bout du chemin mais lamour l’attend avec impatience.
*
Exterminons la publicité.
*
Il n’existe pas une seule idée que l’on puisse définir comme l’idée.
*
L’oiseau chante dans la cage, pourtant celui qui aime la liberté jamais n’y retournera.
*
Toutes les nuits la connaissance colorie les pétales des fleurs avec le pinceau de lamour.
*
Le ciel n’est pas toujours bleu au dessus des nuages.
*
La sagesse ne  se  réunit  pas  autour  d’une table pour faire la paix; la sagesse fait d’abord la paix puis elle se réunit autour d’une table pour fêter l’événement.
*
L’eau descend des montagnes, se jette dans la mer et se transforme en nuage comme lamour.
*
Une chaise supporte le poids de toute personne, lamour supporte les souffrances de tous.
*
Regarde lamour s’échapper de ton corps  et traverser le corps des êtres pour se blottir sur leur coeur et apaiser leur souffrance.
*
On peut réparer un vase cassé en recollant les morceaux mais on aperçoit toujours une fêlure, seul lamour efface toute souffrance et si ce n’est pas le cas ce n’est pas de lamour.
*
La graine ne fait aucun effort pour pousser : se sont les éléments qui l’entourent  qui travaillent pour elle.
*
Tournez la tête de robinet à droite et l’eau coule, tournez la tête à gauche et l’eau s’arrête mais s’il n’y a pas d’eau il ne se passe rien.
*
L’effort n’est jamais fait par l’image mais par ce qui fait l’image.
*
L’autre est un coeur qui est déjà dans vous.
*
C’est en écrasant le raisin que l’on obtient le vin et c’est en écrasant le je que viendra l’homme nouveau ; il n’est plus temps d’analyser le raisin, il n’est plus temps d’étudier le je : il faut boire le vin et piétiner le je pour boire son jus.
*
Avant que le fruit ne naisse l’arbre était dépouillé.
*
Comme l’amour est dans chaque être humain lamour également.
*
Mettez une pétale de fleur dans un bocal et vous avez le parfum de toute la fleur.
*
La vie est discrète comme une maman se penchant sur le berceau de son enfant endormi : cette discrétion s’appelle lamour.
*
Lamour existe depuis la nuit des temps et depuis la nuit des temps il fait battre la vie dans le coeur de tous.
*
Le mystère c’est le coeur dans la poitrine qui frappe et frappe encore; une seule porte : lamour; ouvrez là et vous verrez la connaissance s’envoler vers le ciel infini de la liberté.
*
Que la lumière qui brille dans vous ne soit plus éteinte par les considérations ténébreuses du passé.
*
Comme les nuages passent, les sociétés passent et les êtres  passent : pourquoi donc vous accrocher ?
*
Inspiration, arrêt, expiration, arrêt : printemps, été, automne, hiver.
*
Si la guerre et la destruction sont le seul recours de la vie pour survivre c’est que l’être humain n’aura pas utilisé lamour.
*
Si pour sauver ton enfant tu dois le punir alors punit le, mais dans lamour et la justice compréhensible pour lui.
*
Un autre mystère c’est lamour qui parle à la beauté et qui parle en même temps à la laideur.
*
Le merveilleux de la vie ce n’est pas que Pinocchio se soit transformé en petit garçon mais qu’un petit garçon soit déjà dans Pinocchio.
*
Le passé nous a dit : aimez vous les uns les autres ; le présent nous dit la même chose et le futur nous le dira encore. Alors faisons le et passons à autre chose.
*
Il est grand temps non de constater mais d’aimer.
*
Si lamour brille sur ton coeur il n’y aura jamais plus de nuages.
*
Quand l’être humain fera t-il naître dans lui autre chose que lui ?
*
Le bonheur ne s’équilibre, pas le bonheur ne se trouve pas dans un juste milieu, le bonheur se trouve uniquement dans l’autre.
*
Nous avons exagéré les moyens mis à notre disposition par la nature pour l’étudier et nous nous sommes servis d’elle pour inventer l’inutile.
*
Aimons lamour dans les autres et tout de suite après aimons la vie dans nous.
*
Avoir toujours lamour est ce qu’il y a de plus beau  mais c’est difficile, alors quand lamour est absent sourions tout simplement à la vie.
*
La vie est une bulle de savon soufflé par le mystère de lamour. 
*
Vivre avec lamour dans le coeur est difficile et ressentir lamour dans le coeur des autres plus difficile encore; mais si vous enlevez celui qui vit lamour et celui qui le ressent quelle difficulté pourrait il bien y avoir ?
*
Lamour c’est vous.
*
Vivre lamour c’est voir toutes les possibilités que nous offre la vie  gâchées par nos enfantillages : arrêtons donc de jouer avec notre ego, ses désirs et ses pouvoirs.
*
Vous êtes lamour.
*
Quand lamour atteint son paroxysme apparaît la beauté.
*
Tout dans la vie nous montre lamour mais nous ne voulons pas voir; tout dans la vie respire lamour mais nous ne voulons pas sentir; tout dans la vie explique lamour mais nous ne voulons pas comprendre; tout dans la vie est amour mais nous ne voulons pas être.
*
La parfum de la fleur est de lamour.
*
Tout ce qui naît et vie a ses racines dans lamour.
*
Pour sortir du miroir dans lequel nous vivons et entrer dans la réalité servons nous de la puissance magique de lamour.
*
Lamour n’est pas cette chose qui nous pousse vers l’être aimée pour lui dire je t’aime car lamour ne peut dire je.
*
L’union de deux êtres n’a qu’un seul but : apporter la liberté à l’autre car c’est dans la liberté que s’épanouit lamour.
*
La beauté n’est ni dans une oeuvre, ni dans les mots, ni dans soi car la beauté est uniquement dans l’autre.
*
Si l’on pouvait déchirer le temps et passer au travers de cette déchirure on rentrerait dans l’éternité car le temps et l’éternité ne sont pas deux mais un : une face de la médaille lamour.
*
L’ombre de la mort plane dans les méandres de notre ignorance : quittons l’ignorance pour entrer dans la connaissance, donc dans l’éternité, donc dans lamour.
*
Le bonheur d’être deux est la première étape de lamour dans notre cheminement préhistorique ; la deuxième étape c’est le bonheur d’être tous mais elle n’a pas encore commencé.
*
La vision que nous avons de nous même est le reflet de notre ego,  un oasis qui n’existe pas; seul lamour peut nous guider vers la réalité, vers la connaissance.
*
Monter tout en bas, descendre tout en haut c’est retrouver l’équilibre.
*
Un ego qui ne se transforme pas est un enfant qui ne grandit pas.
*
Laissons naître lamour sans pourquoi, sans comment, comme un bébé qui naît et qu’on aime.
*
Lamour regarde la passion se déguiser de liberté au fond du puits de son ignorance.
*
L’arbre s’élance vers le ciel pour le conquérir mais protège l’être humain de son ombre et accueille chaque oiseau qui veut y construire son nid; prends exemple sur l’arbre, toi mon frère.
*
Etre un avec la fleur ce n’est pas être en même temps soit et en même temps la fleur; être un avec la fleur c’est être la fleur.
*
Par lui même l’arbre n’a pas d’ombre.
*
Entraîné par son ignorance l’être humain se laisse entraîner par les plaisirs, les plaisirs l’entraînent vers la mort, la mort l’entraîne vers les regrets alors : pour ne pas regretter ne meurt pas, pour ne pas mourir résiste au plaisir, pour résister au plaisir quitte l’ignorance.
*
La nature voit passer les voitures à toute allure et la nature pleure.
*
Ne croyons pas que tout ce que nous voyons est achevé car tout ce que nous voyons appartient encore à la graine.
*
Tout au fond de l’énergie qui se cache dans nous se trouve lamour.
*
Une pensée est comme une feuille sur un arbre : l’harmonie des pensées fait l’harmonie de l’arbre.
*
Les oiseaux accompagnent le laboureur comme lamour accompagne les pensées : labourez une bonne terre.
*
Difficile de toucher notre immortalité quand tout ce qui nous entoure meurt.
*
Un oiseau ne fera pas son nid dans un arbre qui n’a pas fini de grandir.
*
La vie a crée la mort pour que règne l’éternité.
*
L’éternité a deux faces : la vie et la mort.
*
Les désirs et les pouvoirs donnent naissance à la misère.
*
Sans la nature l’être humain n’est rien mais il nous fait croire que sans lui la nature n’est rien.
*
Tant que l’être humain ne comprendra pas que la nature et lui ne sont qu’une seule et même chose la société sera ce qu’elle est.
*
Pour exister, la vie n’aurait elle crée que cet incessant déversement de sang et de mort qui fait manger l’un pour que vive l’autre ? Non, et l’être humain est la preuve vivante qui conforte ce non.
*
Si tu vis dans les désirs les pensées sont liées au désir, et si tu vis dans lamour les pensées sont liées à lamour.
*
Le repos appartient au désir.
*
La vie et la connaissance sont des ailes accrochées à une vibration de lamour. 
*
Lamour fait lever le soleil de la connaissance et le soleil de la connaissance illumine lamour.
*
Lamour est comme le soleil  :  il ne connaît pas la nuit.
*
Lamour amène la joie de sa propre existence mais il apporte aussi la souffrance dans la vision de notre vécu.
*
Etre ou ne pas être n’est pas la question , la question est plutôt : qui est quand il n’est pas ? Réponse : lamour.
*
L’intérieur est l’extérieur d’un autre corps.
*
Comment s’appelle ce quelque chose qui unit la vue, l’odorat, le toucher, le goût, l’ouïe et les pensées.
*
Où es tu toi lamour ? Où te caches tu ? Où est ce que tu t’enfuis ? Pourquoi es tu partis ? Pourquoi on te veut plus ? On t’a abandonné dans le champ des désirs, on n’a pas moissonné tes semences de paix car il y a bien longtemps qu’on ne te sème plus et on ne peut récolter ce qu’on a pas semé.
*
La paix et l’espoir, le bonheur et la joie sont les fleurs de lamour, alors dépêchons nous : vite, prenons dans nous tout au fond de nos coeurs la graine de lamour, vite il faut la planter, vite il faut l’arroser avec la liberté, vite il faut moissonner pour la distribuer à tous ceux qui ont mal, à tous ceux qui ont faim, à tous ceux qui ne croient plus à l’humanité et qui voient que la vie est remplie de malheur et greffée d’injustice; moissonnons vite l’amour pour donner à nos vies le bonheur d’être en vie, pour redonner le goût à notre humanité de changer ses idées, pour que le verbe aimer soit enfin de retour et pour recommencer enfin à pardonner.
*
Lamour comme un être humain que l’on prend dans ses bras et à qui l’on dit je t’aime pour qu’enfin il soit libre.
*
Lamour comme une souffrance devant la misère mais aussi comme une joie devant la connaissance : la misère peut être vaincue mais le chemin est bien trop long, bien trop long.
*
Lamour est à l’intérieur de la lumière comme la vérité est à l’intérieur de la connaissance.
*
Vivons, vivons, vivons, mais pour vivre il faut d’abord aimer alors aimons, aimons, aimons.
*
La société a construit tant de chemin et tant de labyrinthe que pour  trouver celui qui mène à lamour il ne faut plus emprunter de chemin.
*
Le chemin de la confiance ne mène aujourd’hui nulle part, alors vivons lamour pour qu’il nous mène partout.
*
Trouver lamour c’est le donner.
*
Tout le monde peut trouver lamour mais tout le monde laisse de côté lamour : pourquoi ? Parce que tout le monde trouve son ego et personne ne laisse de côté son ego.
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Beaucoup de religions dans le monde pour essayer de trouver le pourquoi du comment mais une seule peut vous aider : la votre.
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Lamour a beaucoup de synonymes : la vie, la liberté, la paix, l’harmonie, les différences ...
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Le bonheur de vivre seul n’existe pas alors pourquoi croire en un dieu créateur omnipotent.
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L’être humain a d’abord besoin de manger, ensuite il a besoin d’aimer; tout le reste ne sert strictement à rien.
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Aimons et nous aurons tout, mais si nous aimons vraiment nous ne voudrons rien.
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Savoir réellement quelque chose c’est aimer; si l’amour n’est pas au rendez vous comment peut on savoir ?
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L’été va arriver tout doucement, tout doucement; lamour va arriver tout doucement, tout doucement; ne vous laissez pas submerger par la rapidité d’une passion.
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Derrière les limites de lamour se trouve l’éternité.
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Il faut labourer le champ de l’humanité et semer les graines de lamour ici et maintenant.
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Lamour est dans le coeur de tous : il ne désaltère jamais celui qui le porte car le véritable amour désaltère toujours l’autre.
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Si l’arbre existait pour lui même il n’existerait pas; si l’humain ne vivait que pour lui même il ne vivrait pas.
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Chaque chose fait parti du tout mais tout n’est pas dans chaque chose.
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Accorde le violon de ton coeur à la musique céleste de lamour puis fait descendre ses mélodies dans ton coeur et répands les dans le coeur de tous.
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Vive lamour car il donne la vie.
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L’important n’est pas de se lever le matin et d’aller travailler; l’important n’est pas de ne pas se lever et de ne pas aller  travailler; l’important c’est lamour, c’est à dire l’acte d’aimer et plus important que l’acte d’aimer c’est ce que l’acte d’aimer va vous faire découvrir.
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Le bonheur d’être tout, le bonheur d’être des milliards, le bonheur d’être deux, le bonheur de s’effacer.
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Trouver lamour à l’intérieur c’est le donner à l’extérieur.
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Lamour c’est savoir épidermiquement que l’argent n’est pas nécessaire.
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Faut il tout aimer : oui; peut on tout aimer : oui; veut on tout aimer : non.
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Comme l’oiseau ne laisse pas de trace dans le ciel, le ciel ne laisse pas de trace dans lamour.
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Lamour c’est savoir que les étapes successives que sont le jour et la nuit n’ont qu’un seul but : d’abord aimer à l’intérieur, puis aimer à l’extérieur.
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Lamour c’est de temps en temps ne pas trop manger.
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Tant que l’on ne sait pas tout au fond de soi que l’argent doit disparaître comment pourrait on aimer.
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Lamour c’est le ciel qui sème sur la terre tout son lamour.
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Lamour c’est voir réellement ce qui se passe et aimer sans attendre.
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Lamour est dans la lumière et dans ce qui fait la lumière.
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Lamour vide nos greniers, que dis je nos greniers, lamour vide toute la maison  pour s’endormir dans les bras du soleil.
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Lamour est une note de musique qui continue sa route vers l’éternité.
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Lamour étale le bonheur sur les deux faces de la vie à l’aide de la connaissance pour nous offrir l’éternité.
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Lamour s’utilise sur toutes les surfaces : sur la haine mais aussi sur l’amour.
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Lamour qui s’efface après des câlins n’est pas de lamour mais de l’amour.
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Le véritable lamour construit une maison mais n’habite pas cette même maison.
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Ne mettons pas un toit au dessus de la maison pour nous protéger car lamour ne se protège pas.
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La connaissance intégrale et parfaite s’appelle lamour.
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L’être humain a fait de la voiture son nouveau corps alors que lamour est là pour lui offrir un nouveau corps qui lui est éternel.
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De tout façon lamour brille en tous.
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Les drogues sont des produits poussant le plaisir à son extrême mais les causes et les effets de ces drogues font qu’elles poussent aussi la souffrance à son extrême.
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Comme le désir pousse le plaisir à son extrême lamour pousse la connaissance à son extrême.
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Savoir qu’il y a l’éternité après nous peut être une aide sur ce chemin qu’est la vie et seulement une aide : cela ne nous fera pas aimer l’autre davantage; c’est pourquoi ceux qui savent n’insistent jamais sur l’éternité de la vie : ce n’est pas le plus important.
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Arrêtons de souffrir pour les choses que nous n’avons pas car de toute façon rien ne peut nous appartenir.
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Lamour est dans le coeur de tous, lamour est dans le coeur de tous, lamour est dans le coeur de tous, lamour est dans le coeur de tous, lamour est dans le coeur de tous.
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Toi qui te présente aux élections, toi qui te présente pour guider les êtres humains vers un chemin rempli de paix, de joie et de fraternité, pourquoi n’as tu pas le courage de le faire ?
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N’ai pas peur toi mon ami qui souffre du mauvais traitement que te font subir tes compagnons, l’éternité est pour toi et elle est déjà dans toi elle s’appelle lamour.
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La nature ne nous apprend pas à nous dévorer les uns les autres et si elle le fait c’est uniquement pour se nourrir; n’écoutes pas ce qu’on te dis, écoutes ce que tu vois et tu trouveras dans le coeur de la nature ce que tu as dans ton propre coeur : lamour.
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La vie est lamour avant d’être connaissance; apprendre bien sur mais avant tout : aimer.
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La vie est un oeil pour celui qui ne voit pas; la vie est une oreille pour celui qui n’entends pas; la vie est un nez pour celui qui ne sent pas; la vie est une sensation pour celui qui ne touche pas; la vie est une bouche pour celui qui ne goûte pas; la vie est une pensée pour celui qui ne pense pas et la vie est lamour pour chacun d’entre nous.
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Imaginez que vous regardez la terre depuis l’espace, depuis la lune; ensuite aimez cette planète bleue; si vous pouvez aimer cette petite planète vous pouvez aimer tout ce qui s’y trouve : qu’est ce qui vous en empêche ?
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Le bonheur se trouve dans l’amour mais dans lamour se trouve le meilleur du bonheur.
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L’être humain ne sous estime pas sa puissance à faire le mal, pourquoi sous estime t il sa puissance à faire le bien ?
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La vie n’est ni une longue marche, ni un long voyage, ni un parcours initiatique en vue d’aller vers quelque chose ou bien de trouver quelque chose; la vie n’est pas quelque chose qui commence avec la naissance et qui finit dans la mort, non pas du tout : la vie est lamour et uniquement lamour.
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Une belle chose est quelque chose de beau; une chose laide est quelque chose de laid;  lamour se trouve dans l’une mais aussi dans l’autre : alors pourquoi rejeter quelque chose  au détriment d’une autre ? Qui dans vous fait ce choix ?
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Le choix de l’amour doit dépasser le fait même de choisir sinon ce n’est pas de lamour.
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Les arbres sont les bras de la vie nous montrant le chemin, les parfums sont les paroles de la vie nous expliquant la vie, le ciel c’est le regard de lamour dans la vie.
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Ecoute lamour tout au fond de toi il te parlera; il te dira que tu n’es pas différent de lui, il te dira que tu es lui : alors ne perds pas de temps, soit une fois pour toute lamour et continue ton chemin.
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Vous connaissez lamour parfaitement bien.
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Des idées pour le coeur, un coeur pour lamour, lamour pour l’éternité, l’éternité aujourd’hui.
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Chaque être humain peut choisir ce qu’il pense.
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On ne sait plus voir lamour, on ne sait plus voir la connaissance, on ne sait plus voir l’espoir, car nous avons tout vendu à notre ego qui n’a qu’un seul but : acheter.
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Il faut s’attaquer non seulement aux pollutions tout autour de nous mais il faut aussi s’attaquer aux pollutions tout autour dans nous.
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Lamour toujours lamour comme une abeille posée sur une fleur qui se noie de parfum et de bonheur pour l’apporter à sa reine.
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Lamour toujours lamour comme un regard que l’on croise et qui reste dans le coeur comme un parfum éternel.
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Lamour toujours lamour comme une pensée qui unit toutes les pensées, comme une émotion qui unit toutes les émotions, comme quelque chose qui vit et qui unit tout ce qui vit.
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Si lamour était sur terre le mental appartiendrait à la préhistoire.
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Le temps est une fleur lamour est son parfum; la parfum est une couleur lamour est sa lumière; la lumière est connaissance lamour est son espace; l’espace est infini lamour est son contour; le contour de lamour c’est vous.
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Arrêtons de voir la vie avec les jumelles de scientifique voulant tout expliquer; jetons loin de nous tous les objets et commençons à regarder avec les yeux de lamour : l’explication qui explique toutes les explications se trouve dans lamour.
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Il faut arrêter de diriger les êtres humains vers un cheminement mental et uniquement mental car ce chemin nous a amené vers la peur, la mort et la destruction : il ne faudrait pas que le mental nous entraîne au fond du gouffre où déjà il se trouve.
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Lamour est comme un sens dans nous qui est là et bien là comme le désir est là et bien là.
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L’ego ne peut pardonner; le mental ne peut pardonner; la haine ne peut pardonner; l’amour ne peut pardonner; seul lamour peut pardonner.
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Quelles années faudrait il enlever à l’humanité pour que la planète retrouve sa pureté originelle ?
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Jésus a chassé les marchands du temple ; il est temps d’agir : chassons les marchands et les temples.
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Il est urgent aujourd’hui de stopper notre involution sociale et d’entamer notre évolution spirituelle.
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Est il possible d’arrêter notre évolution sociale pour entamer notre révolution spirituelle ? La réponse est oui : il suffit de mettre en mouvement un atome de lamour et de commencer à s’en servir.
*
Lamour est l’outil nous permettant de découvrir une marche supplémentaire dans l’escalier infini de la vie; cette découverte nous donnera une vision différente de la vie, elle permettra d’unir ce que nous croyons impossible utopique inconcevable : le passé , le  présent et le futur dans l’éternité, c’est à dire celui qui est né qui naît et qui naîtra.

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Par Önajor - Publié dans : livre
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:18


         L’amour ferme les portes du connu
         pour ouvrir celles de l'éternité

 

 

 

            Un    amour                    

          qui change  l’histoire

 


      
 naître    -------    aimer et pardonner

 connaître  -----    aphorismes

 vivre   ---------    un amour qui change l’histoire
 
 savoir ---------     la vie a t-elle un sens

 transformer --      que peut faire l’amour

 créer      -------     il veut vous dire    

 

              Ônajor
                                                  

 


      S   o   m   m   a   i   r   e

 

 

Page     6        Introduction

Page     8        Aimer et pardonner

Page    26        Aphorismes

Page    47        Un amour qui change l’histoire

Page    77        La vie a t-elle un sens

Page    96        Que peut faire l’amour

Page   103        Il veut vous dire         

 


Chaque être humain partout sur la planète doit faire de l’amour la priorité des priorités pour que tous ensemble nous offrions au soleil sa première planète d’amour.
Servons nous des outils que nous donne l’amour pour que toute vie sur terre soit un arc en ciel à dix milles couleurs.

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Peut on encore penser croire et dire ce que l’on veut ?

Ne sommes nous pas déjà mort à notre propre transformation c’est à dire à la possibilité d’une évolution cognitive nouvelle apte à nous faire abandonner le passé ?

N’avons nous pas déjà oublié la relation intime de l’être humain avec lui même et avec la vie ?

N’a t-on pas perdu de vu la diversité des chemins en n’en choisissant  qu’un ?

A force d’étudier la même voie n’avons nous pas oublié de lever la tête pour regarder où elle nous menait ?

Il est important aujourd’hui de ne plus croire mais de savoir ce que nous avons à l’intérieur pour l’harmoniser avec toutes les formes vivant à l’extérieur; il est urgent de découvrir l’échelon supérieur de l’évolution et enfin comprendre ce que nous sommes pour l’intégrer à tous les atomes de la vie et à l’amour.
Mais pour savoir ce que l’on veut vivre il faut d’abord comprendre ce que l’on pense et ne pas toujours penser ce que l’on sait.

 


                          Aimer


                           et


                        Pardonner

 

    


     Naître c’est un nouveau ciel qui se lève sur le soleil

 

L’amour est l’évolution qui attend l’être humain pour accéder à la liberté.
Croire que la liberté peut se gagner sans l’amour c’est croire que la lune peut briller sans le soleil; il est vrai qu’on peut toujours le croire comme on peut croire à la liberté sans amour mais ce n’est pas vrai.

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Pardonner et aimer, voilà les seuls actes qui pourront rendre à notre planète son visage originel, sa pureté, sa dignité, son humanité,  sa transparence,  sa jovialité, sa force, son espérance, sa liberté, sa fraternité, son indépendance.
Pardonner et aimer pour que l’être humain ne soit plus une ombre, un pantin, un objet, une chose, et qu’il n’est pas non plus un produit mais un coeur qui aime la vie, ses contrastes et ses transformations.
Pardonner et aimer, non pour sauver ce qui doit être sauvé, ni éviter l’anéantissement, ni par peur, ni pour ôter ou ajouter ou  légiférer, mais pour découvrir dans soi autre chose que soi : afin que la connaissance de notre immortalité dans la vie devienne enfin une certitude et une réalité.
La certitude c’est la planète, la réalité c’est tout ce qui la  compose; la certitude c’est la multiplicité terrestre, la réalité c’est l’unité planétaire; la réalité c’est l’absence d’extérieur et d’intérieur, la certitude c’est d’immerger scientifiquement la vie dans une éprouvette d’amour; sans cette immersion l’univers restera toujours un objet à étudier et à convoiter alors qu’il est une entité qui se donne à chaque être humain pour lui permettre d’aimer en découvrant la dimension immortelle de la vie.
Ne pas aimer tout ce qui vit c’est ne pas connaître notre place dans cette vie et l’ignorer c’est ne pas donner à la vie elle même les moyens nécessaires à son déploiement.
Mais que faut il pardonner ? Que doit on pardonner ?
Il faut tout pardonner, on doit tout pardonner. Pardonner dans la globalité, pardonner dans la totalité,  pardonner sans limites, sans frontières, pardonner sans faiblesses.
Pardonner c’est franchir tous les obstacles en s’élevant au dessus d’eux comme l’amour s’élève au dessus de l’horizon des pensées pour découvrir mais aussi toucher de ses rayons la vérité qu’il éclaire. Cette découverte peut sortir l’être humain de l’ignorance en lui montrant quel est son véritable rôle dans la vie; il saura alors sans aucun doute que sa route dans l’univers passe par le pardon et l’abandon de l’ego mais aussi par le renoncement des désirs et passions qui lui sont liés.
Nous devons pardonner à chaque être humain toutes les erreurs qu’on lui attribue et lui pardonner tout ce qui n’est pas conforme à notre propre vision de la vie, pardonner également quand il n’a pas envie de parler, pardonner s’il parle trop; mais pardonner aussi ceux qui ne pardonnent pas, pardonner ceux qui accusent, ceux qui dénoncent, ceux qui punissent, ceux qui n’aiment pas, ceux qui haïssent, pardonner ceux qui ne sont pas assez intelligent et ceux qui le sont trop, pardonner ceux qui savent et ceux qui ne comprennent pas, ceux qui sourient et ceux qui ne sourient pas, ceux qui sont célèbres et ceux qui ne le sont pas, pardonner la vie et la mort, le printemps et l’hiver, l’été et l’automne, le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, l’amour et la haine, tout ce qui vit et tout ce qui meurt.
Oui, il faut pardonner quand quelqu’un oublie ou n’oublie pas, pardonner quand il fait le contraire de ce qu’il avait dit, pardonner quand il ne dit ce qu’il avait dit qu’il dirait ou qu’il ne fait pas ce qu’il avait dit qu’il ferait, pardonner quand l’être aimé n’est pas à l’heure, pardonner ce qui est juste et pardonner ce qui est injuste, pardonner dans la compréhension et pardonner dans l’incompréhension, pardonner ce qui blesse et ce qui réjouit,   pardonner les pourquoi et les comment, pardonner les où et les quand, pardonner aux amis tout ce que l’on se pardonne et pardonner aux ennemis ce qu’ils ne  pardonnent pas.
Mais surtout ne pas imposer le pardon car il ne s’impose pas; on peut dire de pardonner mais on ne peut l’exiger car le pardon n’est pas un acte intellectuel mais un premier acte vers l’amour et c’est le plus difficile à faire.
Si l’être humain ne se donne pas les moyens de se servir de l’amour c’est qu’il est trop occupé à utiliser son ego. Et tout n’est il pas fait dans la société pour la prédominance de l’ego ? Dés le plus jeune âge on apprend à l’être humain à posséder, avoir,  garder, mais on ne lui apprend pas à donner, partager, échanger gratuitement sans possibilité de retour, sans retour.
Pardonner c’est comprendre d’une manière indiscutable que l’ego n’est qu’une partie et non une totalité, qu’il est un outil nécessaire mais non indispensable et sûrement pas le seul. L’ego ne change pas, il a une attitude cyclique, il est par ici et par là, ensuite par là puis par ici, il monte et il descend, il descend et il monte, il va et vient, il vient et va, passant par ici, repassant par là, allant et revenant; comme les saisons il naît pour mourir et meurt pour renaître. L’être humain doit transformer ce cycle en s’aidant de l’amour et du pardon comme il a transformé la planète en s’aidant du mental. Cette transformation donnera naissance à une graine immortelle qui le propulsera vers une vision de la vie radicalement différente comme le papillon donne un aspect méconnaissable à la chenille qu’il était.
Pardonner c’est un soleil qui illumine la vie dans sa globalité et qui éclaire bien des chemins que l’on croyait hors de portée; mais c’est très difficile car pardonner c’est se transformer c’est à dire mourir un peu plus chaque jour. Pourtant cette transformation ne va pas contre la nature mais avec comme l’ombre va avec le corps dont elle est issu. L’être humain fait partie intégralement de la terre, il est la semence qu’a planté mère nature pour continuer son évolution, ce qui veut dire que l’être humain est le rouage de la vie qui va permettre à la vie elle même de se dépasser.
Il est temps que l’être humain se débarrasse de l’idée qu’il est le centre de la vie comme il s’est écarté de l’idée que la terre était plate; non, la terre n’est pas plate et ce n’est pas le soleil qui tourne autour d’elle mais elle qui gravite autour du soleil; de même ce n’est pas l’amour qui tournoie autour de l’ego mais l’ego qui tourbillonne, qui s’affole autour de l’amour; sans l’amour l’ego n’existerait pas et non l’inverse. Il est temps de retourner notre mental et de regarder l’humanité par le macroscope du pardon et de l’amour.
L’être humain est une étape de la vie planétaire comme l’enfant est une étape de la vie humaine; le changement de l’enfant en adulte est une continuité et non une disparition; la transformation de l’être humain est aussi un prolongement et sa mort physique un clin d’oeil malicieux de la vie pour lui faire comprendre que c’est dans le changement que s’épanouit l’immortalité. En mourant à soi tout en restant vivant quel pouvoir la mort peut elle avoir ?
Bien sûr que l’on doit pardonner mais il ne faut pas confondre pardons et lâcheté, pardon et faiblesse car celui qui pardonne par lâcheté ne pardonne pas, celui qui pardonne par faiblesse ne pardonne pas, celui qui pardonne par peur ne pardonne pas.
Oui c’est beau de pardonner mais cela fait aussi souffrir : si on vous vole cent Euros il est difficile de dire au voleur de les garder et il est plus dur encore de ne rien dire et de pardonner dans le silence de son coeur; il n’est pas facile de pardonner en effaçant son ego et il est presque impossible d’agir sans être celui qui agit mais il faut aller dans ce sens.
Le mot pardon est une chose, l’action de pardonner une autre. Pardonner réellement une fois c’est vibrer à la lumière de l’immortalité et là se trouve le véritable chemin; pardonner c’est un cadeau que l’on offre sans peur, sans lâcheté, sans faiblesse, mais avec amour ; le pardon et l’amour sont une étape et non une fin comme la lumière du soleil touchant notre planète est aussi une étape.
Pardonner comme la mère pardonne à son enfant, pardonner comme le soleil pardonne  à la lumière ce qu’elle voit, pardonner comme la terre pardonne à toutes ses créatures, pardonner car sans pardon la vie ne pourrait être. La terre ne pardonne t-elle  pas au lion qui mange l’antilope ? A l’abeille qui prend le pollen de la fleur ? Au renard qui vole dans le poulailler ? A l’araignée qui piège la mouche dans sa toile ? La terre pardonne à l’être humain  d’extraire ses minéraux, de couper ses forêts, de polluer ses eaux, de laisser mourir ses frères et ses soeurs, de voir ses frères et ses soeurs se prostituer pour d’autres frères et d’autres soeurs, et l’être humain quant à lui ne pourrait et ne saurait pardonner ? Mais pourquoi la terre pardonne t-elle ? Car si la terre ne pardonnait pas ce qui vit ne pourrait vivre, ce qui vit n’existerait pas : l’être humain et la terre ne sont ils pas une seule et même entité ?
L’être humain est la terre elle même. Se croirait il au dessus de mère planète pour ne pas pardonner ? Serait il un dieu qui ne sait pas pardonner alors que tout autour de lui n’est que pardon ? Bien sur que non. Mais l’être humain a peur de pardonner car il voit tout au fond de lui que pardonner c’est mourir ; mais la mort est une délivrance des entraves de la chair pour une liberté sans  corps, sans espace, sans matière; le pardon c’est l’ambroisie de l’homme, une goutte de rosée immortelle que verse la vie sur le coeur de tous les êtres humains; le pardon c’est l’apogée du courage au sommet de l’évolution humaine, il annonce la venue de l’amour et sa progression dans la vie vers d’autres terres en reculant les limites de l’impossible vers les infinis frontières du possible c’est à dire de la liberté; le pardon c’est la liberté matérielle offerte à tous pour un futur d’amour et de  savoir; c’est une goutte d’espoir qui peut faire évoluer la vie d’un seul coup et enfin donner à la planète le bonheur qu’elle mérite; pardonner c’est s’effacer devant la nature en greffant l’amour dans les racines de l’immortalité. Pardonner est le premier acte conscient  effectué sans le moi.
Le pardon doit devenir prioritaire afin de libérer l’ego et ne plus l’attacher aux poteaux de nos croyances possessives; pardonner c’est se battre pour ne plus posséder. Aujourd’hui la possession est le but : possession d’une maison, des amis, de la voiture, des idées; possession de tout et de rien, possession du bien et  du  mal, possession pour que l’on se taise, possession pour que l’on parle ; être possessif et ne pas être possessif, donner et reprendre,  attacher et libérer, possession, possession, possession.
Le pardon peut changer l’aspect actuel de la terre comme les découvertes industrielles ont changé son apparence passé; la différence, si différence il y a, se trouve dans les inventions du passé qui sont palpables et réelles pour notre enveloppe physique alors que le pardon n’a aucun spasme vibratoire qui envahit le corps; il semblerait que l’être humain ne s’intéresse qu’à son corps physique; la subtilité invisible qui l’entoure ne semble concerner personne et pourtant sans cette subtilité le corps ne serait pas : il faut voir dans les rayons du soleil et sa lumière  autre chose que des rayons de soleil et une lumière.
L’ego aurait il peur de la connaissance ? Si non, pourquoi ferme t-il les yeux sur toutes les lumières qui l’éclairent ? Croire que la lumière de l’ego est unique est une erreur car dés que la fenêtre de l’amour sera ouverte grâce au pardon l’ego s’éteindra . N’éteignez vous pas la lumière de la chambre dés que les volets sont    ouverts ?
Pardonner c’est regarder l’autre non avec les yeux mais avec le coeur, c’est écouter l’autre non avec ses oreilles mais avec son coeur, pardonner c’est une poignée de main que l’on donne avec son coeur.
Une question pourtant doit être posée : pourquoi l’amour n’arrive t-il pas à marquer une période de civilisation dans le temps ? Pourquoi aucune civilisation ne s’est jamais réclamée de     l’amour ? L’amour a t-il déjà existé sur notre planète, non pas chez une personne en particulier mais chez tous les êtres en même temps ?
Vu le passé de l’humanité on peut imaginer son futur et s’apercevoir assez facilement que l’être humain ne veut pas prendre l’amour dans ses mains ni se laisser guider par lui; deux choses l’en empêchent : la première c’est que l’être humain croit qu’il va mourir physiquement, mentalement, émotionnellement, spirituellement et que rien ne subsistera de lui, alors il préfère vivre dans son corps l’instant présent;  ce qu’il croit, non ce qu’il sait, le guide vers des chemins qui ne sont pas bons et cette croyance, toujours limitée dans le temps, s’inscrit si bien dans lui qu’il là transforme en savoir éternel étendant ce savoir aux confins de l’univers; mais il oublie que sa science est une  croyance, que son ego est un mirage.
La deuxième chose qui empêche l’être humain de se diriger vers l’amour c’est qu’il ne voit plus la frontière qui sépare l’amour de la passion et il les confonds. Mais l’amour et la passion sont deux choses aussi différentes que la nuit et le jour : la passion est une chaleur qui envahit le corps enflammant tous les sens à la vue de l’être aimé; l’amour, quant à lui, est une lumière qui illumine l’être aimé pour ce qu’il est et non pour ce que nous voulons qu’il  soit. Arrêter de vivre dans la chaleur de la passion et commencer à vivre dans la lumière de l’amour c’est propulser l’être humain vers d’autres horizons.
Dans un feu, la chaleur et la lumière ont une seule et même  origine; la passion et l’amour ont  aussi  une seule et même source mais seule la chaleur de la passion entraîne l’être humain dans des tourbillons qui le consument, tandis que la lumière de l’amour peut l’entraîner vers son immortalité. Battons nous pour rester dans cette lumière et abandonnons la passion en nous tournant vers l’amour c’est à monde, même si l’origine qui lui donne naissance n’existe plus. Alors aimez et soyez une lumière d’amour qui continuera à briller pour l’éternité.
L’amour c’est la liberté, la liberté c’est la transformation du temps dans l’éternité.
Aimer tout ce qui est dans l’être humain, aimer tout ce qui est autour de l’être humain, aimer tout ce qui n’est pas l’être humain. Aimer et ne pas diriger l’amour car tout amour dirigé n’est pas de l’amour : comment l’amour pourrait il être guidé puisque l’amour est la liberté même ?
Aimer sans mettre d’adjectif, aimer intrinsèquement la vie pour qu’enfin naisse autre chose que la vie.
L’amour c’est la réalité invisible de la vie qui n’attend qu’une seule chose : illuminer toutes les vies; l’amour ce n’est plus la femme mais la mère, ce n’est plus l’homme c’est le père, ce n’est plus l’enfant c’est dieu; et voici qu’apparaît le premier rôle des adultes envers les enfants : en faire des dieux de l’amour et non des dieux du désir.
L’amour c’est la vie, tous les actes de la vie effectués sans le je; se sont des actes neufs non reliés au passé pour que chaque être humain puisse engendrer enfin un acte immortel dans l’éternité.
L’amour c’est la disparition du moi pour la vie de l’autre mais aujourd’hui c’est plutôt la vie du moi et la peur de l’autre; cette peur entraîne inéluctablement la mort de l’autre.
L’amour est ce qui contient et fait vivre la vie comme la vie contient et fait vivre le corps car c’est bien la vie qui contient et donne naissance au corps et non l’inverse.
L’amour ne vient pas du corps comme la lumière qui éclaire la terre ne vient pas d’elle même mais de ce qui est en dehors d’elle; l’amour est ailleurs et il est là, le soleil est ailleurs et il est là.
Un des but de la vie est de sublimer la vie elle même et si l’être humain met plus d’importance dans ce qu’il voit, il ne doit pas oublier qu’il se sert de ce qu’il ne voit pas pour comprendre ce qu’il voit. L’unité de la vie se trouve dans l’invisible et cet invisible est là depuis la nuit des temps : il s’appelle amour .
Que l’être humain aime, qu’il aime à chaque seconde, à chaque instant qui lui semble court et à tous les moments qui lui paraissent long, qu’il aime tout ce qu’il voit, qu’il aime tout ce qu’il ne voit pas, qu’il aime ce qu’il comprend et ce qu’il ne comprend pas, qu’il aime tout au dessus de lui, qu’il aime tout en  dessous  de lui, qu’il aime tout dans lui, qu’il aime tout hors de lui,  qu’il aime les yeux clairs et les yeux foncés, qu’il aime toutes les couleurs de peau, qu’il aime la pluie, la sécheresse et les tempêtes, qu’il aime ce qui est loin et ce qui est prêt, le temps qui passe et le temps qui reste, l’instant qui s’enchaîne et l’instant qui file, qu’il aime le plaisir et l’absence de plaisir, qu’il aime, qu’il aime, qu’il aime, qu’il aime.
Qu’il aime le ciel, qu’il aime le soleil, qu’il aime l’autre qui fait du bien, et l’autre qui fait du mal, l’autre qui pleure et l’autre qui rit, le saint et le corrompu, les anges de l’enfer et les anges du paradis, l’ignorance qui l’aveugle et la connaissance qui le transforme. Aimer, aimer, aimer.
Mais l’amour est aujourd’hui si habillé, tellement déguisé qu’il est difficile de le reconnaître quand il apparaît; comment l’être humain peut il donc savoir que l’amour est dans lui ? Que cet amour n’est pas un déguisement porté par le désir ou la passion ? On reconnaît l’amour à l’absence de censure à l’égard de la joie, à l’absence de tristesse dans la séparation, à l’absence de colère et de jalousie, à l’absence de mélancolie dans l’absence de vibration, à l’absence de pensées dans sa dilatation.
L’amour met en harmonie le tumulte intérieur malgré les tumultes extérieurs et inversement .
Que l’être humain aime, qu’il aime la justice pour pardonner l’injustice, qu’il aime la liberté pour pardonner le pouvoir, qu’il aime la vie pour pardonner la mort; qu’il y ait une armée de l’amour, un pouvoir de l’amour et qu’enfin chaque être humain soit amour pour que la planète soit amour, pour que la galaxie soit amour, pour que la vie soit amour dans toutes les directions et hors des directions.
L’amour ne peut être dans un discours ou des paroles car aimer est avant tout un acte. Dans l’amour physique, par exemple, un être humain peut dire à son aimée je t’aime mais s’il ne le démontre pas en l’embrassant, en la prenant dans ses bras, comment pourrait elle réellement le savoir ? Un être humain peut toujours dire à sa compagne je t’aime, mais tant que l’union charnelle  de l’amant et de l’aimée ne s’est pas accomplie dans l’unité physique de deux corps n’en faisant qu’un, ni l’un ni l’autre ne peut réellement le savoir.
Autre chose : comment ceux qui ont un peu de pouvoir peuvent ils dirent qu’ils aiment alors que beaucoup dorment dehors, ne mangent pas à leur faim, n’ont pas de chez soi ? Ces êtres humains disent je t’aime mais ils n’agissent pas dans l’amour; les mots ont pris pour eux plus d’importance que leurs actes, pourtant quand ils ont sommeil prononcent ils uniquement le mot sommeil pour dormir ? Sûrement pas. C’est comme un être humain qui dirait je t’aime à quelqu’un mais qui chaque soir partirait ailleurs chercher le bonheur.
Des êtres humains sont nés qui ont apporté des solutions afin de  pouvoir quitter les chemins de notre barbarie et tous ont insisté sur l’amour, tous ont dit qu’il fallait avant tout aimer. Pourquoi donc ce verbe n’est il jamais conjugué non seulement au présent mais à tous les temps ? Pourquoi cette impossibilité à aimer l’autre plus que soi ? Pourquoi chaque être humain n’agit il pas dans ce sens ? Quelque chose l’empêche t-il d’aimer ? La réponse est non, non, et encore non. Il n’y a rien qui fasse obstacle au fait d’aimer l’autre plus que soi, rien qui nous empêche de tendre la main à l’autre, rien de rien. Faudra t-il encore quelques millions d’années à l’être humain pour que l’amour apparaisse enfin ? Notre civilisation va t-elle échouer comme les précédentes ? Répondons dés à présent à cette question d’une manière positive et pratique en laissant de côté toute spéculation intellectuelle ou notre civilisation échouera .
L’amour coule dans chaque être humain comme un fleuve qui le guide vers l’immortalité.
L’amour est comme une comète qui traverse le ciel en laissant derrière elle une poussière de bonheur qui rentre dans le coeur des humains pour faire de la terre ce qu’elle n’est pas à leurs yeux : une infinie plénitude de paix.
L’amour est un parfum qui imprègne non seulement notre être intérieur mais la chair elle même.
L’amour comme un volcan en éruption qui fertilise les actes en les remplissant de lui même.
L’amour comme un vase ou n’importe qu’elle fleur peut pousser.
L’amour comme une main tendue que l’ego ne serre pas occupé qu’il est à ne penser qu’à lui; pourtant il suffirait de voir la main pour que tout change.
L’amour semble avoir en lui toutes les possibilités et non seulement il semble les avoir mais il les a.
L’amour comme un baiser sur la joue qui enlève la tristesse et apporte la joie pour une seule raison : aimer.
L’amour c’est aller plus loin que le plaisir physique ou la jouissance intellectuelle, l’amour c’est vibrer sans vibration.
L’amour est un pur bonheur qui est là malgré la souffrance, malgré la douleur, malgré la joie.
L’amour avec la connaissance en point de mire mais regardant plus loin que la connaissance.
L’amour avec au fond de soi un autre regard que son propre regard.
L’amour qui fait dire : à quand d’autres couleurs de peau ?
L’amour comme le dépouillement de la peau, le dépouillement de la chair, le dépouillement des os, le dépouillement des pensées, le dépouillement des émotions, le dépouillement du dépouillement.
L’amour n’est pas là où l’être humain voudrait qu’il soit et il est là où l’être humain voudrait qu’il ne soit pas.
L’amour comme un bonheur qui brille avant tout dans les yeux de l’autre.
Les yeux semblent toucher le regard mais ils ne le touchent pas ils sont le regard; ce n’est pas deux choses qui forment l’unité mais l’unité qui forme deux choses, ce n’est pas la multiplicité qui fait apparaître l’unité mais l’unité qui donne naissance à la multiplicité; la multiplicité n’est pas la réalité, la réalité c’est l’unité et quoi de plus belle unité que l’amour ? Les montagnes semblent toucher le ciel mais elles ne le touchent pas, elles sont le ciel.
La vision consciente de la vie par l’être humain est une possibilité mais sûrement pas la seule.
La vie de l’atome est de se voir dans tout ce qui existe et ceci va à l’encontre de la vision qu’a l’être humain de ne jamais voir l’autre.
Quand l’être humain a respiré le bonheur une fois pourquoi ne veut il pas le respirer à nouveau ?
La pensée peut faire croire à l’être humain qu’il y a division dans l’amour comme il y a division dans les races mais c’est le propre de la pensée de diviser, de fragmenter, et ceci est complètement faux pour l’amour car si l’être humain vivait dans l’amour c’est dans la connaissance de la pensée qu’il verrait l’unité; pour cela l’être humain doit déplacer son axe de perception et l’incliner légèrement pour que son je ne lui cache plus la réalité. Le poisson peut il analyser le liquide dans lequel il vit ? Non. La pensée non plus.
Qui tue l’amour ? L’être humain. Qui tue l’être humain ? Un autre être humain.
L’amour est la nouvelle voie qui peut mettre l’être humain au dessus de la société qu’il a crée c’est à dire au dessus de lui même.
L’être humain a oublié qu’il a des ailes accrochées sur son coeur que l’amour peut déployer à tout moment.
La terre en tournant sur elle même et autour du soleil donne naissance au jour et à la nuit mais pour le soleil la nuit n’existe pas; l’ego en tournant sur lui même et autour de l’amour donne naissance au bien et aussi au mal mais pour l’amour le mal n’existe pas.
L’amour est la solution pour qu’un être humain ne tue jamais plus un autre être humain; l’amour est la solution pour finalement arrêter de nous enfoncer dans notre disparition; peut on  réellement trouver une solution autre que l’amour ? Si oui, que chaque être humain ne perde pas son temps à aimer, si non qu’il commence.
L’amour est la seule voie qui permet à l’être humain de prolonger son futur c’est à dire d’être autre chose qu’un être humain.
L’amour est la seule trajectoire qui peut transformer la violence et la garer dans la préhistoire de l’ humanité car la violence n’est et ne sera jamais un mal nécessaire. 

Non, la violence n’est pas un mal nécessaire et arrêtons de classifier tel ou tel de nos actes dans le compartiment bien ou dans le compartiment mal; notre vie se réduirait elle à ces deux casiers et devons nous à tout prix choisir de mettre la violence dans le casier mal ou dans le casier bien ? N’y aurait il pas d’autres casiers ? Ne faut il pas être occidental pour diviser ce qui se passe dans nos vies en bien ou en mal ? Arrêtons de poursuivre le passé par des réflexions appartenant au passé ; apportons des réflexions et des idées au débat d’aujourd’hui qui nous dit d’englober ce que nous pensons être bien et mal dans l’amour.
La violence est elle un mal nécessaire ? La démocratie est elle un mal nécessaire ? Tout ce qui aujourd’hui n’est pas utile n’est il pas une violence ? La richesse et la pauvreté ne sont plus indispensables : ne sont ils donc pas une violence ?
Aucun acte de violence n’existe par lui même, n’existant pas par lui même il est dépendant, et s’il est dépendant il ne peut exister intrinsèquement.
De toute façon aucun acte de violence n’a jamais apporté avec lui les fruits d’un monde meilleur; la violence n’est donc pas nécessaire.
La violence est un mal nécessaire pour l’expiation de nos pêchés peut penser le chrétien et il se fait violence; elle est un mal nécessaire pour arrêter la roue de karma peut se dire l’asiatique et il courbe le dos en acceptant la violence; affirmer que la violence est un mal nécessaire c’est trouver dans soi les raisons de son existence et les consolider par des actes quotidiens liés à elle.
Depuis que le prophète a dit de tendre l’autre joue quel besoin est il de violence ? Nous vivons aujourd’hui comme il y a deux milles ans : dans des pays qui ont inscrit la violence sur leur drapeaux alors qu’il y a bien longtemps que nous aurions du nous débarrasser des drapeaux.
La violence c’est l’absence de courage dans l’action : en se cachant derrière les lois on oublie l’être humain qui est toujours avant elles; chaque être humain, chaque coeur qui bat est plus important que toutes les lois crées par l’être humain lui même.
Les lois qui régissent l’enfant dans le ventre de sa mère sont différentes des lois du bébé qui vient de naître : les lois doivent disparaître pour laisser leur place à l’amour, voilà le défi qui attend chacun d’entre nous si nous voulons que le troisième millénaire engendre le quatrième.
Par manque de courage les hommes politiques ne se moquent-ils pas des électeurs qui les ont amenés au pouvoir en ne faisant jamais ce qu’ils avaient dit qu’ils  feraient ? La violence qui en découle n’est pas nécessaire mais qui doit on blâmer puisque le premier acte de violence ne vient pas de celui qui lance la pierre ?
La violence c’est de dire aujourd’hui je t’aime et ne plus le démontrer le lendemain.
La violence c’est d’avoir peur des changements, des transformations, des différences et c’est pourtant dans eux que se trouve la liberté; en fin de compte l’être humain aurait il peur d’être libre ?
Nous vivons chaque jour dans la routine perpétuelle de nos désirs mesquins et nous avons peur de leur échapper; cette peur nous empêche d’être libre; il est temps de changer de voie et  de quitter ses propres dictatures; réveille toi Gandhi ils sont entrain d’enchaîner nos pensées aux rudes prisons de nos désirs.
Nous vivons aujourd’hui dans une société où les drogues de toutes sortes, tolérées ou pas, font parti de notre quotidien; n’est ce pas la preuve d’une souffrance ? Apprenons dés à présent à écouter non pas notre faim mais notre absence de fin et dans les pages égoïstes de notre conscience ne disons plus que la violence est un mal nécessaire afin de tranquilliser nos mémoires des atrocités commises ou a commettre.
La violence c’est la capacité effrayante qu’a l’être humain à vouloir toujours plus et son incapacité à ne pas vouloir; apprenons donc à ne plus vouloir les politiques, apprenons à ne plus vouloir les religieux, apprenons à ne plus vouloir ce qui un jour a engendré de la violence; et comme tout peut être une cause de violence débarrassons nous de tout sauf de l’amour.
L’être humain met au firmament de sa justice la vengeance et il l’applique sur celui qui empiète sur son domaine qu’il soit physique ou mental; plus son domaine est vaste plus il le comble de désirs et plus il le remplit de désirs plus son domaine  est  immense; la violence n’est pas autre chose que l’ego et l’ego n’est pas autre chose que les désirs.
La violence n’est pas nécessaire pourtant elle est partout : dans les constructions, dans les inventions, dans la politique, dans la religion, dans l’argent; alors arrière violence, on a tout fait avec toi et il nous faut maintenant réaliser ce que tu ne peux vivre : l’amour.
Le chemin parcouru par les terriens arrive à sa fin car toutes les civilisations sont arrivées à la connaissance d’elles mêmes et des autres; il nous reste maintenant à découvrir la civilisation de tous les êtres humains pour donner à chacun d’eux la liberté nécessaire à son épanouissement; n’attendons plus, laissons dés à présent les choses du passé et apprenons à abandonner une fois pour toute ce qui n’est pas bon à l’individu : dés l’invention du canon et après avoir testé ses possibilités destructrices nous aurions du arrêter sa fabrication plutôt que d’améliorer sa  capacité à tuer toujours plus de gens.
Aujourd’hui l’être humain est confronté à des choix pour sa propre survie mais il ne doit pas réfléchir ou philosopher à leurs sujets car nous n’avons plus le temps de jouer à ce jeu : nous devons agir rapidement par des actes d’amour.
Arrêtons de donner à nos enfants le biberon de la mort; les premières années du troisième millénaire doivent être celui des choix humains et l’ambulance ne doit tenir compte ni de la circulation ni des feux rouges : priorité à la planète terre et que l’être humain quitte ses habits pour enfin marcher nu dans les neiges éternelles de sa sagesse.
Il est maintenant temps que le scientifique et le religieux s’unissent, se réunissent, se symbiotisent; il est temps que le religieux dépasse ses croyances pour enfin arriver à la connaissance; il est temps que le scientifique sache qu’il ne peut plus avancer sans savoir dans quel but il avance; le religieux doit mettre ses croyances au placard car elles ont apportées autant de bien que de mal et le scientifique doit ranger ses découvertes car elles ont provoquées autant de bien que de mal. L’amour et la connaissance doivent aujourd’hui marcher sur le même chemin.
Les essais effectués par l’humanité en vue d’un monde meilleur n’ont pas réussi et nos démocraties, nos religions, sont à leurs tours vouées à l’échec, pourquoi ? Parce que les éléments qui les composent n’ont pas la beauté intérieure indispensable à leur  éclat. Tant que les éléments qui forment notre démocratie et nos religions  parleront elles resteront lettre morte car une démocratie et une religion sont avant tout un acte juste, vrai, libre et imbibé d’amour. Un politique qui regarde ses statistiques en oubliant qu’elles représentent des êtres vivants quel amour a t-il dans son coeur ? Et un sans domicile fixe qui dort devant une église fermée quel espoir de bonheur le religion lui donne t-elle ?
Ce que l’on vit aujourd’hui apporte quand même un espoir, un vent frais qui à lui seul chasse les nuages les plus noirs : la possibilité qu’a l’être humain de s’unir sous le ciel d’une seule et même idée. Aujourd’hui cette idée c’est l’argent, ce sont encore les croyances, mais tout à l’heure, quand se lèvera le soleil de l’amour la connaissance brillera dans tout l’univers. L’expiration touche à sa fin et l’inspiration apportant avec elle les prémices d’un monde meilleur est déjà dans nous; expirons une dernière fois notre ego et inspirons de tous les recoins de notre être l’amour de la vie.
L’amour est la seule puissance vibratoire qui peut changer radicalement la vision que nous avons de la vie, alors ne perdons plus de temps avec des discours et des palabres autour d’une table car ils ne mènent à rien; dés cette seconde commençons à aimer et à pardonner pour accepter les différences qui existent entre chacun d’entre nous c’est le premier pas ; les autres suivront d’eux mêmes.
Laissez vivre l’amour, il sait où il va et il va vous l’expliquer.
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Par Önajor - Publié dans : livre
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