Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 21:18


         L’amour ferme les portes du connu
         pour ouvrir celles de l'éternité

 

 

 

            Un    amour                    

          qui change  l’histoire

 


      
 naître    -------    aimer et pardonner

 connaître  -----    aphorismes

 vivre   ---------    un amour qui change l’histoire
 
 savoir ---------     la vie a t-elle un sens

 transformer --      que peut faire l’amour

 créer      -------     il veut vous dire    

 

              Ônajor
                                                  

 


      S   o   m   m   a   i   r   e

 

 

Page     6        Introduction

Page     8        Aimer et pardonner

Page    26        Aphorismes

Page    47        Un amour qui change l’histoire

Page    77        La vie a t-elle un sens

Page    96        Que peut faire l’amour

Page   103        Il veut vous dire         

 


Chaque être humain partout sur la planète doit faire de l’amour la priorité des priorités pour que tous ensemble nous offrions au soleil sa première planète d’amour.
Servons nous des outils que nous donne l’amour pour que toute vie sur terre soit un arc en ciel à dix milles couleurs.

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Peut on encore penser croire et dire ce que l’on veut ?

Ne sommes nous pas déjà mort à notre propre transformation c’est à dire à la possibilité d’une évolution cognitive nouvelle apte à nous faire abandonner le passé ?

N’avons nous pas déjà oublié la relation intime de l’être humain avec lui même et avec la vie ?

N’a t-on pas perdu de vu la diversité des chemins en n’en choisissant  qu’un ?

A force d’étudier la même voie n’avons nous pas oublié de lever la tête pour regarder où elle nous menait ?

Il est important aujourd’hui de ne plus croire mais de savoir ce que nous avons à l’intérieur pour l’harmoniser avec toutes les formes vivant à l’extérieur; il est urgent de découvrir l’échelon supérieur de l’évolution et enfin comprendre ce que nous sommes pour l’intégrer à tous les atomes de la vie et à l’amour.
Mais pour savoir ce que l’on veut vivre il faut d’abord comprendre ce que l’on pense et ne pas toujours penser ce que l’on sait.

 


                          Aimer


                           et


                        Pardonner

 

    


     Naître c’est un nouveau ciel qui se lève sur le soleil

 

L’amour est l’évolution qui attend l’être humain pour accéder à la liberté.
Croire que la liberté peut se gagner sans l’amour c’est croire que la lune peut briller sans le soleil; il est vrai qu’on peut toujours le croire comme on peut croire à la liberté sans amour mais ce n’est pas vrai.

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Pardonner et aimer, voilà les seuls actes qui pourront rendre à notre planète son visage originel, sa pureté, sa dignité, son humanité,  sa transparence,  sa jovialité, sa force, son espérance, sa liberté, sa fraternité, son indépendance.
Pardonner et aimer pour que l’être humain ne soit plus une ombre, un pantin, un objet, une chose, et qu’il n’est pas non plus un produit mais un coeur qui aime la vie, ses contrastes et ses transformations.
Pardonner et aimer, non pour sauver ce qui doit être sauvé, ni éviter l’anéantissement, ni par peur, ni pour ôter ou ajouter ou  légiférer, mais pour découvrir dans soi autre chose que soi : afin que la connaissance de notre immortalité dans la vie devienne enfin une certitude et une réalité.
La certitude c’est la planète, la réalité c’est tout ce qui la  compose; la certitude c’est la multiplicité terrestre, la réalité c’est l’unité planétaire; la réalité c’est l’absence d’extérieur et d’intérieur, la certitude c’est d’immerger scientifiquement la vie dans une éprouvette d’amour; sans cette immersion l’univers restera toujours un objet à étudier et à convoiter alors qu’il est une entité qui se donne à chaque être humain pour lui permettre d’aimer en découvrant la dimension immortelle de la vie.
Ne pas aimer tout ce qui vit c’est ne pas connaître notre place dans cette vie et l’ignorer c’est ne pas donner à la vie elle même les moyens nécessaires à son déploiement.
Mais que faut il pardonner ? Que doit on pardonner ?
Il faut tout pardonner, on doit tout pardonner. Pardonner dans la globalité, pardonner dans la totalité,  pardonner sans limites, sans frontières, pardonner sans faiblesses.
Pardonner c’est franchir tous les obstacles en s’élevant au dessus d’eux comme l’amour s’élève au dessus de l’horizon des pensées pour découvrir mais aussi toucher de ses rayons la vérité qu’il éclaire. Cette découverte peut sortir l’être humain de l’ignorance en lui montrant quel est son véritable rôle dans la vie; il saura alors sans aucun doute que sa route dans l’univers passe par le pardon et l’abandon de l’ego mais aussi par le renoncement des désirs et passions qui lui sont liés.
Nous devons pardonner à chaque être humain toutes les erreurs qu’on lui attribue et lui pardonner tout ce qui n’est pas conforme à notre propre vision de la vie, pardonner également quand il n’a pas envie de parler, pardonner s’il parle trop; mais pardonner aussi ceux qui ne pardonnent pas, pardonner ceux qui accusent, ceux qui dénoncent, ceux qui punissent, ceux qui n’aiment pas, ceux qui haïssent, pardonner ceux qui ne sont pas assez intelligent et ceux qui le sont trop, pardonner ceux qui savent et ceux qui ne comprennent pas, ceux qui sourient et ceux qui ne sourient pas, ceux qui sont célèbres et ceux qui ne le sont pas, pardonner la vie et la mort, le printemps et l’hiver, l’été et l’automne, le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, l’amour et la haine, tout ce qui vit et tout ce qui meurt.
Oui, il faut pardonner quand quelqu’un oublie ou n’oublie pas, pardonner quand il fait le contraire de ce qu’il avait dit, pardonner quand il ne dit ce qu’il avait dit qu’il dirait ou qu’il ne fait pas ce qu’il avait dit qu’il ferait, pardonner quand l’être aimé n’est pas à l’heure, pardonner ce qui est juste et pardonner ce qui est injuste, pardonner dans la compréhension et pardonner dans l’incompréhension, pardonner ce qui blesse et ce qui réjouit,   pardonner les pourquoi et les comment, pardonner les où et les quand, pardonner aux amis tout ce que l’on se pardonne et pardonner aux ennemis ce qu’ils ne  pardonnent pas.
Mais surtout ne pas imposer le pardon car il ne s’impose pas; on peut dire de pardonner mais on ne peut l’exiger car le pardon n’est pas un acte intellectuel mais un premier acte vers l’amour et c’est le plus difficile à faire.
Si l’être humain ne se donne pas les moyens de se servir de l’amour c’est qu’il est trop occupé à utiliser son ego. Et tout n’est il pas fait dans la société pour la prédominance de l’ego ? Dés le plus jeune âge on apprend à l’être humain à posséder, avoir,  garder, mais on ne lui apprend pas à donner, partager, échanger gratuitement sans possibilité de retour, sans retour.
Pardonner c’est comprendre d’une manière indiscutable que l’ego n’est qu’une partie et non une totalité, qu’il est un outil nécessaire mais non indispensable et sûrement pas le seul. L’ego ne change pas, il a une attitude cyclique, il est par ici et par là, ensuite par là puis par ici, il monte et il descend, il descend et il monte, il va et vient, il vient et va, passant par ici, repassant par là, allant et revenant; comme les saisons il naît pour mourir et meurt pour renaître. L’être humain doit transformer ce cycle en s’aidant de l’amour et du pardon comme il a transformé la planète en s’aidant du mental. Cette transformation donnera naissance à une graine immortelle qui le propulsera vers une vision de la vie radicalement différente comme le papillon donne un aspect méconnaissable à la chenille qu’il était.
Pardonner c’est un soleil qui illumine la vie dans sa globalité et qui éclaire bien des chemins que l’on croyait hors de portée; mais c’est très difficile car pardonner c’est se transformer c’est à dire mourir un peu plus chaque jour. Pourtant cette transformation ne va pas contre la nature mais avec comme l’ombre va avec le corps dont elle est issu. L’être humain fait partie intégralement de la terre, il est la semence qu’a planté mère nature pour continuer son évolution, ce qui veut dire que l’être humain est le rouage de la vie qui va permettre à la vie elle même de se dépasser.
Il est temps que l’être humain se débarrasse de l’idée qu’il est le centre de la vie comme il s’est écarté de l’idée que la terre était plate; non, la terre n’est pas plate et ce n’est pas le soleil qui tourne autour d’elle mais elle qui gravite autour du soleil; de même ce n’est pas l’amour qui tournoie autour de l’ego mais l’ego qui tourbillonne, qui s’affole autour de l’amour; sans l’amour l’ego n’existerait pas et non l’inverse. Il est temps de retourner notre mental et de regarder l’humanité par le macroscope du pardon et de l’amour.
L’être humain est une étape de la vie planétaire comme l’enfant est une étape de la vie humaine; le changement de l’enfant en adulte est une continuité et non une disparition; la transformation de l’être humain est aussi un prolongement et sa mort physique un clin d’oeil malicieux de la vie pour lui faire comprendre que c’est dans le changement que s’épanouit l’immortalité. En mourant à soi tout en restant vivant quel pouvoir la mort peut elle avoir ?
Bien sûr que l’on doit pardonner mais il ne faut pas confondre pardons et lâcheté, pardon et faiblesse car celui qui pardonne par lâcheté ne pardonne pas, celui qui pardonne par faiblesse ne pardonne pas, celui qui pardonne par peur ne pardonne pas.
Oui c’est beau de pardonner mais cela fait aussi souffrir : si on vous vole cent Euros il est difficile de dire au voleur de les garder et il est plus dur encore de ne rien dire et de pardonner dans le silence de son coeur; il n’est pas facile de pardonner en effaçant son ego et il est presque impossible d’agir sans être celui qui agit mais il faut aller dans ce sens.
Le mot pardon est une chose, l’action de pardonner une autre. Pardonner réellement une fois c’est vibrer à la lumière de l’immortalité et là se trouve le véritable chemin; pardonner c’est un cadeau que l’on offre sans peur, sans lâcheté, sans faiblesse, mais avec amour ; le pardon et l’amour sont une étape et non une fin comme la lumière du soleil touchant notre planète est aussi une étape.
Pardonner comme la mère pardonne à son enfant, pardonner comme le soleil pardonne  à la lumière ce qu’elle voit, pardonner comme la terre pardonne à toutes ses créatures, pardonner car sans pardon la vie ne pourrait être. La terre ne pardonne t-elle  pas au lion qui mange l’antilope ? A l’abeille qui prend le pollen de la fleur ? Au renard qui vole dans le poulailler ? A l’araignée qui piège la mouche dans sa toile ? La terre pardonne à l’être humain  d’extraire ses minéraux, de couper ses forêts, de polluer ses eaux, de laisser mourir ses frères et ses soeurs, de voir ses frères et ses soeurs se prostituer pour d’autres frères et d’autres soeurs, et l’être humain quant à lui ne pourrait et ne saurait pardonner ? Mais pourquoi la terre pardonne t-elle ? Car si la terre ne pardonnait pas ce qui vit ne pourrait vivre, ce qui vit n’existerait pas : l’être humain et la terre ne sont ils pas une seule et même entité ?
L’être humain est la terre elle même. Se croirait il au dessus de mère planète pour ne pas pardonner ? Serait il un dieu qui ne sait pas pardonner alors que tout autour de lui n’est que pardon ? Bien sur que non. Mais l’être humain a peur de pardonner car il voit tout au fond de lui que pardonner c’est mourir ; mais la mort est une délivrance des entraves de la chair pour une liberté sans  corps, sans espace, sans matière; le pardon c’est l’ambroisie de l’homme, une goutte de rosée immortelle que verse la vie sur le coeur de tous les êtres humains; le pardon c’est l’apogée du courage au sommet de l’évolution humaine, il annonce la venue de l’amour et sa progression dans la vie vers d’autres terres en reculant les limites de l’impossible vers les infinis frontières du possible c’est à dire de la liberté; le pardon c’est la liberté matérielle offerte à tous pour un futur d’amour et de  savoir; c’est une goutte d’espoir qui peut faire évoluer la vie d’un seul coup et enfin donner à la planète le bonheur qu’elle mérite; pardonner c’est s’effacer devant la nature en greffant l’amour dans les racines de l’immortalité. Pardonner est le premier acte conscient  effectué sans le moi.
Le pardon doit devenir prioritaire afin de libérer l’ego et ne plus l’attacher aux poteaux de nos croyances possessives; pardonner c’est se battre pour ne plus posséder. Aujourd’hui la possession est le but : possession d’une maison, des amis, de la voiture, des idées; possession de tout et de rien, possession du bien et  du  mal, possession pour que l’on se taise, possession pour que l’on parle ; être possessif et ne pas être possessif, donner et reprendre,  attacher et libérer, possession, possession, possession.
Le pardon peut changer l’aspect actuel de la terre comme les découvertes industrielles ont changé son apparence passé; la différence, si différence il y a, se trouve dans les inventions du passé qui sont palpables et réelles pour notre enveloppe physique alors que le pardon n’a aucun spasme vibratoire qui envahit le corps; il semblerait que l’être humain ne s’intéresse qu’à son corps physique; la subtilité invisible qui l’entoure ne semble concerner personne et pourtant sans cette subtilité le corps ne serait pas : il faut voir dans les rayons du soleil et sa lumière  autre chose que des rayons de soleil et une lumière.
L’ego aurait il peur de la connaissance ? Si non, pourquoi ferme t-il les yeux sur toutes les lumières qui l’éclairent ? Croire que la lumière de l’ego est unique est une erreur car dés que la fenêtre de l’amour sera ouverte grâce au pardon l’ego s’éteindra . N’éteignez vous pas la lumière de la chambre dés que les volets sont    ouverts ?
Pardonner c’est regarder l’autre non avec les yeux mais avec le coeur, c’est écouter l’autre non avec ses oreilles mais avec son coeur, pardonner c’est une poignée de main que l’on donne avec son coeur.
Une question pourtant doit être posée : pourquoi l’amour n’arrive t-il pas à marquer une période de civilisation dans le temps ? Pourquoi aucune civilisation ne s’est jamais réclamée de     l’amour ? L’amour a t-il déjà existé sur notre planète, non pas chez une personne en particulier mais chez tous les êtres en même temps ?
Vu le passé de l’humanité on peut imaginer son futur et s’apercevoir assez facilement que l’être humain ne veut pas prendre l’amour dans ses mains ni se laisser guider par lui; deux choses l’en empêchent : la première c’est que l’être humain croit qu’il va mourir physiquement, mentalement, émotionnellement, spirituellement et que rien ne subsistera de lui, alors il préfère vivre dans son corps l’instant présent;  ce qu’il croit, non ce qu’il sait, le guide vers des chemins qui ne sont pas bons et cette croyance, toujours limitée dans le temps, s’inscrit si bien dans lui qu’il là transforme en savoir éternel étendant ce savoir aux confins de l’univers; mais il oublie que sa science est une  croyance, que son ego est un mirage.
La deuxième chose qui empêche l’être humain de se diriger vers l’amour c’est qu’il ne voit plus la frontière qui sépare l’amour de la passion et il les confonds. Mais l’amour et la passion sont deux choses aussi différentes que la nuit et le jour : la passion est une chaleur qui envahit le corps enflammant tous les sens à la vue de l’être aimé; l’amour, quant à lui, est une lumière qui illumine l’être aimé pour ce qu’il est et non pour ce que nous voulons qu’il  soit. Arrêter de vivre dans la chaleur de la passion et commencer à vivre dans la lumière de l’amour c’est propulser l’être humain vers d’autres horizons.
Dans un feu, la chaleur et la lumière ont une seule et même  origine; la passion et l’amour ont  aussi  une seule et même source mais seule la chaleur de la passion entraîne l’être humain dans des tourbillons qui le consument, tandis que la lumière de l’amour peut l’entraîner vers son immortalité. Battons nous pour rester dans cette lumière et abandonnons la passion en nous tournant vers l’amour c’est à monde, même si l’origine qui lui donne naissance n’existe plus. Alors aimez et soyez une lumière d’amour qui continuera à briller pour l’éternité.
L’amour c’est la liberté, la liberté c’est la transformation du temps dans l’éternité.
Aimer tout ce qui est dans l’être humain, aimer tout ce qui est autour de l’être humain, aimer tout ce qui n’est pas l’être humain. Aimer et ne pas diriger l’amour car tout amour dirigé n’est pas de l’amour : comment l’amour pourrait il être guidé puisque l’amour est la liberté même ?
Aimer sans mettre d’adjectif, aimer intrinsèquement la vie pour qu’enfin naisse autre chose que la vie.
L’amour c’est la réalité invisible de la vie qui n’attend qu’une seule chose : illuminer toutes les vies; l’amour ce n’est plus la femme mais la mère, ce n’est plus l’homme c’est le père, ce n’est plus l’enfant c’est dieu; et voici qu’apparaît le premier rôle des adultes envers les enfants : en faire des dieux de l’amour et non des dieux du désir.
L’amour c’est la vie, tous les actes de la vie effectués sans le je; se sont des actes neufs non reliés au passé pour que chaque être humain puisse engendrer enfin un acte immortel dans l’éternité.
L’amour c’est la disparition du moi pour la vie de l’autre mais aujourd’hui c’est plutôt la vie du moi et la peur de l’autre; cette peur entraîne inéluctablement la mort de l’autre.
L’amour est ce qui contient et fait vivre la vie comme la vie contient et fait vivre le corps car c’est bien la vie qui contient et donne naissance au corps et non l’inverse.
L’amour ne vient pas du corps comme la lumière qui éclaire la terre ne vient pas d’elle même mais de ce qui est en dehors d’elle; l’amour est ailleurs et il est là, le soleil est ailleurs et il est là.
Un des but de la vie est de sublimer la vie elle même et si l’être humain met plus d’importance dans ce qu’il voit, il ne doit pas oublier qu’il se sert de ce qu’il ne voit pas pour comprendre ce qu’il voit. L’unité de la vie se trouve dans l’invisible et cet invisible est là depuis la nuit des temps : il s’appelle amour .
Que l’être humain aime, qu’il aime à chaque seconde, à chaque instant qui lui semble court et à tous les moments qui lui paraissent long, qu’il aime tout ce qu’il voit, qu’il aime tout ce qu’il ne voit pas, qu’il aime ce qu’il comprend et ce qu’il ne comprend pas, qu’il aime tout au dessus de lui, qu’il aime tout en  dessous  de lui, qu’il aime tout dans lui, qu’il aime tout hors de lui,  qu’il aime les yeux clairs et les yeux foncés, qu’il aime toutes les couleurs de peau, qu’il aime la pluie, la sécheresse et les tempêtes, qu’il aime ce qui est loin et ce qui est prêt, le temps qui passe et le temps qui reste, l’instant qui s’enchaîne et l’instant qui file, qu’il aime le plaisir et l’absence de plaisir, qu’il aime, qu’il aime, qu’il aime, qu’il aime.
Qu’il aime le ciel, qu’il aime le soleil, qu’il aime l’autre qui fait du bien, et l’autre qui fait du mal, l’autre qui pleure et l’autre qui rit, le saint et le corrompu, les anges de l’enfer et les anges du paradis, l’ignorance qui l’aveugle et la connaissance qui le transforme. Aimer, aimer, aimer.
Mais l’amour est aujourd’hui si habillé, tellement déguisé qu’il est difficile de le reconnaître quand il apparaît; comment l’être humain peut il donc savoir que l’amour est dans lui ? Que cet amour n’est pas un déguisement porté par le désir ou la passion ? On reconnaît l’amour à l’absence de censure à l’égard de la joie, à l’absence de tristesse dans la séparation, à l’absence de colère et de jalousie, à l’absence de mélancolie dans l’absence de vibration, à l’absence de pensées dans sa dilatation.
L’amour met en harmonie le tumulte intérieur malgré les tumultes extérieurs et inversement .
Que l’être humain aime, qu’il aime la justice pour pardonner l’injustice, qu’il aime la liberté pour pardonner le pouvoir, qu’il aime la vie pour pardonner la mort; qu’il y ait une armée de l’amour, un pouvoir de l’amour et qu’enfin chaque être humain soit amour pour que la planète soit amour, pour que la galaxie soit amour, pour que la vie soit amour dans toutes les directions et hors des directions.
L’amour ne peut être dans un discours ou des paroles car aimer est avant tout un acte. Dans l’amour physique, par exemple, un être humain peut dire à son aimée je t’aime mais s’il ne le démontre pas en l’embrassant, en la prenant dans ses bras, comment pourrait elle réellement le savoir ? Un être humain peut toujours dire à sa compagne je t’aime, mais tant que l’union charnelle  de l’amant et de l’aimée ne s’est pas accomplie dans l’unité physique de deux corps n’en faisant qu’un, ni l’un ni l’autre ne peut réellement le savoir.
Autre chose : comment ceux qui ont un peu de pouvoir peuvent ils dirent qu’ils aiment alors que beaucoup dorment dehors, ne mangent pas à leur faim, n’ont pas de chez soi ? Ces êtres humains disent je t’aime mais ils n’agissent pas dans l’amour; les mots ont pris pour eux plus d’importance que leurs actes, pourtant quand ils ont sommeil prononcent ils uniquement le mot sommeil pour dormir ? Sûrement pas. C’est comme un être humain qui dirait je t’aime à quelqu’un mais qui chaque soir partirait ailleurs chercher le bonheur.
Des êtres humains sont nés qui ont apporté des solutions afin de  pouvoir quitter les chemins de notre barbarie et tous ont insisté sur l’amour, tous ont dit qu’il fallait avant tout aimer. Pourquoi donc ce verbe n’est il jamais conjugué non seulement au présent mais à tous les temps ? Pourquoi cette impossibilité à aimer l’autre plus que soi ? Pourquoi chaque être humain n’agit il pas dans ce sens ? Quelque chose l’empêche t-il d’aimer ? La réponse est non, non, et encore non. Il n’y a rien qui fasse obstacle au fait d’aimer l’autre plus que soi, rien qui nous empêche de tendre la main à l’autre, rien de rien. Faudra t-il encore quelques millions d’années à l’être humain pour que l’amour apparaisse enfin ? Notre civilisation va t-elle échouer comme les précédentes ? Répondons dés à présent à cette question d’une manière positive et pratique en laissant de côté toute spéculation intellectuelle ou notre civilisation échouera .
L’amour coule dans chaque être humain comme un fleuve qui le guide vers l’immortalité.
L’amour est comme une comète qui traverse le ciel en laissant derrière elle une poussière de bonheur qui rentre dans le coeur des humains pour faire de la terre ce qu’elle n’est pas à leurs yeux : une infinie plénitude de paix.
L’amour est un parfum qui imprègne non seulement notre être intérieur mais la chair elle même.
L’amour comme un volcan en éruption qui fertilise les actes en les remplissant de lui même.
L’amour comme un vase ou n’importe qu’elle fleur peut pousser.
L’amour comme une main tendue que l’ego ne serre pas occupé qu’il est à ne penser qu’à lui; pourtant il suffirait de voir la main pour que tout change.
L’amour semble avoir en lui toutes les possibilités et non seulement il semble les avoir mais il les a.
L’amour comme un baiser sur la joue qui enlève la tristesse et apporte la joie pour une seule raison : aimer.
L’amour c’est aller plus loin que le plaisir physique ou la jouissance intellectuelle, l’amour c’est vibrer sans vibration.
L’amour est un pur bonheur qui est là malgré la souffrance, malgré la douleur, malgré la joie.
L’amour avec la connaissance en point de mire mais regardant plus loin que la connaissance.
L’amour avec au fond de soi un autre regard que son propre regard.
L’amour qui fait dire : à quand d’autres couleurs de peau ?
L’amour comme le dépouillement de la peau, le dépouillement de la chair, le dépouillement des os, le dépouillement des pensées, le dépouillement des émotions, le dépouillement du dépouillement.
L’amour n’est pas là où l’être humain voudrait qu’il soit et il est là où l’être humain voudrait qu’il ne soit pas.
L’amour comme un bonheur qui brille avant tout dans les yeux de l’autre.
Les yeux semblent toucher le regard mais ils ne le touchent pas ils sont le regard; ce n’est pas deux choses qui forment l’unité mais l’unité qui forme deux choses, ce n’est pas la multiplicité qui fait apparaître l’unité mais l’unité qui donne naissance à la multiplicité; la multiplicité n’est pas la réalité, la réalité c’est l’unité et quoi de plus belle unité que l’amour ? Les montagnes semblent toucher le ciel mais elles ne le touchent pas, elles sont le ciel.
La vision consciente de la vie par l’être humain est une possibilité mais sûrement pas la seule.
La vie de l’atome est de se voir dans tout ce qui existe et ceci va à l’encontre de la vision qu’a l’être humain de ne jamais voir l’autre.
Quand l’être humain a respiré le bonheur une fois pourquoi ne veut il pas le respirer à nouveau ?
La pensée peut faire croire à l’être humain qu’il y a division dans l’amour comme il y a division dans les races mais c’est le propre de la pensée de diviser, de fragmenter, et ceci est complètement faux pour l’amour car si l’être humain vivait dans l’amour c’est dans la connaissance de la pensée qu’il verrait l’unité; pour cela l’être humain doit déplacer son axe de perception et l’incliner légèrement pour que son je ne lui cache plus la réalité. Le poisson peut il analyser le liquide dans lequel il vit ? Non. La pensée non plus.
Qui tue l’amour ? L’être humain. Qui tue l’être humain ? Un autre être humain.
L’amour est la nouvelle voie qui peut mettre l’être humain au dessus de la société qu’il a crée c’est à dire au dessus de lui même.
L’être humain a oublié qu’il a des ailes accrochées sur son coeur que l’amour peut déployer à tout moment.
La terre en tournant sur elle même et autour du soleil donne naissance au jour et à la nuit mais pour le soleil la nuit n’existe pas; l’ego en tournant sur lui même et autour de l’amour donne naissance au bien et aussi au mal mais pour l’amour le mal n’existe pas.
L’amour est la solution pour qu’un être humain ne tue jamais plus un autre être humain; l’amour est la solution pour finalement arrêter de nous enfoncer dans notre disparition; peut on  réellement trouver une solution autre que l’amour ? Si oui, que chaque être humain ne perde pas son temps à aimer, si non qu’il commence.
L’amour est la seule voie qui permet à l’être humain de prolonger son futur c’est à dire d’être autre chose qu’un être humain.
L’amour est la seule trajectoire qui peut transformer la violence et la garer dans la préhistoire de l’ humanité car la violence n’est et ne sera jamais un mal nécessaire. 

Non, la violence n’est pas un mal nécessaire et arrêtons de classifier tel ou tel de nos actes dans le compartiment bien ou dans le compartiment mal; notre vie se réduirait elle à ces deux casiers et devons nous à tout prix choisir de mettre la violence dans le casier mal ou dans le casier bien ? N’y aurait il pas d’autres casiers ? Ne faut il pas être occidental pour diviser ce qui se passe dans nos vies en bien ou en mal ? Arrêtons de poursuivre le passé par des réflexions appartenant au passé ; apportons des réflexions et des idées au débat d’aujourd’hui qui nous dit d’englober ce que nous pensons être bien et mal dans l’amour.
La violence est elle un mal nécessaire ? La démocratie est elle un mal nécessaire ? Tout ce qui aujourd’hui n’est pas utile n’est il pas une violence ? La richesse et la pauvreté ne sont plus indispensables : ne sont ils donc pas une violence ?
Aucun acte de violence n’existe par lui même, n’existant pas par lui même il est dépendant, et s’il est dépendant il ne peut exister intrinsèquement.
De toute façon aucun acte de violence n’a jamais apporté avec lui les fruits d’un monde meilleur; la violence n’est donc pas nécessaire.
La violence est un mal nécessaire pour l’expiation de nos pêchés peut penser le chrétien et il se fait violence; elle est un mal nécessaire pour arrêter la roue de karma peut se dire l’asiatique et il courbe le dos en acceptant la violence; affirmer que la violence est un mal nécessaire c’est trouver dans soi les raisons de son existence et les consolider par des actes quotidiens liés à elle.
Depuis que le prophète a dit de tendre l’autre joue quel besoin est il de violence ? Nous vivons aujourd’hui comme il y a deux milles ans : dans des pays qui ont inscrit la violence sur leur drapeaux alors qu’il y a bien longtemps que nous aurions du nous débarrasser des drapeaux.
La violence c’est l’absence de courage dans l’action : en se cachant derrière les lois on oublie l’être humain qui est toujours avant elles; chaque être humain, chaque coeur qui bat est plus important que toutes les lois crées par l’être humain lui même.
Les lois qui régissent l’enfant dans le ventre de sa mère sont différentes des lois du bébé qui vient de naître : les lois doivent disparaître pour laisser leur place à l’amour, voilà le défi qui attend chacun d’entre nous si nous voulons que le troisième millénaire engendre le quatrième.
Par manque de courage les hommes politiques ne se moquent-ils pas des électeurs qui les ont amenés au pouvoir en ne faisant jamais ce qu’ils avaient dit qu’ils  feraient ? La violence qui en découle n’est pas nécessaire mais qui doit on blâmer puisque le premier acte de violence ne vient pas de celui qui lance la pierre ?
La violence c’est de dire aujourd’hui je t’aime et ne plus le démontrer le lendemain.
La violence c’est d’avoir peur des changements, des transformations, des différences et c’est pourtant dans eux que se trouve la liberté; en fin de compte l’être humain aurait il peur d’être libre ?
Nous vivons chaque jour dans la routine perpétuelle de nos désirs mesquins et nous avons peur de leur échapper; cette peur nous empêche d’être libre; il est temps de changer de voie et  de quitter ses propres dictatures; réveille toi Gandhi ils sont entrain d’enchaîner nos pensées aux rudes prisons de nos désirs.
Nous vivons aujourd’hui dans une société où les drogues de toutes sortes, tolérées ou pas, font parti de notre quotidien; n’est ce pas la preuve d’une souffrance ? Apprenons dés à présent à écouter non pas notre faim mais notre absence de fin et dans les pages égoïstes de notre conscience ne disons plus que la violence est un mal nécessaire afin de tranquilliser nos mémoires des atrocités commises ou a commettre.
La violence c’est la capacité effrayante qu’a l’être humain à vouloir toujours plus et son incapacité à ne pas vouloir; apprenons donc à ne plus vouloir les politiques, apprenons à ne plus vouloir les religieux, apprenons à ne plus vouloir ce qui un jour a engendré de la violence; et comme tout peut être une cause de violence débarrassons nous de tout sauf de l’amour.
L’être humain met au firmament de sa justice la vengeance et il l’applique sur celui qui empiète sur son domaine qu’il soit physique ou mental; plus son domaine est vaste plus il le comble de désirs et plus il le remplit de désirs plus son domaine  est  immense; la violence n’est pas autre chose que l’ego et l’ego n’est pas autre chose que les désirs.
La violence n’est pas nécessaire pourtant elle est partout : dans les constructions, dans les inventions, dans la politique, dans la religion, dans l’argent; alors arrière violence, on a tout fait avec toi et il nous faut maintenant réaliser ce que tu ne peux vivre : l’amour.
Le chemin parcouru par les terriens arrive à sa fin car toutes les civilisations sont arrivées à la connaissance d’elles mêmes et des autres; il nous reste maintenant à découvrir la civilisation de tous les êtres humains pour donner à chacun d’eux la liberté nécessaire à son épanouissement; n’attendons plus, laissons dés à présent les choses du passé et apprenons à abandonner une fois pour toute ce qui n’est pas bon à l’individu : dés l’invention du canon et après avoir testé ses possibilités destructrices nous aurions du arrêter sa fabrication plutôt que d’améliorer sa  capacité à tuer toujours plus de gens.
Aujourd’hui l’être humain est confronté à des choix pour sa propre survie mais il ne doit pas réfléchir ou philosopher à leurs sujets car nous n’avons plus le temps de jouer à ce jeu : nous devons agir rapidement par des actes d’amour.
Arrêtons de donner à nos enfants le biberon de la mort; les premières années du troisième millénaire doivent être celui des choix humains et l’ambulance ne doit tenir compte ni de la circulation ni des feux rouges : priorité à la planète terre et que l’être humain quitte ses habits pour enfin marcher nu dans les neiges éternelles de sa sagesse.
Il est maintenant temps que le scientifique et le religieux s’unissent, se réunissent, se symbiotisent; il est temps que le religieux dépasse ses croyances pour enfin arriver à la connaissance; il est temps que le scientifique sache qu’il ne peut plus avancer sans savoir dans quel but il avance; le religieux doit mettre ses croyances au placard car elles ont apportées autant de bien que de mal et le scientifique doit ranger ses découvertes car elles ont provoquées autant de bien que de mal. L’amour et la connaissance doivent aujourd’hui marcher sur le même chemin.
Les essais effectués par l’humanité en vue d’un monde meilleur n’ont pas réussi et nos démocraties, nos religions, sont à leurs tours vouées à l’échec, pourquoi ? Parce que les éléments qui les composent n’ont pas la beauté intérieure indispensable à leur  éclat. Tant que les éléments qui forment notre démocratie et nos religions  parleront elles resteront lettre morte car une démocratie et une religion sont avant tout un acte juste, vrai, libre et imbibé d’amour. Un politique qui regarde ses statistiques en oubliant qu’elles représentent des êtres vivants quel amour a t-il dans son coeur ? Et un sans domicile fixe qui dort devant une église fermée quel espoir de bonheur le religion lui donne t-elle ?
Ce que l’on vit aujourd’hui apporte quand même un espoir, un vent frais qui à lui seul chasse les nuages les plus noirs : la possibilité qu’a l’être humain de s’unir sous le ciel d’une seule et même idée. Aujourd’hui cette idée c’est l’argent, ce sont encore les croyances, mais tout à l’heure, quand se lèvera le soleil de l’amour la connaissance brillera dans tout l’univers. L’expiration touche à sa fin et l’inspiration apportant avec elle les prémices d’un monde meilleur est déjà dans nous; expirons une dernière fois notre ego et inspirons de tous les recoins de notre être l’amour de la vie.
L’amour est la seule puissance vibratoire qui peut changer radicalement la vision que nous avons de la vie, alors ne perdons plus de temps avec des discours et des palabres autour d’une table car ils ne mènent à rien; dés cette seconde commençons à aimer et à pardonner pour accepter les différences qui existent entre chacun d’entre nous c’est le premier pas ; les autres suivront d’eux mêmes.
Laissez vivre l’amour, il sait où il va et il va vous l’expliquer.
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Par Önajor - Publié dans : livre
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